État d’urgence : l’État policier pour éluder tout bilan critique: et tout cela,sous un gouvernement « socialiste », …

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État d’urgence : l’État policier pour éluder tout bilan critique

Paris, le 19 novembre 2015 — L’Assemblée nationale a voté aujourd’hui le projet de loi sur la refonte de l’état d’urgence1, adopté en extrême urgence dans un climat de surenchère autoritaire sans précédent. La Quadrature du Net s’inquiète de plusieurs mesures contenues dans la loi, notamment concernant les perquisitions informatiques, la censure d’Internet et la liberté d’association. À rebours de toute réflexion de fond sur les causes profondes des attentats et la manière de régler une situation complexe, la classe politique dans son ensemble se désavoue elle-même en répondant par la restriction générale des libertés publiques à une attaque sans précédent contre nos libertés.
pour votre sécurité

Si le projet de loi précise et actualise un certain nombre de points, notamment en rouvrant une possibilité de recours administratif, La Quadrature du Net regrette profondément qu’il soit refondu dans des délais rendant impossible un examen serein et un débat éloigné des émotions actuelles. Les modifications qui sont faites sur le texte ne sont pas anodines et touchent profondément aux libertés fondamentales. La Quadrature du Net appelle les sénateurs qui voteront le texte demain à adopter des amendements visant à restreindre la portée temporelle de l’état d’urgence, à renforcer le contrôle judiciaire et à borner strictement toutes les mesures exceptionnelles afin d’éviter toute utilisation de l’état d’urgence à des fins autres que celles ayant justifié sa déclaration.

En effet, les mesures votées sous pression du gouvernement par les députés en ce jour touchent aux fondements des libertés publiques et individuelles :

  • Tout d’abord sur la prorogation de 3 mois de l’état d’urgence, qui n’est pas justifiée par d’autres motifs que celle de s’affranchir du principe de séparation des pouvoirs. Depuis le début de l’état d’urgence samedi dernier, nombre de perquisitions administratives conduites le sont pour des affaires relevant du droit commun, sans aucun lien avec la lutte antiterroriste, et préfigurent un État policier que la prorogation de trois mois risque de banaliser.
  • Au sujet de la perquisition administrative, l’extension aux appareils électroniques et informatiques ne se limite pas à la copie des éléments trouvés sur les appareils, mais permet également la saisie de l’ensemble des éléments et documents « accessibles à partir du système initial ou disponibles pour le système initial ». En dehors de tout contrôle strict par l’autorité judiciaire, c’est donc open bar pour aller chercher de façon extrêmement large n’importe quelle information sur n’importe quel appareil électronique ou informatique de résidents français, et notamment toute information accessible via des identifiants, mots de passe collectés lors d’une perquisition, tout contenu stocké sur Internet, etc.
  • Les députés ont également voté un amendement permettant au Ministre de l’Intérieur de faire bloquer sans délai tout site Internet « faisant l’apologie du terrorisme ou provoquant à des actes de terrorisme ». Ce blocage administratif et secret, instauré avec la loi antiterrorisme de 2014 qui confiait déjà cette possibilité aux services de police, ne bénéficiera d’aucun contrôle judiciaire (pas même celui de la CNIL prévu en temps normal).
  • En ce qui concerne l’assignation à résidence, il est à noter que la nouvelle rédaction allège sensiblement les conditions nécessaires à cette mesure gravement attentatoire aux libertés individuelles : là où le texte de 1955 demandait que l’ « activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre publics », le projet de loi prévoit quant à lui de s’appliquer au personnes pour lesquelles il existe des « raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre publics », formulation beaucoup plus large et floue. Aucune définition des « raisons sérieuses » n’est donnée. L’étude d’impact explique que les personnes visées sont celles « qui ont appelé l’attention des services de police ou de renseignement par leur comportement ou leurs fréquentations, propos ou projets ». Cette mesure laisse donc la porte ouverte à des interprétations très larges, d’autant plus graves que les mesures prises en état d’urgence ne sont pas garanties par l’intervention du juge judiciaire.
  • De même, le texte précise que cette assignation se fera sur des lieux déterminés par le Ministre de l’Intérieur, ce qui ouvre la voie aux pires demandes de rétention évoquées dans la classe politique (certains ayant évoqué des « camps d’internement »), avec possibilité de placement sous bracelet électronique.
  • Concernant la dissolution de groupes et d’associations, la procédure permet une interprétation très large et donc une atteinte grave à la liberté d’association, en décrivant des associations qui « participent à la commission d’actes portant une atteinte grave à l’ordre public, ou dont les activités facilitent cette commission ou y incitent », ce qui permettrait d’y inclure nombre d’associations promouvant, par exemple, l’utilisation de technologies de chiffrement qui sont utilisées certes par des criminels, mais surtout principalement par de nombreux citoyens innocents. Cette crainte est renforcée par le fait que les pouvoirs extraordinaires conférés au pouvoir administratif par l’état d’urgence sont actuellement utilisés pour des affaires sans lien avec l’anti-terrorisme.

« Le débat et le vote de la loi sur l’état d’urgence à l’Assemblée nationale montrent que les députés et le gouvernement sont dans le déni complet de la situation actuelle. Ce vote marqué par une ambiance d’acharnement contre l’État de droit et la séparation des pouvoirs montre que la France est bien loin d’avoir entrepris le travail nécessaire à un vrai règlement du risque terroriste dans toute sa profondeur. Nous appelons les citoyens à marquer leur désapprobation auprès de leurs représentants de manière très claire, puisque c’est au nom de leurs craintes que les députés, paniqués, sacrifient aujourd’hui les libertés. Ils croient ainsi créer un illusoire sentiment de sécurité en mettant en place, pour plusieurs mois, un État réellement policier2. Devant ce vote en sur-urgence3, il ne nous reste plus guère que la possibilité de documenter le désastre, en espérant un sursaut proche. » déclare Adrienne Charmet, coordinatrice des campagnes de La Quadrature du Net.

La Quadrature du Net vous invite à appeler vos députés pour leur demander d’ouvrir une enquête parlementaire d’investigation sur les lois de surveillance et antiterroristes : la réponse aux attentats ne peut pas être qu’une baisse des libertés ! Agissez maintenant pour demander un vrai bilan !

