FRANCE: Pour ceux qui s’inquiètent de l’avenir de Bidule le Viré

Et si Rtl-Tvi organisait quand même une petite collecte télévisée pour assurer sa survie ???
RoRo

From: Xarlo
Sent: Tuesday, May 15, 2012 10:36 AM

Subject: Pour ceux qui s’inquiètent de l’avenir de Bidule le Viré

ça ira mieux pour lui que pour le contribuable qui va continuer à l’engraisser…

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Ce que l’Etat va verser à Nicolas Sarkozy pour sa retraite

20 minutes le 08/05/2012

Indemnités, avantages divers, le site de Challenges.fr a détaillé ce qui attend le chef de l’Etat quand il se sera retiré…

6.000 euros de retraite, des voyages gratuits, un appartement… Comme tous les anciens présidents, Nicolas Sarkozy va bénéficier d’avantages dus à son ancienne fonction. «D’abord, il percevra une indemnité de 6.000 euros brut, accordée à tous les “ex”, quelle que soit la durée de leur séjour à l’Elysée. Ensuite, il pourra siéger au Conseil constitutionnel, en tant qu’ancien Président et percevoir, à ce titre, une indemnité de 11.500 euros net par mois», explique le site challenges.fr. Pour le moment, Nicolas Sarkozy n’a pas précisé s’il comptait siéger dans cette institution mais il pourrait redevenir avocat.
Les résultats commune par commune
1,5 million d’euros pour l’Etat
A ces avantages, Sarkozy bénéficiera d’avantages en nature. Un appartement de fonction, deux fonctionnaires de la police nationale pour assurer leur protection rapprochée, une voiture de fonction avec deux chauffeurs, sept collaborateurs. L’ancien président pourra également voyager gratuitement, grâce à deux cartes de circulation illimitées, l’une sur Air France, en classe affaires, l’autre à la SNCF première classe.
«Pour l’Etat, la facture de ces nombreux avantages est salée: La charge financière -que personne ne connaît compte tenu de la dispersion des financements- peut être estimée à 1,5 million par an et par ancien président, souligne le député René Dosière dans son livre “L’argent de l’Etat” (Seuil)», détaille Challenges.fr.
M. Go.

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FRANCE: Liste et chiffres à actualiser (en augmentation, bien év idemment)

BELGIQUE: Sous le gouvernement Di Rupo 1er, certains chômeurs âgés sont maintenant tenus (Kontrolle !) de se procurer auprès de leur Commune un certificat de résidence, à joindre obligatoirement à leur prochaine carte de pointage. N’est pas riche qui veut et il y a au sein de l’ Eurodictature capitaliste diverses catégories de chômeurs. …
La traque, cela peut rapporter gros pour combattre la fraude sociale (la fiscale n’ en parlons pas!) et remplir les caisses de la rigueur …
Le cas français n’ est bien sûr pas isolé …
RoRo

From: Xarlo
Sent: Wednesday, May 16, 2012 9:50 AM

Subject: FRANCE: Liste et chiffres à actualiser (en augmentation, bien évidemment)

Il paraît que le nouveau président cherche des sous… si vous avez son adresse mail… Il peut y aller franco, ça m’étonnerait qu’ils aient voté pour lui! mais oui, mais oui, ils gardent le droit de vote, ces grands Français!
Il en manque un tas…
Je viens de recevoir ceci:

“J’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouvé ton nom !!
De plus, certains essaient de nous donner des leçons de patriotisme ….
Ils n’oublient surtout pas de profiter des avantages comme les soins en particulier auprès de professeurs que vous ne pouvez vous payer.”

Liste des français riches qui vivent en Suisse

La liste des 44 familles françaises les plus riches exilées en Suisse (avec estimation de leur fortune en euros, selon le mensuel suisse Bilan)
Famille Wertheimer (Chanel) : de 3,2 à 4 milliards
Famille Castel (vins et spiritueux) : de 3,2 à 4 milliards
Famille Primat (Schlumberger) : de 1,6 à 2,5 milliards
Benjamin de Rothschild (Groupe Rothschild) : de 1,6 à 2,5 milliards.
Famille Peugeot (PSA) : de 1,2 à 1,6 milliard
Famille Lescure (Seb, Tefal, Rowenta, Krups, Moulinex, Calor) : de 1,2 à 1,6 milliard
Famille Bich (Bic) : de 1,2 à 1,6 milliard
Famille Mimran (Compagnie sucrière sénégalaise) : de1,2 à 1,6 milliard
Héritiers Louis-Dreyfus (Groupe Louis-Dreyfus, OM) : de 815 millions à 1,2 milliard
Claude Berda (fondateur d’AB Prod) : de 815 millions à 1,2 milliard
Paul-Georges Despature (Damart) : de 815 millions à 1,2 milliard
Famille Murray : de 815 millions à 1,2 milliard
Nicolas Puech (Hermès) : de 815 millions à 1,2 milliard
Familles Defforey et Fournier (Carrefour) : de 650 à 730 millions
Famille Zorbibe (Lancel) : de 400 à 490 millions
Roger Zannier (Z, Kenzo, Kookaï, Oxbow, Chipie) : de 400 à 490 millions
Famille Lejeune (Seita) : de 325 à 400 millions
Philippe Jabre (Jabre Capital Partners) : de 325 à 400 millions
Famille Harari : de 325 à 400 millions
Famille Taittinger (champagne) : de 325 à 400 millions
Alexandra Pereyre de Nonancourt (champagne Laurent-Perrier) : de 245 à 325 millions
Denis Dumont (Grand Frais) : de 245 à 325 millions
Michel Lacoste (Lacoste) : de 245 à 325 millions
Georges Cohen (Groupe Sogeti) : de 245 à 325 millions
Nicole Bru-Magniez (laboratoires UPSA) : de 165 à 245 millions
Michel Reybier (Cochonou, Aoste, Justin Bridou) : de 165 à 245 millions
Alain Duménil (Acanthe Développement) : de 165 à 245 millions
Serge Kampf (Capgemini) : de 165 à 245 millions
Bruno Moineville (Réseaux câblés de France) : de 165 à 245 millions
Antoine Zacharias (Vinci) : de 165 à 245 millions
Hugues de Montfalcon de Flaxieu (Maxiris) : de 165 à 245 millions
Christian Picart (Buffalo Grill) : de 165 à 245 millions
Jean Pigozzi (Simca) : de 165 à 245 millions
Michèle Bleustein-Blanchet (Publicis) : de 165 à 245 millions
Thierry Roussel (?) : de 165 à 245 millions
Daniel Hechter (Hechter) : de 80 à 165 millions
Philippe Hersant (groupe Hersant Média) : de 80 à 165 millions
Paul Dubrule (Accor) : de 80 à 165 millions
Jean Louis David (Coiffure) : de 80 à 165 millions
Maurice et David Giraud (Pierre & Vacances) : de 80 à 165 millions
Eric Guerlain (Christian Dior) : de 80 à 165 millions
Famille Ducros (Ducros) : de 80 à 165 millions
Jérôme DeWitt (horlogerie) : de 80 à 165 millions
Dominique Frémont (Mauboussin) : de 80 à 165 millions

Petite liste (non exaustive) des “français” éxilés fiscaux…
Suite à l’affaire Laroque, j’ai recherché à savoir qui refuse de payer ses impôts en France et par delà , qui devrait être déchu de sa nationalité Française (selon moi).

Sportifs
Jean Alesi, réside en Suisse
Marion Bartoli, réside en Suisse
Julien Benneteau, réside en Suisse
Arnaud Boetsch, réside en Suisse
Arnaud Clement, réside en Suisse
Nicolas Escudé, réside en Suisse
Guy Forget, réside en Suisse
Richard Gasquet, réside en Suisse
Jean-Claude Killy, réside en Suisse
Henri Leconte, réside en Suisse
Sébastien Loeb, réside en Suisse
Paul-Henri Mathieu, réside en Suisse
Gaël Monfils, réside en Suisse
Christophe Moreau, réside en Suisse
Amélie Mauresmo, réside à Genêve en Suisse
Stéphane Peterhansel, réside en Suisse
Cédric Pioline, réside en Suisse
Alain Prost, réside en Suisse
Fabrice Santoro, réside en Suisse
Florent Serra, réside en Suisse
Gilles Simon, réside en Suisse
Jo-Wilfried Tsonga, réside en Suisse
Vincent Rives, réside en Irlande
Jean-Philippe Gatien , réside au Delaware aux Etats Unis

Artistes : Chanteurs
Charles Aznavour, réside en Suisse
David Hallyday, réside en Suisse
Johnny Hallyday, réside à Gstaad en Suisse
Patricia Kaas, réside en Suisse
Florent Pagny, réside en Patagonie (Argentine)
Michel Polnareff, réside aux Etats-Unis
Marie Laforêt, résidente et citoyenne suisse

Acteurs
Daniel Auteuil, réside en Belgique
Emmanuelle Béart réside en Belgique
Laetitia Casta, réside au Royaume-Uni
José Garcia, réside en Belgique
David Habibi, réside au Canada
Alain Delon, résident et citoyen Suisse