  • 1. Le texte a été adopté à 551 voix contre 6.
  • 2. La principale caractéristique de l’état d’urgence étant de placer entre les mains de la police les prérogatives normalement attribuées au pouvoir judiciaire
  • 3. Texte présenté en conseil des ministres mercredi matin, en commission des lois de l’Assemblée nationale le même jour, votée à l’Assemblée nationale jeudi matin, en Commission des lois du Sénat jeudi après-midi, au Sénat vendredi matin
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Une opinion de Karim Sheikh Hassan, avocat au barreau de Bruxelles, piquée dans la « Libre »,…

Une opinion de Karim Sheikh Hassan, avocat au barreau de Bruxelles, piquée dans la « Libre »,… À noter toutefois, qu’il y a encore 4 ans, sous la « sinistre » « dictature » de Assad, le peuple syrien vivait encore en paix. Comme toujours, cette guerre « civilee,  est partie d’ une des frontières de la Syrie, de la part d’ opposants « démocrates », venue et fomentée de l’ extérieur. Elle n’ a plus cessé de s’ étendre, … De plus la Syrie de Assad accueillait des centaines de milliers de réfugiés, fuyant les guerres d’ agressions déclenchées par les Ricano-occidentaux, …

Début avril, plusieurs naufrages ont coûté la vie à plus d’un millier de personnes qui tentaient de rejoindre le continent européen. Ces tragédies ont suscité un ballet de réactions désolées des responsables européens qui semblaient enfin prendre la mesure de l’ampleur de la catastrophe. Le cynisme de cette prétendue prise de conscience des dirigeants européens semblait déjà évident tant cette hécatombe était prévisible. Elle était en effet la conséquence logique d’une politique migratoire essentiellement sécuritaire et mortifère.

Aujourd’hui, force est de constater que les mesures prises à la suite de ces naufrages sont plus irresponsables que jamais. Le conseil extraordinaire qui a suivi la série de drames survenus en avril n’a fait que renforcer l’orientation résolument sécuritaire des politiques européennes. La première mesure « majeure » a été de renforcer Frontex, agence investie d’une double fonction.

D’une part, elle a pour mission première de renvoyer les migrants dans leurs contrées. D’autre part, elle s’occupe également de conclure des accords avec les pays de départ pour que ces derniers s’occupent des migrants en amont. Elle externalise ainsi un maximum leur prise en charge, évitant de s’embarrasser des standards européens de protection des droits de l’homme.

Par le renforcement de Frontex, l’UE consolide délibérément sa forteresse, augmentant les risques pris par les migrants pour rejoindre le continent et donc leurs chances d’y laisser leur peau.

La deuxième mesure « phare » a été de donner plus de moyens financiers à l’opération Triton dont la mission est essentiellement de surveiller les embarcations dans les eaux territoriales européennes. Si l’on peut se réjouir d’un tel refinancement, cette avancée semble tout de même bien insuffisante. En effet, l’objectif de cette mission reste prioritairement la surveillance et l’interception des passeurs, contrairement à l’opération Mare Nostrum qui l’avait précédée et dont l’objectif était de sauver les embarcations en danger et ce jusqu’aux côtes libyennes. Or, il semble évident que ce n’est pas en se contentant de neutraliser certains passeurs et d’augmenter les moyens mis en œuvre pour détruire des embarcations que l’UE trouvera une solution globale qui évitera de futurs naufrages.

En parallèle, l’Union reste désespérément incapable de définir une politique plus juste permettant d’accueillir ces personnes risquant leurs vies pour traverser la Méditerranée. Cette incapacité patente est d’autant plus terrible que les Etats de l’UE savent que l’écrasante majorité des migrants fuient un contexte désastreux où ils subissent les affres de la guerre ou de la misère.

En effet, selon les sources officielles (l’OIM notamment), la majorité des naufragés des derniers mois proviennent de l’Érythrée et de la Syrie. Ces deux pays ont pour point commun d’être dirigés par des dictatures d’une violence inouïe, de vivre une catastrophe humanitaire terrible et pour le cas de la Syrie une des guerres les plus meurtrières des dernières années. Dans les deux cas, comme d’ailleurs dans tous les phénomènes migratoires, la grande majorité des réfugiés s’installent dans des pays avoisinants.

Ainsi, par exemple, plus d’un million de Syriens se sont réfugiés au Liban alors que la population initiale de ce pays n’était que de 3 millions et demi d’habitants. A la lumière de ces constats, l’incapacité des 28 ministres de l’intérieur réunis cette semaine à organiser la répartition de 40 000 demandeurs d’asile syriens et érythréens dans le territoire européen a de quoi faire froid dans le dos. Et ce d’autant plus quand on analyse ce chiffre à l’aune de l’estimation du Haut-commissaire aux Droits de l’Homme pour les Nations Unies, selon laquelle l’UE pourrait accueillir un million de nouveaux réfugiés sur son territoire sans en subir de conséquences négatives.

De manière plus générale, doit-on réellement blâmer les populations issues des autres pays africains et orientaux dont l’histoire a été marquée par une relation de pillage quasi systématique de leurs richesses (via entre autres la colonisation, les plans d’ajustement structurels, la fuite des cerveaux et immigration sélective, l’ingérence politique et économique et maintenant le réchauffement climatique…) ? Ne serait-il pas temps d’installer des canaux légaux d’immigration qui permettraient d’éviter que, dans les dix prochaines années, plus de 22 400 personnes ne périssent à nouveau en mer ?

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SNJ CGT::ADH Faire barrage lextrme droite et lutter pour le progrs social et la dmocratie

Déclaration de la Commission exécutive confédérale Faire barrage à l’extrême droite et lutter pour le progrès social et la démocratie

Les résultats du premier tour des élections présidentielles françaises confirment les risques pour la démocratie, les droits des salariés et des citoyens. Ils sont les résultats des politiques libérales, des lois régressives, des remises en cause des droits, comme des renoncements des gouvernements successifs à œuvrer véritablement pour la justice sociale et la réponse aux besoins sociaux et environnementaux. Pour autant, depuis des mois, de nombreux salariés et citoyens contestent ces choix, s’opposent aux mauvais coups, tels la loi travail et la loi Macron et se mobilisent avec leurs organisations syndicales, notamment la CGT. Pour la deuxième fois dans le pays, sous la Vème République, une candidature d’extrême droite, représentée par le front national, sera présente au second tour des élections présidentielles. C’est un danger pour la démocratie, la cohésion sociale et le monde du travail. Les gouvernements, qui depuis 2002 se sont succédés sans jamais répondre aux aspirations légitimes à plus de justice sociale, sans ouvrir de perspectives d’avenir meilleur, en portent une lourde responsabilité ! La CGT ne se résoudra jamais à accepter un tel scénario. Elle affirme que les salariés doivent, plus nombreux et plus fort, exprimer leurs attentes et leurs exigences revendicatives, faire grandir des mobilisations convergentes capables d’imposer un rapport de force pour gagner de nouveaux droits. Seul le progrès social favorise les solidarités, participe à combattre l’exclusion, les stigmatisations, les mises en concurrence. L’utilisation des peurs, du terrorisme, les amalgames éhontés entendus lors de la campagne, la xénophobie, le racisme, le sexisme et l’homophobie, la préférence nationale ne résoudront pas les inégalités, le chômage et les bas salaires. La CGT les combat et les combattra sans relâche ! Elle n’aura de cesse de faire barrage à l’extrême droite ! Pas une voix ne doit se porter sur sa candidate ! L’autoritarisme des gouvernements successifs, les engagements non tenus ou les reniements, le renoncement à une Europe sociale, les dénis de démocratie, l’utilisation à répétition du 49.3 et les politiques menées ont cultivé la désespérance et le fatalisme d’une partie de la population. Cela est renforcé par la casse de l’industrie et des services publics, la montée du chômage et de la précarité, l’abandon des zones rurales et périurbaines. La CGT ne croit pas en l’Homme providentiel et c’est la raison pour laquelle, elle revendique une véritable démocratie et de véritables droits d’expression et d’intervention dans toutes les entreprises et les services. Elle propose des alternatives sociales comme, par exemple, l’augmentation des salaires, des pensions et minima sociaux, les 32 heures pour travailler toutes et tous, travailler mieux et moins. La CGT appelle l’ensemble des salariés et des organisations syndicales à faire du 1er mai une journée de mobilisation, de lutte et d’expression revendicative exceptionnelle, une journée de rassemblement pour les droits des travailleurs, le progrès social, la liberté, l’égalité, la justice, la fraternité, la paix, la démocratie et la solidarité internationale. Montreuil, le 25 avril 2017

RoRo

De : snjcgt
Envoyé le :mardi 25 avril 2017 15:02
Objet :[SNJ CGT::ADH] Faire barrage à l’extrême droite et lutter pour le progrès social et la démocratie

Veuillez trouver en pièce jointe la déclaration de la Commission exécutive confédérale
Faire barrage à l’extrême droite et lutter pour le progrès social et la démocratie
SNJ-CGT

Déclaration de la Commission exécutive confédérale Faire barrage à l’extrême droite et lutter pour le progrès social et la démocratie

Les résultats du premier tour des élections présidentielles françaises confirment les risques pour la démocratie, les droits des salariés et des citoyens. Ils sont les résultats des politiques libérales, des lois régressives, des remises en cause des droits, comme des renoncements des gouvernements successifs à œuvrer véritablement pour la justice sociale et la réponse aux besoins sociaux et environnementaux. Pour autant, depuis des mois, de nombreux salariés et citoyens contestent ces choix, s’opposent aux mauvais coups, tels la loi travail et la loi Macron et se mobilisent avec leurs organisations syndicales, notamment la CGT. Pour la deuxième fois dans le pays, sous la Vème République, une candidature d’extrême droite, représentée par le front national, sera présente au second tour des élections présidentielles. C’est un danger pour la démocratie, la cohésion sociale et le monde du travail. Les gouvernements, qui depuis 2002 se sont succédés sans jamais répondre aux aspirations légitimes à plus de justice sociale, sans ouvrir de perspectives d’avenir meilleur, en portent une lourde responsabilité ! La CGT ne se résoudra jamais à accepter un tel scénario. Elle affirme que les salariés doivent, plus nombreux et plus fort, exprimer leurs attentes et leurs exigences revendicatives, faire grandir des mobilisations convergentes capables d’imposer un rapport de force pour gagner de nouveaux droits. Seul le progrès social favorise les solidarités, participe à combattre l’exclusion, les stigmatisations, les mises en concurrence. L’utilisation des peurs, du terrorisme, les amalgames éhontés entendus lors de la campagne, la xénophobie, le racisme, le sexisme et l’homophobie, la préférence nationale ne résoudront pas les inégalités, le chômage et les bas salaires. La CGT les combat et les combattra sans relâche ! Elle n’aura de cesse de faire barrage à l’extrême droite ! Pas une voix ne doit se porter sur sa candidate ! L’autoritarisme des gouvernements successifs, les engagements non tenus ou les reniements, le renoncement à une Europe sociale, les dénis de démocratie, l’utilisation à répétition du 49.3 et les politiques menées ont cultivé la désespérance et le fatalisme d’une partie de la population. Cela est renforcé par la casse de l’industrie et des services publics, la montée du chômage et de la précarité, l’abandon des zones rurales et périurbaines. La CGT ne croit pas en l’Homme providentiel et c’est la raison pour laquelle, elle revendique une véritable démocratie et de véritables droits d’expression et d’intervention dans toutes les entreprises et les services. Elle propose des alternatives sociales comme, par exemple, l’augmentation des salaires, des pensions et minima sociaux, les 32 heures pour travailler toutes et tous, travailler mieux et moins. La CGT appelle l’ensemble des salariés et des organisations syndicales à faire du 1er mai une journée de mobilisation, de lutte et d’expression revendicative exceptionnelle, une journée de rassemblement pour les droits des travailleurs, le progrès social, la liberté, l’égalité, la justice, la fraternité, la paix, la démocratie et la solidarité internationale. Montreuil, le 25 avril 2017

57 – Dclaration de la CEC – entre les 2 tours de la prsidentielle 25-04-1.pdf

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MEME LE « FMI » LE DIT !!!: Plus les riches sont riches, moins la croissance est forte !!! « 

De : Editions Démocrite
Envoyé le :samedi 22 avril 2017 11:06

Plus les riches sont riches, moins la croissance est forte: c’est le FMI qui le dit

Une étude d’un groupe d’experts du FMI fait couler beacoup d’encre. L’institution, qui défend une ligne libérale, relève que les inégalités sociales sont un frein à la croissance et augmentent le risque de crises financières.

C’est un réquisitoire inhabituel pour le FMI. Ce lundi, des experts de l’institution ont publié une étude dans laquelle ils fustigent les inégalités économiques, accusées de freiner la croissance économique et d’alimenter les crises financières. S’aventurant sur un terrain qui lui est peu familier, le Fonds monétaire international relève que le fossé entre les riches et les pauvres est à "son plus haut niveau depuis des décennies", spécialement dans les pays riches. Le constat n’est pas très neuf mais les causes identifiées par le FMI peuvent surprendre, venant d’une institution gardienne de l’orthodoxie financière et de la libéralisation de l’économie.

Les bénéfices des plus riches ne retombent pas sur les plus pauvres

Selon cette étude, "l’assouplissement" des règlementations du marché du travail et le déclin syndical auraient ainsi renforcé les inégalités de revenu en limitant les capacités de négociation des salariés. "Des règles plus souples d’embauche et de licenciement, des salaires minimums plus bas (…) et des syndicats moins puissants sont associées à de plus grandes inégalités", indique cette étude, qui ne reflète pas la position officielle du FMI.