Auteurs
Christian Jacq, réside en Suisse
Marc Levy, réside au Royaume-Uni
Michel Houellebecq, réside en Espagne (en Irlande auparavant)

Patrons & actionnaires
Jacques Badin (Carrefour) réside à Bruxelles en Belgique
Thomas Bata (marque de chaussures Bata) réside en Suisse
Des membres de la famille Baud (dont Jean Baud), (marques Franprix et Leader Price, entre 2 à 3 milliards de CHF), résident en Suisse
Lotfi Belhassine, ancien président d’Air Liberté, entrepreneur réside en Belgique. Il déclare avoir fui la France car l’ISF représentait 93% de ses revenus
Claude Berda, AB Groupe, réside à Cologny en Suisse
Des membres de la famille Bich (Groupe Bic) résident en Suisse
Michêle Bleustein Blanchet, une des héritiêres de Publicis, réside à Cologny en Suisse
Corinne Bouygues, réside à Genêve en Suisse
Pierre Castel, PDG du groupe Castel Frêres propriétaire des eaux Cristalline, Vichy Célestins et Saint-Yorre, réside prês du Lac Léman en Suisse
Des membres de la famille Mulliez (propriétaire de Auchan, Décathlon, Mondial Moquette, Norauto et Kiabi), résident en Belgique
Georges Cohen, informatique et armement, réside en Suisse
Bernard Darty, fondateur de Darty, réside en Belgique
Jean-Louis David, fondateur des salons de coiffure éponyme, réside en Suisse
Des membres de la famille Defforey, à l’origine de la société Carrefour, résident en Belgique
Des membres de la famille Despature (dont Paul-Georges Despature), propriétaire des marques Damart et Somfy, résident en Suisse et en Belgique.
Paul Dubrulle, co-créateur du Groupe Accor et ancien sénateur-maire de Fontainebleau, réside à Cologny en Suisse
Des membres de la famille Ducros résident à Cologny en Suisse
Pierre-François Grimaldi (iBazar), réside en Belgique
Eric Guerlain réside en Grande-Bretagne
Daniel Hechter, créateur réside en Suisse
Philippe Hersant, groupe Hersant réside en Belgique
Philippe Jaffré, ancien président d’Elf
Robert Louis-Dreyfus réside à Zurich en Suisse.
Des membres de la famille Mimram (dontJean-Claude Mimram), résident à Gstaad en Suisse.
Des membres de la famille Nonancourt, propriétaire des champagnes Laurent-Perrier, résident en Suisse.
Denis Payre, fondateur de Business Objects, réside en Belgique ou il a démarré une nouvelle société, Kiala, qui a embauché 100 personnes
Des membres de la famille Peugeot (entre 5 et 6 milliards de CHF), résident en Suisse.
Jean Pigozzi, héritier des voitures Simca, réside en Suisse.
Michel Reybier, ancien PDG de Justin Bridou, réside en Suisse
Jacques Tajan, ancien premier commissaire-priseur de France, réside en Belgique
Des membres de la famille Wertheimer, héritiers de Chanel, résident à Cologny en Suisse
Antoine Zacharias, ancien PDG de Vinci, réside à Genêve en Suisse
Roger Zannier, à la tête de Kookaï ou Absorba, réside à Cologny en Suisse
Alain Ducasse, cuisinier, a troqué sa nationalité française pour rejoindre Monaco

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Fr+Eng – India – Manifs anti-OTAN / Anti-NATO Demonstrations – text+photos

From: ARTUSO ANTONIO
Sent: Wednesday, May 23, 2012 2:42 PM

Subject: Fr+Eng – India – Manifs anti-OTAN / Anti-NATO Demonstrations – text+photos

FRANÇAIS + ENGLISH
textes + photos

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L’OTAN magnifie son déclin

L’OTAN est une alliance de fauteurs de guerre, sous les ordres de Washington, d’ agressions impérialistes et de pillages colonialistes. Elle a englouti depuis sa création des centaines de milliards de dollars, à l’origine pour combattre le Communisme, s’opposer à l’Urss et aux pays socialistes.
Il faut en finir au plus tôt avec cette saloperie, cette machine à tuer et à fabriquer des armements, à appauvrir et à dominer les peuples !
RoRo

From: Thierry Meyssan
Sent: Wednesday, May 23, 2012 2:45 PM
Subject: L’OTAN magnifie son déclin

Le 25e sommet de l’OTAN n’est pas parvenu à répondre à la question lancinante qui hante l’Organisation depuis l’effondrement de l’URSS : en quoi peut-elle être utile à ses membres, hormis au Royaume-Uni et aux USA ? Toute question sur le massacre de 160 000 Libyens ou sur l’annulation de l’attaque de la Syrie étant écartée, les chefs d’États et de gouvernement ont simplement été sommés de financer le complexe militaro-industriel US. Le sommet de l’OTAN à Chicago (20-21 mai 2012) ne rassemblait pas seulement (…) – 01. Focus / OTAN, Damas (Syrie)

Le sommet de Chicago

L’OTAN magnifie son déclin

par Thierry Meyssan

Le 25e sommet de l’OTAN n’est pas parvenu à répondre à la question lancinante qui hante l’Organisation depuis l’effondrement de l’URSS : en quoi peut-elle être utile à ses membres, hormis au Royaume-Uni et aux USA ? Toute question sur le massacre de 160 000 Libyens ou sur l’annulation de l’attaque de la Syrie étant écartée, les chefs d’États et de gouvernement ont simplement été sommés de financer le complexe militaro-industriel US.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 22 mai 2012

Le président Barack Obama reçoit ses invités à l’ouverture du sommet (ici en conversation avec la Haute représentante de l’Union européenne, la baronne Ashton).

Le sommet de l’OTAN à Chicago (20-21 mai 2012) ne rassemblait pas seulement les chefs d’État ou de gouvernement des 28 États membres, mais aussi les délégations de 32 autres pays. À ce titre, il manifestait les ambitions désormais globales de l’Organisation.

Officiellement il devait répondre à trois questions principales :
- Comment contrôler l’Asie centrale ?
- Comment être plus efficace avec des budgets restreints par la crise financière ?
- Comment déployer un système offensif de missiles contre la Russie et la Chine ?

Le choix de Chicago pour recevoir le sommet s’explique bien sûr parce que c’est la ville dont est issu le président Barack Obama, et parce qu’elle est aujourd’hui administrée par le faucon Rahm Emanuel, officier de l’armée israélienne.

Un Comité hôte a été composé par le Groupe de Bilderberg [1] autour de la présidente du NDI/NED [2] Madeleine Albright et de John H. Bryan, administrateur principal de la banque Goldman Sachs.

À l’extérieur de la salle de conférence, il ne manquait pas de groupes militants pour manifester contre l’Alliance [3]. Cette turbulence a posé des problèmes de maintien de l’ordre à la municipalité, et a terni l’image du sommet. Cependant, l’OTAN a utilisé la gêne occasionnée pour occuper la presse : tandis que les journalistes se focalisaient sur les excès de la police à l’extérieur de la salle de conférence [4], les chefs d’État et de gouvernement pouvaient discuter en secret de leurs arrangements.

Contrôler l’Asie centrale

L’intervention alliée en Afghanistan avait été planifiée par les Anglo-Saxons avant les attentats du 11 septembre 2011, bien que ces attentats aient servi à la justifier de manière à y impliquer les alliés [5]. Elle répondait aux intérêts d’une coalition particulière : prendre en tenaille l’Iran (une fois l’Irak envahi) ; s’immiscer dans la zone d’influence russe des ex-États musulmans soviétiques ; ouvrir un couloir de communication pour exploiter le pétrole de la région Caspienne ; contrôler le marché mondial des drogues dérivées du pavot ; faire main basse sur des réserves de minerais précieux.

Dix ans plus tard, l’attaque de l’Iran est repoussée aux calendes grecques tandis que les relations des États-Unis avec la Russie et la Chine ne cessent de se tendre. Juste avant le sommet, Washington a conclu en urgence un Pacte stratégique avec Kaboul. Le retrait des troupes combattantes ne doit pas faire illusion : le Pentagone restera longtemps sur place. Paradoxalement, les Occidentaux ont besoin de troupes en Afghanistan pour menacer les intérêts russes en Asie centrale, mais ils ont besoin de passer par le territoire russe pour approvisionner leurs troupes en Afghanistan.

Au fil des ans, Moscou a donc créé un pacte militaire avec ses anciens partenaires soviétiques, l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC). L’Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan en font partie (mais pas l’Azerbaïdjan). Puis, Moscou et Pékin ont fondé l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Son objectif initial était uniquement de prévenir l’ingérence anglo-saxonne en Asie centrale, mais elle tend à devenir un Pacte militaire. L’OCS inclut —à titre d’observateurs ou de partenaires— la Mongolie et les États du sous-continent indien (mais toujours pas l’Azerbaïdjan).