Les progrès technologiques ont également joué un rôle en pénalisant les salariés du bas de l’échelle, selon les experts, qui pointent les conséquences sur l’activité. Selon leurs calculs, la croissance économique est plus faible à moyen terme (-0,08 point) quand les revenus des 20% les plus riches augmentent de 1%. "Cela semble suggérer que les bénéfices ne retombent pas" sur les plus pauvres, écrit le FMI, invalidant de fait la "théorie du ruissellement" selon laquelle les revenus des individus les plus riches sont réinjectés dans l’économie.

A l’inverse, une hausse similaire des revenus des 20% les plus pauvres doperait la croissance de près de 0,4 point de pourcentage, selon l’étude.

Taxer le patrimoine et lutter contre l’évasion fiscale

Autre conséquence pointée par le FMI, l’influence "croissante" des plus riches et la stagnation des bas revenus auraient tendance à favoriser l’éclosion de crises financières. "Une période prolongée d’inégalités plus élevées dans les économies avancées a été associée à la crise financière (de 2008-2009) en renforçant l’endettement par effet de levier (…) et en permettant aux groupes de pression de pousser vers plus de dérégulation financière", indique l’étude, qui liste quelques recommandations.

Les richesses seraient ainsi mieux réparties en s’appuyant davantage sur les taxes sur le patrimoine et la propriété immobilière et en renforçant la lutte contre l’évasion fiscale, assure l’étude.

L’organisation Oxfam a aussitôt salué ce rapport, se félicitant que le FMI "sonne l’alarme" et tente de réveiller les gouvernements. "Le FMI prouve que rendre les riches plus riches ne marche pas pour la croissance", a réagi son directeur à Washington, Nicolas Mombrial.

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Depuis l’Italie, l’attaque contre la Syrie

« L’ART DE LA GUERRE »

Depuis l’Italie, l’attaque contre la Syrie

par Manlio Dinucci

Manlio Dinucci observe l’unanimisme des dirigeants occidentaux et des élites progressistes pour soutenir la guerre contre la Syrie. Toute l’armada de l’Otan est prête à violer le droit international et à semer la mort au nom d’un Bien imaginaire : sauver les populations civiles des armes chimiques d’el-Assad. Alors même que les seules preuves établies attestent la responsabilité des jihadistes, justement soutenus par des membres de l’Otan.

RÉSEAU VOLTAIRE | ROME (ITALIE) | 11 AVRIL 2017

ITALIANO ENGLISH TÜRKÇE ESPAÑOL فارسى

L’amirale Michelle Howard

Après l’attaque de missiles des États-Unis contre la Syrie, le ministre des Affaires étrangères, Angelino Alfano, a déclaré que l’Italie est préoccupée par la « sécurité et stabilité de la région méditerranéenne ». La façon dont elle y contribue est attestée par les faits.

Les deux navires de guerre états-uniens, le USS Porter et leUSS Ross, qui ont attaqué la base syrienne de Chayrat, font partie de la Sixième Flotte dont la base principale est à Gaète dans le Latium. Elle dépend du Commandement des forces navales US en Europe, dont le quartier général est à Naples-Capodichino. Le Commandement, qui a dirigé depuis Naples l’attaque décidée par le président Trump, est placé sous les ordres de l’amirale Michelle Howard, laquelle commande en même temps la Force conjointe de l’Otan dont le quartier général est à Lago Patria (Naples). L’opération guerrière a été soutenue par les bases états-uniennes en Sicile : la base aéronavale de Sigonella et la station de Niscemi du système Muos de transmissions navales, flanquées par la base d’Augusta où les navires de la Sixième Flotte et ceux de l’Otan sont approvisionnés en carburant et munitions, y compris missiles de croisière Tomahawk, ceux-la même utilisés contre la Syrie.

Le USS Porter et le USS Ross sont dotés de lanceurs verticaux Aegis avec missiles intercepteurs, installés aussi dans la base terrestre de Deveselu en Roumanie et dans une autre en construction en Pologne. Ils font partie du soi-disant « bouclier anti-missiles » déployé par les USA en Europe en fonction anti-Russie. Mais les lanceurs Aegis —documente leur propre constructeur Lockheed Martin— peuvent lancer des « missiles pour toutes les missions, dont des missiles de croisière Tomahawk ». Ceux-ci peuvent être armés aussi de têtes nucléaires. Les quatre navires lance-missiles Aegis, déployés dans la base espagnole de Rota sur l’Atlantique, sont envoyés, par roulement, par le Commandement de Naples en Baltique et Mer Noire, dans les zones adossées à la Russie. Le USS Porteravait participé à un exercice en mer Noire, avant l’attaque contre la Syrie. Le ministre Alfano l’a qualifiée d’ « action militaire proportionnée dans ses délais et son mode d’action, comme dissuasion d’ultérieures utilisations d’armes chimiques par Assad ».

Il a ainsi convoqué aujourd’hui à Lucques, de façon collatérale au G7 affaires étrangères, « une réunion spéciale pour relancer le processus politique sur la Syrie, élargie aux ministres des Affaires étrangères d’Arabie Saoudite, des Émirats Arabes, du Qatar, de la Turquie et de la Jordanie » : c’est-à-dire ces pays qui, dans le cadre d’un réseau international organisé par la CIA, ont fourni des milliards de dollars, des armes, des bases d’entraînement et des voies de transit aux groupes terroristes, y compris Daesh, qui depuis des années attaquent la Syrie de l’intérieur.

Juste au moment où était en train d’échouer cette opération, à laquelle l’Italie participe via les « Amis de la Syrie », et où était sur le point de s’ouvrir une négociation pour mettre fin à la guerre, le gouvernement syrien, soutenu par la Russie, a été accusé d’avoir massacré des civils, dont de nombreux enfants, par une attaque chimique délibérée.

Une ample documentation —rapportée par le Professeur Michel Chossudovsky dans le site Global Research [1]— démontre au contraire que c’est le Pentagone, à partir de 2012, qui a fourni par l’intermédiaire de contractants des armes chimiques et l’entraînement y afférent à des groupes terroristes en Syrie. Ceux-ci les ont utilisées, comme l’a prouvé en 2013 la Commission d’enquête de l’ONU conduite par Carla Del Ponte.

Preuves ignorées par l’Italie qui, pour « relancer le processus politique sur la Syrie », convoque ceux qui sont le plus impliqués dans la démolition de l’État syrien en l’attaquant de l’intérieur. Pendant que l’amirale Michelle Howard, après avoir dirigé depuis le quartier général de Naples —pont de commandement du porte-avions Italie— l’attaque de missiles contre la Syrie, la définit comme « exemple de notre force et capacité à projeter de la puissance dans le monde entier ».

Manlio Dinucci

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto (Italie)

[1] “When America’s “Progressives” Pay Lip Service to Imperialism. The Anti-War Movement is Dead. Trump’s Punitive Airstrikes against Syria. Noam Chomsky Favors "Regime Change"”, Michel Chossudovsky, Global Research, April 9, 2017.