La question principale du sommet de Chicago n’était donc pas de savoir si les troupes alliées sont nécessaires à la stabilisation de l’Afghanistan ou si leur mission est terminée [6], mais quels Alliés sont prêts à piétiner durablement les plates-bandes russes (et accessoirement chinoises) ? Dès lors, la décision du président François Hollande de retirer au plus vite les troupes françaises doit être comprise pour ce qu’elle est : non pas simplement mettre fin à une aberrante expédition coloniale, mais surtout refuser de participer à la stratégie impériale anglo-saxonne contre la Russie et la Chine en Asie centrale.

Face au complot anglo-saxon, Moscou a mis en scène sa réponse à travers l’agenda de son président.
7 mai : investiture du président Vladimir Poutine
8 mai : nomination de Dmitry Medvedev comme Premier ministre
9 mai : célébration de la victoire contre l’Allemagne nazie
10 mai : visite du complexe militaro industriel russe
11 mai : réception du président abkhaze
12 mai : réception du président sud-ossète
14-15 mai : rencontre informelle avec les chefs d’États de l’OTSC.
On ne peut être plus clair. Le nouveau mandat de Vladimir Poutine sera consacré à se donner les moyens de protéger les marches de la Russie et de la défendre avec ses alliés.

Dans un souci d’apaisement, l’OTAN a invité au sommet de Chicago les présidents des États membres de l’OTSC, qui ont tous fait le déplacement, sauf Vladimir Poutine.

Quoi qu’il en soit, le sommet a confirmé que l’OTAN resterait en Afghanistan, non plus en tant que puissance occupante, mais comme soutien à la fantomatique armée afghane [7].

Réduire les dépenses

Alors que le Pentagone lui-même était appelé à modérer ses dépenses, le précédent secrétaire à la Défense, Robert Gates, avait demandé aux alliés de faire un effort significatif et d’augmenter leur budget militaire pour compenser la baisse de celui des États-Unis [8]. Cependant le Pentagone a dû déchanter, les alliés ayant été à leur tour touchés par la crise financière états-unienne. Par conséquent, la réflexion s’est tournée vers les possibilités de dépenser moins (ce que les communicants appellent la « défense intelligente », étant entendu que jusqu’à présent on jetait stupidement l’argent par les fenêtres) [9].

En matière d’armement, dépenser moins, c’est acheter des armes fabriquées en très grande série. Concrètement, cela signifie que les Alliés doivent renoncer à fabriquer leurs propres armes et doivent au contraire les acheter au plus gros fabriquant, c’est-à-dire aux USA. Le problème, c’est que cela signifie pour les alliés une perte de souveraineté, des pertes d’emplois, et l’obligation de continuer à soutenir le dollar, donc d’éponger le déficit US. En résumé, pour être défendus, les alliés doivent sacrifier leur industrie de Défense —s’ils en ont encore une— et offrir leurs devises au Grand frère états-unien.

Le président Obama attendait ses invités avec son catalogue. Cette année, il y avait des promotions sur les drones. Le sommet a approuvé le programme d’acquisition de moyens de surveillance aérienne qui était en discussion depuis une décennie [10]. L’idée de mixer des drones et des avions gros porteurs fabriqués par des consortiums euro-US a été abandonnée au profit du seul achat de drones US. C’est une catastrophe annoncée depuis longtemps pour EADS (Allemagne), Thales (France), Indra (Espagne), Galileo Avionica (Italie), Dutch Space (Pays-Bas), General Dynamics (Canada). Mais c’est au moins 3 milliards d’euros de commandes pour Northrop Grumman et Raytheon (USA), qui sortent grands vainqueurs du sommet. La facture sera répartie entre 13 Etats membres. La France et le Royaume-Uni ont réussi a se retirer de ce guêpier et contribueront au programme avec leur propre matériel.

En outre, le Pentagone a imposé des modifications des règles de fonctionnement interne de l’Alliance de manière à se garantir la possibilité d’utiliser l’OTAN à la carte. A l’origine, l’Organisation était censée se mobiliser dans son ensemble lorsque un de ses membres était attaqué. Aujourd’hui, Washington fixe ses objectifs coloniaux et compose une coalition ad hoc. Par exemple, on a formé une alliance autour de la France et du Royaume-Uni pour détruire la Libye. Les Allemands n’y ont pas participé. Or, ils gèrent la flotte des avions de surveillance AWACS. Il s’en est suivi un moment de désorganisation avant que la coalition puisse utiliser ce matériel. Par conséquent, le Pentagone exige d’avoir un droit de réquisition des matériels de leurs alliés lorsque ceux-ci refusent de participer à une coalition. De ce point de vue, la « défense intelligente » équivaut à prendre ses alliés pour des imbéciles.

Menacer la Russie et la Chine

Pour mettre fin à la dissuasion nucléaire russe et chinoise, les États-Unis ont imaginé de se protéger des missiles ennemis pour pouvoir tirer les leurs sans crainte de représailles. C’est le principe du « bouclier antimissile ». Cependant, il n’existe pas à l’heure actuelle d’intercepteurs capables de détruire en vol les missiles balistiques ultra-sophistiqués russes et chinois. Dès lors, sous l’étiquette fallacieuse de « bouclier antimissile », le Pentagone entend déployer un ensemble de radars capable de surveiller l’espace aérien global et installer le plus près possible de la Russie et de la Chine des missiles les menaçant.

Le secrétariat à la Défense US a d’ores et déjà négocié avec un grand nombre de pays des accords pour installer ces matériels. Il encourage des pactes militaires entre les États qui l’accueillent. Par exemple, il a invité la Jordanie et le Maroc à rejoindre le Conseil de coopération du Golfe et à le transformer en une sorte de nouveau Pacte de Bagdad [11]. En sus, il développe un discours lénifiant pour masquer ses intentions. S’adressant à des ignorants qui n’ont jamais observé une mappemonde, il explique sans rire que les installations développées en Europe centrale ne menacent pas la Russie, mais visent à intercepter des missiles iraniens tirés vers les USA en prenant le chemin des écoliers.

Le sommet de Chicago a entériné le transfert de compétence pour le « bouclier antimissile » du Pentagone à l’OTAN [12]. Là encore, la question n’était pas de savoir comment se protéger d’une imaginaire attaque nucléaire suicide iranienne ou nord-coréenne, mais si l’on veut ou non participer à un projet tourné contre la Russie et la Chine. Prudemment, les États-Unis ont évité la question qui fâche, quitte à ce que certains participants déplorent que l’on ne sache plus à quoi servira l’Alliance dans les prochaines années.

Ne pas rendre compte

Le sommet de Chicago était important par les sujets qu’il a abordés. Il l’était tout autant par ceux qu’il a esquivés : la destruction de la Libye et la dérobade face à la Syrie. Dans toute organisation, les dirigeants sont tenus de présenter un rapport annuel de leurs activités. Pas à l’OTAN. Tant mieux pour eux car leur bilan n’est pas flatteur.

Depuis le dernier sommet, l’Alliance a gagné une guerre contre un ennemi qui ne lui a pas livré bataille. Persuadé jusqu’au dernier moment de pouvoir négocier, Mouammar el-Kadhafi avait interdit à son armée de riposter contre les aéronefs et les navires de l’Alliance. La guerre, la vraie, s’est limitée à la prise de Tripoli. Chacun savait que la population était armée et qu’entrer dans la ville se ferait au prix d’un bain de sang. Certains que des alliés s’y opposeraient, l’amiral James Stavridis, Suprême commandeur de l’OTAN, n’a donc pas porté le sujet devant le Conseil atlantique. Il a organisé une réunion secrète à Naples où seuls les États les plus déterminés ont été conviés. Selon nos informations, la France y était représentée par Alain Juppé [13]. C’est donc à l’insu de certains alliés que la décision a été prise. En définitive, l’OTAN a conquis Tripoli en une semaine, le commandant militaire de la capitale, le général Albarrani Shkal, ayant démobilisé ses hommes et offert la ville à l’envahisseur pour quelques millions de dollars. Les drones et les hélicoptères de combat ont facilement massacré les dizaines de milliers d’habitants, qui pensaient pouvoir défendre leur patrie armés de kalachnikovs. L’OTAN qui était prétendument venue protéger les civils a tué au total 160 000 personnes, sans avoir officiellement subi la moindre perte..

À Chicago, les chefs d’État et de gouvernement ont pu discuter des problèmes capacitaires de cette guerre, mais ni du coup de force du Suprême commandeur, ni du résultat politique qui a suivi avec l’anéantissement de l’État libyen et l’installation au pouvoir des Frères musulmans et d’Al Qaida.

On a également limité les discussions à propos de la Syrie. Les communicants qui avaient utilisé du même prétexte pour viser Damas et Tripoli (le « printemps arabe »), ont une explication toute faite pour expliquer la dérobade : une intervention militaire internationale favoriserait une guerre civile. C’est évidemment plus classieux que de reconnaître le renversement du rapport de force. La Russie a déployé en Syrie le système de défense anti-aérienne le plus performant du monde. Il n’est pas de nature à empêcher un bombardement du pays, mais peut infliger des pertes très sévères aux aéronefs de l’OTAN. L’enjeu n’en vaut pas la chandelle. Aussi peut-on lire dans la Déclaration finale du sommet une banalité qui ne valait pas de réunir 60 chefs d’État et de gouvernement : « Nous suivons l’évolution de la crise syrienne avec une préoccupation croissante et nous soutenons fermement les efforts que déploient l’ONU et la Ligue des États arabes, et notamment la mise en œuvre intégrale du plan Annan en six points » [14].