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Depuis l’Italie, l’attaque contre la Syrie

« L’ART DE LA GUERRE »

Depuis l’Italie, l’attaque contre la Syrie

par Manlio Dinucci

Manlio Dinucci observe l’unanimisme des dirigeants occidentaux et des élites progressistes pour soutenir la guerre contre la Syrie. Toute l’armada de l’Otan est prête à violer le droit international et à semer la mort au nom d’un Bien imaginaire : sauver les populations civiles des armes chimiques d’el-Assad. Alors même que les seules preuves établies attestent la responsabilité des jihadistes, justement soutenus par des membres de l’Otan.

RÉSEAU VOLTAIRE | ROME (ITALIE) | 11 AVRIL 2017

ITALIANO ENGLISH TÜRKÇE ESPAÑOL فارسى

L’amirale Michelle Howard

Après l’attaque de missiles des États-Unis contre la Syrie, le ministre des Affaires étrangères, Angelino Alfano, a déclaré que l’Italie est préoccupée par la « sécurité et stabilité de la région méditerranéenne ». La façon dont elle y contribue est attestée par les faits.

Les deux navires de guerre états-uniens, le USS Porter et leUSS Ross, qui ont attaqué la base syrienne de Chayrat, font partie de la Sixième Flotte dont la base principale est à Gaète dans le Latium. Elle dépend du Commandement des forces navales US en Europe, dont le quartier général est à Naples-Capodichino. Le Commandement, qui a dirigé depuis Naples l’attaque décidée par le président Trump, est placé sous les ordres de l’amirale Michelle Howard, laquelle commande en même temps la Force conjointe de l’Otan dont le quartier général est à Lago Patria (Naples). L’opération guerrière a été soutenue par les bases états-uniennes en Sicile : la base aéronavale de Sigonella et la station de Niscemi du système Muos de transmissions navales, flanquées par la base d’Augusta où les navires de la Sixième Flotte et ceux de l’Otan sont approvisionnés en carburant et munitions, y compris missiles de croisière Tomahawk, ceux-la même utilisés contre la Syrie.

Le USS Porter et le USS Ross sont dotés de lanceurs verticaux Aegis avec missiles intercepteurs, installés aussi dans la base terrestre de Deveselu en Roumanie et dans une autre en construction en Pologne. Ils font partie du soi-disant « bouclier anti-missiles » déployé par les USA en Europe en fonction anti-Russie. Mais les lanceurs Aegis —documente leur propre constructeur Lockheed Martin— peuvent lancer des « missiles pour toutes les missions, dont des missiles de croisière Tomahawk ». Ceux-ci peuvent être armés aussi de têtes nucléaires. Les quatre navires lance-missiles Aegis, déployés dans la base espagnole de Rota sur l’Atlantique, sont envoyés, par roulement, par le Commandement de Naples en Baltique et Mer Noire, dans les zones adossées à la Russie. Le USS Porteravait participé à un exercice en mer Noire, avant l’attaque contre la Syrie. Le ministre Alfano l’a qualifiée d’ « action militaire proportionnée dans ses délais et son mode d’action, comme dissuasion d’ultérieures utilisations d’armes chimiques par Assad ».

Il a ainsi convoqué aujourd’hui à Lucques, de façon collatérale au G7 affaires étrangères, « une réunion spéciale pour relancer le processus politique sur la Syrie, élargie aux ministres des Affaires étrangères d’Arabie Saoudite, des Émirats Arabes, du Qatar, de la Turquie et de la Jordanie » : c’est-à-dire ces pays qui, dans le cadre d’un réseau international organisé par la CIA, ont fourni des milliards de dollars, des armes, des bases d’entraînement et des voies de transit aux groupes terroristes, y compris Daesh, qui depuis des années attaquent la Syrie de l’intérieur.

Juste au moment où était en train d’échouer cette opération, à laquelle l’Italie participe via les « Amis de la Syrie », et où était sur le point de s’ouvrir une négociation pour mettre fin à la guerre, le gouvernement syrien, soutenu par la Russie, a été accusé d’avoir massacré des civils, dont de nombreux enfants, par une attaque chimique délibérée.

Une ample documentation —rapportée par le Professeur Michel Chossudovsky dans le site Global Research [1]— démontre au contraire que c’est le Pentagone, à partir de 2012, qui a fourni par l’intermédiaire de contractants des armes chimiques et l’entraînement y afférent à des groupes terroristes en Syrie. Ceux-ci les ont utilisées, comme l’a prouvé en 2013 la Commission d’enquête de l’ONU conduite par Carla Del Ponte.

Preuves ignorées par l’Italie qui, pour « relancer le processus politique sur la Syrie », convoque ceux qui sont le plus impliqués dans la démolition de l’État syrien en l’attaquant de l’intérieur. Pendant que l’amirale Michelle Howard, après avoir dirigé depuis le quartier général de Naples —pont de commandement du porte-avions Italie— l’attaque de missiles contre la Syrie, la définit comme « exemple de notre force et capacité à projeter de la puissance dans le monde entier ».

Manlio Dinucci

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto (Italie)

[1] “When America’s “Progressives” Pay Lip Service to Imperialism. The Anti-War Movement is Dead. Trump’s Punitive Airstrikes against Syria. Noam Chomsky Favors "Regime Change"”, Michel Chossudovsky, Global Research, April 9, 2017.

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Trump et la troisime (et quadruple) guerre mondiale

L’escalade engendre toujours plus d’ escalade : le Monde est de nouveau au bord de nouvelles catastrophes guerrières. Il est grand temps de se mobiliser pour stopper les fauteurs de guerres colonialistes ricano-otano-occidentales ?… L’ Otan mène de plus en plus de guerres impérialistes ?… Un terrible aventurier, capable du pire, est arrivé au sommet du pouvoir mondial, … Hitler n’ est pas mort, … !

RoRo

Trump et la troisième (et quadruple) guerre mondiale

Trump et la troisième (et quadruple) guerre mondiale

Nicolas Bonnal 08/04/2017 Analyses 207 Vues

J’avais annoncé en 2014 sur pravdareport.com la nécessité pour soulager la colère du peuple américain d’un candidat Maverick, hors-système. Il est venu, on a été servis. Mais dans mon livre je vous avais prévenus : psy-op pour mise au pas. Je me répète :

« Relisant les pages informatives que nous avons rassemblées sur Donald Trump, nous traversons une crise morale. Tout nous semble boursouflé, truqué, presque minable. Ses affaires, sa fortune même semblent gonflées.Ses propos sont nuls ou scandaleux, ou ne méritent même pas d’être relevés.