Thierry Meyssan
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[1] « Ce que vous ignorez sur le Groupe de Bilderberg », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire/Komsomolskaïa Pravda, 9 avril 2011.

[2] « La NED, vitrine légale de la CIA », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire/Odnako, 6 octobre 2010.

[3] « Massive anti-NATO protests in Chicago », Voltaire Network, 21 mai 2012.

[4] « The Empire Holds Its War Council in Chicago », by Glen Ford, Voltaire Network, 18 mai 2012.

[5] L’Effroyable imposture, par Thierry Meyssan, 2002.

[6] « Déclaration du Sommet de l’OTAN à Chicago concernant l’Afghanistan », Réseau Voltaire, 21 mai 2012.

[7] « Aube rouge sang à Kaboul », par Manlio Dinucci, Réseau Voltaire, 9 mai 2012.

[8] « Les gros bras Gates et Rasmussen tentent un nouvelle extorsion de fonds », par Lucille Baume, Réseau Voltaire, 16 juin 2011.

[9] « Quel est le prix de la « défense intelligente » de l’Otan ? », par Manlio Dinucci, Tommaso di Francesco, Réseau Voltaire, 21 mai 2012.

[10] « Déclaration du sommet sur les capacités de défense pour les forces de l’OTAN à l’horizon 2020 », Réseau Voltaire, 20 mai 2012.

[11] Signé en 1955, le Pacte de Bagdad était un complément de l’OTAN réunissant l’Irak du roi Fayçal II, la Turquie d’Adnan Menderes, le Pakistan du gouverneur général Malik Ghulam Muhammad et l’Iran du Shah, sous la houlette des Anglo-Saxons.

[12] « Revue de la posture de dissuasion et de défense de l’OTAN », Réseau Voltaire, 20 mai 2012.

[13] Ce point a été formellement démenti par son secrétariat, selon lequel le ministre était en vacances à cette date.

[14] « Déclaration du Sommet de l’OTAN à Chicago », Réseau Voltaire, 20 mai 2012.

OTAN

Quel est le prix de la « défense intelligente » de l'Otan ?
Quel est le prix de la « défense intelligente » de l’Otan ?
Sommet de Chicago

Déclaration du Sommet de l'OTAN à Chicago concernant l'Afghanistan
Déclaration du Sommet de l’OTAN à Chicago concernant l’Afghanistan
25e Sommet de l’OTAN

Déclaration du Sommet de l'OTAN à Chicago
Déclaration du Sommet de l’OTAN à Chicago
25e Sommet de l’OTAN

Déclaration du sommet sur les capacités de défense pour les forces de l'OTAN à l'horizon 2020
Déclaration du sommet sur les capacités de défense pour les forces de l’OTAN à l’horizon 2020
25e Sommet de l’OTAN

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Source : « L’OTAN magnifie son déclin », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22 mai 2012, www.voltairenet.org/a174286

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FRANCE: convocation au tribunal d’Alençon

Après les élections présidentielles, retour à la normalisation capitaliste …
RoRo

From: Democrite
Sent: Tuesday, May 22, 2012 11:33 PM

Subject: convocation au tribunal d’Alençon

APPEL APPEL

Que l’Allemagne règle les 1.500 milliards d’euros

de dédommagements de guerre

quelle doit à la Grèce!!!

http://dossiers-du-bip.fr/index.html

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LML 22 mai: Un demi million de personnes manifestent,à Montréal en appui aux étudiants et en défi,de la loi spéciale du gouvernement Charest

From: Le Marxiste-Léniniste
Sent: Wednesday, May 23, 2012 2:24 AM

Subject: LML 22 mai: Un demi million de personnes manifestent,à Montréal en appui aux étudiants et en défi,de la loi spéciale du gouvernement Charest

Numéro 60 – 22 mai 2012

100e jour de résistance des étudiants et alliés
Un demi million de personnes manifestent
à Montréal en appui aux étudiants et en défi
de la loi spéciale du gouvernement Charest

http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2012/Q42060.HTM

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http://www.cpcml.ca/francais/index.html

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BELGIQUE: Nouvelle désinformation à propos du Tibet: Lettre ouverte à M. Daniel Couvreur, journaliste au Soir

From: Marc van Campen
Sent: Tuesday, May 22, 2012 7:31 AM

Subject:Nouvelle désinformation à propos du Tibet

Je vous envoie cette lettre d’André Lacroix, dont les titres vous apparaîtront à la fin du texte.

Bonne lecture,
Marc

Lettre ouverte à M. Daniel Couvreur, journaliste au Soir

Cher Monsieur Couvreur,

Dans Le Soir des 19 et 20 mai 2012, vous annoncez l’ouverture au Musée Hergé de Louvain-la-Neuve d’une exposition intitulée Au Tibet avec Tintin.

On peut y lire :

« Fanny Rodwell, fondatrice du Musée et légataire universelle de l’œuvre d’Hergé, a tenu à monter cet événement pour que personne dans le monde n’oublie la situation dramatique du Tibet : ‘Une culture et une riche spiritualité sont en passe de disparaître là-bas. On compte déjà 1,2 millions de morts (…)’ ».

Je n’arrive pas à comprendre qu’un journaliste puisse ainsi se faire l’écho d’une contrevérité aussi énorme. Mme Rodwell étant manifestement plus compétente dans le maniement des millions de francs, de dollars et d’euros, son estimation du nombre de victimes tibétaines n’a pas beaucoup de signification. Par contre, il est infiniment regrettable qu’un journaliste en arrive à cautionner un telle aberration. Ce serait trop facile, cher Monsieur Couvreur, de vous en tirer en faisant remarquer que vous avez mis entre guillemets les propos de Fanny Rodwell : les lecteurs du Soir attendent des journalistes qu’ils fassent preuve d’esprit critique, qu’ils soient capables de prendre du recul par rapport à ce qu’ils rapportent et de recadrer les informations.

Nul ne devrait ignorer en 2012 que ce chiffre de 1 200 000 morts, apparu pour la première fois en 1984, est un des mensonges forgés par l’entourage du dalaï-lama afin de tenter de gagner l’opinion occidentale à ses thèses indépendantistes[1]. Mais qu’en est-il de la réalité ?

En 1999, le journaliste Patrick French est allé sur place à Dharamsala pour enquêter sur les allégations des indépendantistes tibétains ; il y a constaté que leurs chiffres avaient été systématiquement manipulés, ce qui l’a décidé à démissionner de la présidence de Free Tibet[2].

Le politologue Barry Sautman a lui aussi démontré que ces chiffres avaient été inventés de toutes pièces : selon les autorités tibétaines en exil, il y aurait eu très précisément : 156 758 personnes exécutées, 432 067 tombées sur le champ de bataille, 413 151 mortes de faim, 92 931 décédées sous la torture, 174 138 dans les camps et, le comble, très exactement 9 002 suicides[3] ! Outre que les Tibétains n’avaient pas l’habitude de recenser les nouveau-nés ni de compter les morts, on mesure le caractère entièrement fictif de ces curieuses précisions quand on sait que le Tibet était alors sous surveillance chinoise et que les chiffres émanent du « gouvernement tibétain en exil ».

Si besoin en était encore, la pyramide des âges confirme qu’il n’y a jamais eu de génocide au Tibet : on n’y constate aucun « trou » démographique significatif, mais seulement un tassement dans la tranche de … 0 à 4 ans, comme cela se passe dans beaucoup de pays… avancés[4].

La population tibétaine globale, estimée à quelque 2 500 000 dans les années 50 dépasse aujourd’hui 6 000 000 : comment cet accroissement spectaculaire aurait-il pu avoir lieu si le prétendu génocide avait eu lieu ? Cela prouve à suffisance que nous sommes en présence d’une formidable mystification, qui, à force d’être ressassée usque ad nauseam, risque d’apparaître comme une vérité.

Ce n’est pas la première fois, hélas, que Le Soir se laisse aller, à propos du Tibet, à écrire n’importe quoi. On se souvient notamment du reportage fantaisiste et partial de Philippe Dutilleul publié dans Le Soir en juillet 2009, sous le titre Tibet, l’improbable pays conquis : ce ramassis d’erreurs et d’approximations n’avait donné lieu à aucun démenti de la part du quotidien. J’espère que cette fois Le Soir aura à cœur de publier la présente.

Veuillez agréer, cher Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.

André Lacroix,

auteur de la traduction

Mon combat pour un Tibet moderne. Récit de vie de Tashi Tsering (éd. Golias, 2010)

de l’original anglais The Struggle for Modern Tibet. The Autobiography of Tashi Tsering

par Melvyn Goldstein, William Siebenschuh et Tashi Tsering

(éd. Sharpe, New York et Londres, 1997).

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