Quelques propositions intéressantes et courageuses sont vite contredites. Sa politique est inapplicableet c’est tant mieux comme ça. Il suscite en outre tellement d’hostilité à l’étranger et dans les milieux importants (télévision, négoces) qu’il risque d’être ruiné avant même l’élection. »

Et la suite était simple à prévoir au chapitre XVII :

« …il semble que l’affaire Trump va servir d’opération psychologique au niveau mondial. Le système a peur des foules, et il a besoin de faire un exemple – en montrant le mauvais… L’accusation de racisme, de nazisme, de fascisme, de machisme par les médias, les excès ou soi-disant excès de Trump porteront leurs fruits ettout le petit monde du petit blanc frustré rentrera dans sa niche comme en France. »

Je n’avais pas osé citer le livre de Texe Marrs sur la symbolique des gestes et lemessage subliminal et Illuminati des portraits politiques. Ce livre montrait queTrump est un« apprenti », un associé du diable (il a prêté son méphitique duplex pour le tournage du satanique film de Taylor Hackford) et qu’il utilisait des poses et même ses cravates pour le montrer. Texe Marrs consacre une double page de photographies au Donald, dont une devant un miroir. Il analyse la symbolique maçonnique des gestes de Trump puis il rappelle que comme dans tous les films à message hollywoodiens, la présence à côté du miroir désigne un dédoublement de personnalité. Ici celui qui se fait élire et celui qui va gouverner. Le populiste pétaradant et le froid oligarque au service du gouvernement mondial et de notre extermination (voyez la sortie de Bill Gates sur la future pandémie).

On se référera enfin au classique de Cronenberg Dead Zone, avec Christopher Walken, pour comprendre dans quelle galère nous sommes embarqués.

Pour se faire élire Trump aura menti sur tout : sur ses intentions impériales, militaires, sur son rapport avec la Syrie. Mais comme disait le Jerusalem Post plus averti que la moyenne, Trump avait été sérieux lors de son speech à l’AIPAC. L’homme d’affaires failli savait ce qu’il faut faire et dire avec ceux que Dostoïevski nomme lesMaîtres du crédit.

Le peuple a voté pour l’homme de la paix, et il récolte la guerre. Wilson voulait faire du monde un lieu plus sûr pour la démocratie en 1917 et en déclarant la guerre aux Allemands. La vérité est que ses héritiers veulent faire du monde un lieu moins sûr par la démocratie. La démocratie est un idéal gnostique. Le monde ne sera jamais assez pur pour elle.

Trump avec sa dégaine d’Arlequin (dixit un lecteur malin de maurizioblondet.it) déclenche la troisième guerre mondiale. La Syrie va y passer, puis l’Iran, puis la Chine, puis la Russie. Dans cet ordre ou dans le désordre. Ce sera un effet démultiplié avec une dette de vingt ou quarante mille milliards.

Ne vous attendez, audacieux antisystèmes, ne vous attendez pas, dis-je, à une chute de l’activité militaire US du fait de la dette. Avec Rothschild et Montefiore, l’Angleterre tripla sa dette pendant les guerres napoléoniennes ; elle finit avec une dette à 200% du PNB en 1815 qu’elle passa un siècle à rembourser en affamant les ouvriers, les Irlandais et en parquant les Indiens et les aborigènes (aujourd’hui les aborigènes c’est nous : on est ruinés, parqués, envahis, gavés de vérité orwellienne). Mais ce n’est pas grave, Napoléon était coulé et le destin français avec lui, destin qui, dit le général, vire au vertige quand il ne dépend pas de la diplomatie anglo-saxonne (c’est dans les Mémoires encore et toujours).

La suite est facile à prévoir : un départ de Poutine ou une destruction de la Russie (une énième destruction de l’Europe au passage ne serait pas mal vue je crois) ; la grande confiscation du cash et de ce qui reste de libertés ; le contrôle resserré du web et de la pensée. Enfin, une meilleure liquidité pour asservir ce qui reste de monde.

Je suis plus pessimiste que la moyenne parce que j’ai plus lu que la moyenne, concernant surtout la démocratie et son atteinte éternelle aux libertés ou à la paix. On cite Debord :

Le destin du spectacle (la démocratie donc) n’est pas de finir en despotisme éclairé.

Quant à ce Trump, il m’a déjà inspiré ce rappel de mes cours de grec, enfant.

Ne prie jamais pour qu’on remplace un tyran ; car celui qui vient après est toujours pire.

Et maintenant allez respirer le bon air nucléaire. Ce sera la démocratie sans la terre.

– Nicolas Bonnal, Donald Trump, le Candidat du Chaos (lien)

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Appui du Vice-prsident du Parlement bruxellois aux anciens de lUnit doprations spciales!

Mais c’ est donc quoi ces élus "socialistes" de pacotilles: ils sont Belges (ou Turcs), de "gauche" (ou d’ extrême-droite), ils sont des "démocrates" européistes (ou pour la dictature des extrémistes islamistes radicalisés), ils soutiennent qui (la nouvelle tyrannie de Erdogan, vassal de Obama, ou quoi, …) (???)

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Mais qui donc menace qui en COREE depuis 70 ans, depuis la mainmise, l’ annexion, ricaine sur la COREE DU SUD ???

Washington envisage une action militaire contre la Corée du Nord

Washington envisage une action militaire contre la Corée du Nord

Stephen Gowans 18/03/2017

Dans Cette Rubrique

La Maison Blanche envisage une « éventuelle action militaire pour forcer au changement de régime » en Corée du Nord, une autre dans la longue suite de menaces que Washington a émises contre Pyongyang, en plus d’une agression ininterrompue dirigée contre le pays par les États-Unis dès sa naissance en 1948.

En plus de l’intervention militaire directe entre 1950 et 1953 contre la République populaire démocratique de Corée (le nom officiel du pays), l’agression américaine a consisté en de multiples menaces d’annihilation nucléaire accompagné du déploiement d’armes nucléaires tactiques en Corée du Sud jusqu’en 1991. Un redéploiement est aujourd’hui à l’étude à Washington.

La plus grande partie des menaces nucléaires étasuniennes contre Pyongyang ont été proférées avant que la Corée du Nord ne s’engage dans son propre programme d’armement nucléaire et constituent une des principales raisons pourquoi elle l’a fait. Le fait que le pays soit déclaré membre fondateur de l’Axe du Mal par l’administration Bush, en même temps que l’Irak et l’Iran, a donné un élan supplémentaire.

L’agression américaine contre la Libye de Kadhafi, après l’abandon par le dirigeant nationaliste arabe et africain du programme d’armement nucléaire de son pays, dans un vain effort pour parvenir à une entente avec l’Occident, n’a fait que renforcer la position de Pyongyang dans sa décision d’acquérir une dissuasion nucléaire solide et impérative. Commettre la maladresse de Kadhafi serait un suicide.

La Corée du Nord a en outre été menacée par des exercice militaires américains annuels, impliquant des centaines de milliers de soldats, effectués le long de ses frontières. Tandis que les dirigeants étasuniens décrivent le rassemblement, deux fois par an, d’importantes forces militaires à portée de la RPDC comme normale et défensive, il n’est jamais clair pour l’armée nord-coréenne si les manœuvres dirigées par les États-Unis sont des exercices défensifs ou les préparatifs d’une invasion. Par conséquent, les exercices sont objectivement comminatoires.

Des responsables américains ont décrit les exercices militaires russes le long de la frontière occidentale de la Russie comme des « provocations » et un signe de l’« agression » russe. Un officiel américain a dit: « Les Russes ont fait une quantité d’exercices rapides contre les frontières, avec beaucoup de troupes. De notre point de vue, nous pourrions prétendre que c’est un comportement extraordinairement provocateur. » Et pourtant, lorsque des troupes américaines et sud-coréennes font la même chose, tout près des frontières de la Corée du Nord, leurs actions sont jugées routinières et défensives. (Des menaces routinières, faut-il le souligner, ne deviennent pas des non-menaces simplement parce qu’elles sont habituelles.)

En plus de l’agression militaire, les États-Unis ont ajouté une agression économique qui dure depuis des décennies dans leur tentative de provoquer un changement de régime en Corée du Nord. Pendant près de soixante-dix ans, Washington a mené une guerre économique contre la RPDC, conçue pour faire ce que les sièges économiques sont censés faire : rendre la vie des gens ordinaires suffisamment difficile et misérable pour qu’ils se révoltent contre leur propre gouvernement.

Tandis que les États-Unis se pavanent dans le monde entier comme les champions auto-proclamés de la démocratie, tout en comptant des rois, des émirs, des sultans et des dictateurs militaires parmi leurs plus proches alliés, ils ont imposé des sanctions à la Corée du Nord pour la raison la plus profondément antidémocratique. Un rapport du Service de recherche du Congrès américain de 2016, North Korea : Economic Sanctions [Corée du Nord : sanctions économiques], énumère une liste détaillée des pénalités économiques imposées à la Corée du Nord pour avoir la témérité de pratiquer une économie « marxiste-léniniste » contraire aux prescriptions approuvées par Wall Street et Washington. Par conséquent, les États-Unis mènent une guerre économique contre des gens dans d’autres pays parce qu’ils n’aiment pas les décisions que ceux-ci prennent sur la manière d’organiser leurs propres vies économiques (et plus précisément parce que ces décisions ne correspondent pas aux intérêts lucratifs de l’Amérique des grandes entreprises, le seul secteur des États-Unis dont les voix comptent dans la politique américaine.) Qu’est-ce qui pourrait être plus hostile à la démocratie – et plus impérialiste – que cela ?

La décision des États-Unis d’envisager une action militaire contre la Corée du Nord pour forcer à un changement de régime peut être considérée comme une réponse aux « menaces » de Pyongyang, mais la RPDC, indépendamment de ses fanfaronnades, n’a jamais représenté une menace à la sécurité physique des États-Unis. Elle est beaucoup trop petite (sa population n’est que de 25 millions) et trop faible militairement (ses dépenses militaires annuelles atteignent moins de 10 milliards de dollars, submergés par les mises de fonds himalayennes de ses adversaires, des $36 milliards de la Corée du Sud aux $41 milliards du Japon et aux $603 milliards des États-Unis), pour représenter une menace importante, ou même une menace dérisoire. En plus, elle est totalement dépourvue de moyens pour déplacer une armée sur le sol américain, puisqu’elle manque de bombardiers à longue portée et d’une marine compétente.

Certes, Pyongyang a peut-être développé des ICBM capables d’atteindre les États-Unis, et elle peut avoir acquis le savoir-faire pour miniaturiser les ogives nucléaires qui peuvent être transportées au dessus d’eux, mais l’idée que Pyongyang lancerait une attaque offensive contre les États-Unis est risible. Le faire équivaudrait à une mêlée entre un porc-épic et un lion des montagnes. Comme les porcs-épics n’ont aucun espoir de vaincre les lions des montagnes, et qu’ils seraient massacrés dans leur tentative, ils évitent les confrontations avec les lions. Ils ont toutefois des piquants pour se défendre – l’équivalent des programmes nord-coréens d’armement nucléaire et de missiles balistiques – pour dissuader les lions des montagnes et d’autres prédateurs de les approcher de trop près.

La Corée du Nord est souvent critiquée pour être un pays garnison, fermé au monde extérieur. Pourtant on peut comprendre son insularité comme un impératif pour survivre en tant qu’État indépendant souverain dans un monde où les États-Unis insistent pour exercer un « leadership » mondial (c’est-à-dire en déniant à d’autres pays le droit à leur souveraineté) et en utilisant leur suprématie militaire pour contraindre le monde à marcher derrière leur domination sur l’économie mondiale.

Washington a mené une cyber-guerre contre la Corée du Nord, dont on pense qu’elle pourrait être responsable d’une série d’échecs de lancements de missiles qui ont récemment plombé le programme missile de la RPDC et, en plus, permet d’expliquer pourquoi le gouvernement du pays se méfie de l’ouverture. Vous ne facilitez pas le sabotage de votre propre pays en l’ouvrant à un gouvernement hostile qui s’est engagé à vous destituer. Et s’il devait encore y avoir des illusions sur ce que sont les intentions de Washington, considérez les paroles de John R. Bolton. En 2003, Bolton était le secrétaire d’État adjoint américain pour le contrôle des armements. Interrogé par le journaliste du New York Times Christopher Marquis sur la politique de Washington à l’égard de la Corée du Nord, Bolton « se dirigea vers une étagère, en sortit un ouvrage et le jeta sur la table. Il était intitulé The End of North Korea (La fin de la Corée du Nord). ‘Ça, c’est notre politique’, dit-il ». Les programmes d’armement nucléaire et de missiles de la Corée du Nord n’ont absolument rien à voir avec la volonté de Washington de mettre fin à la Corée du Nord, puisque cela a été la politique des États-Unis depuis 1948, l’année de la fondation de la RPDC, longtemps avant que Pyongyang se mette à développer des armes nucléaires et les moyens de les lancer. Au contraire, les raisons de l’hostilité de Washington résident dans l’économie et le refus de Pyongyang de se soumettre à la domination américaine.

Le mois prochain, la Corée du Sud augmentera significativement les récompenses qu’elle paie aux transfuges du Nord qui trahissent et diffusent des secrets d’État ou remettent de l’équipement militaire. Des responsables nord-coréens de haut rang recevront $860 000 pour déserter et vendre leurs compatriotes tandis que la même somme sera offerte aux pilotes pour piloter leurs avions de combat en Corée du Sud. Les marins qui livreront leurs navires de guerre à Séoul recevront aussi $860 000. En même temps, des paiements allant de $43 000 à $260 000 seront remis aux soldats de l’armée nord-coréenne qui désertent s’ils amènent avec eux des armes moins importantes comme des chars blindés ou des mitrailleuses.

La Corée du Sud, contrairement au Nord très menacé, est un appendice néo-colonial des États-Unis qui héberge des dizaines de milliers de soldats américains sur son sol, apparemment pour la protéger contre la RPDC, même si la Corée du Nord est plus faible militairement que son homologue sur la péninsule, dispose d’un équipement et de systèmes d’armes moins avancés et si ses dépenses militaires ne correspondent qu’à un quart de celles de Séoul. La Corée du Sud renonce à son contrôle souverain sur sa propre armée, le cédant de jure au commandement américain dans les périodes d’urgence et sinon de facto à son contrôle. Cela reflète l’histoire du pays. Il a commencé comme un régime de collaborateurs avec les Japonais, des collaborateurs qui ont fait passer leur collaboration aux nouveaux seigneurs américains à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Pendant ce temps, au nord, ce sont les guérilleros qui ont combattu la colonisation japonaise et ont donné leurs vies pour l’affranchissement de la Corée du contrôle étranger qui ont fondé le gouvernement à Pyongyang. Alors, comme aujourd’hui, une moitié de la péninsule de Corée manifestait une farouche indépendance, tandis que l’élite de l’autre moitié se soumettait à un colosse impérialiste (contrairement à un mouvement populaire de guérilla dans le Sud qui a cherché, sans succès, à secouer le joug de l’oppression des gouvernements collaborationnistes et de leur suzerain étasunien).

L’hostilité de la Corée du Sud à l’égard de son voisin du Nord favorable à l’indépendance, parallèlement aux sept décennies ou presque d’agression ouverte des États-Unis contre la RPDC, est directement responsable de la fermeture et du caractère de pays garnison autoritaire de l’État nord-coréen. L’orientation anti-démocratie libérale du pays n’est pas l’expression d’une préférence idéologique pour un État policier plutôt que de droit, mais une adaptation à une réalité géopolitique. La nature de l’État nord-coréen, sa stratégie militaire et ses programmes d’armement nucléaire et de missiles sont des conséquences de son engagement idéologique pour l’indépendance, jointes à ses difficultés à tracer une voie indépendante au milieu de voisins hostiles et beaucoup plus forts dont le patron étasunien insiste sur la soumission nord-coréenne.

Lorsque le jeune État bolchevique était entouré d’ennemis plus forts que les Bolcheviques sous de nombreux aspects, Lénine a soutenu que laisser la liberté de s’organiser aux ennemis de la révolution serait auto-destructeur. « Nous ne souhaitons pas nous éliminer nous-mêmes en nous suicidant et par conséquent nous ne le ferons pas », a déclaré le dirigeant bolchevique. En se ralliant volontairement à une démocratie libérale sans restriction – une société ouverte – la Corée du Nord mettrait également en péril le projet nationaliste ce qui se traduirait par une faillite qu’elle s’infligerait à elle-même.

La RPDC est aussi critiquée pour être une cause perdue économiquement, bien que ses souffrances économiques soient presque invariablement exagérées. Néanmoins, près de soixante-dix ans de guerre économique et les contraintes de maintenir une armée assez forte pour dissuader l’agression de voisins hostiles et de leur patron impérialiste ont nécessairement des conséquences néfastes. Essayer de faire tomber la RPDC en lui imposant des sanctions commerciales, travailler à couper Pyongyang du système financier mondial et pousser le pays à une position où il a été contraint de faire de lourdes dépenses de défense pour survivre (on estime que Pyongyang alloue 15% à 24% de son PIB à sa défense, comparés aux 2.6% de la Corée du Sud et aux 3.3% des États-Unis), puis attribuer ses difficultés économiques au fait qu’elle n’est pas une « économie de marché », comme Washington l’a fait, est extrêmement malhonnête.

Peut-être est-ce une façon de mesurer le bellicisme des États-Unis que leurs menaces de guerre soient traitées comme assez routinières pour pouvoir être mentionnées négligemment dans la presse sans soulever beaucoup d’attention ou susciter des protestations. Selon un calcul, les États-Unis ont été en guerre pendant 224 des 241 années de leur existence. Dans le contexte de leur culte permanent et dévot à Mars [le dieu de la guerre, NdT], l’examen par Washington des mérites de l’engagement dans une nouvelle guerre fait de cette dernière éruption de belligérance un spectacle familier. Cela pourrait expliquer la tranquillité avec laquelle la possibilité d’une intervention militaire contre la Corée du Nord a été accueillie. Ce qui contribue à la tranquillité est la réalité que la guerre avec la RPDC ne requerrait pas la participation de l’immense majorité des citoyens américains, mis a part leurs applaudissements aux tribunes. Cela, joint à la totale diabolisation de la Corée du Nord, rend une intervention militaire (si elle devait se faire) facile à accepter pour le public américain, ou du moins à la repousser aux marges de leur conscience.

La révélation que la Maison Blanche envisage une action militaire contre sa victime de longue date a été discrètement insérée dans un article du Wall Street Journal, et on a pensé qu’elle portait si peu à conséquence qu’elle ne méritait même pas de figurer en première page. Au lieu de quoi, le gros titre de l’article mentionnait que la Corée du Nord avait lancé « quatre missiles balistiques dans les eaux au large de la côte, dit la Corée du Sud », conformément à la représentation de la RPDC comme signe de menace. Par conséquent, l’annonce qu’une frappe militaire américaine est envisagée contre la Corée du Nord pourrait être considérée comme une réponse légitime à une prétendue provocation de celle-ci, plutôt que de présenter plus raisonnablement l’essai de lancement de missiles balistiques comme une réaction légitime à près de soixante-dix ans de belligérance étasunienne.

Certains progressistes, préoccupés par le rythme croissant des bruits de sabre américains contre Pyongyang, adjurent Washington de négocier un traité de paix avec la RPDC en échange, pour la Corée du Nord, de refaire la folie de Kadhafi et de démanteler ses programmes d’armement nucléaire et de missiles balistiques. L’idée que les États-Unis rendront la pareille n’est jamais prise en compte et elle est vue comme chimérique. L’arrangement préféré est celui d’un apartheid des armes nucléaires où les États-Unis et leurs subalternes conservent leurs armes nucléaires comme une nécessité « évidente » d’autodéfense et un rempart contre le « chantage nucléaire », tandis qu’on attend du reste du monde qu’il se soumette volontairement au chantage nucléaire des États-Unis et des membres établis du club de l’armement nucléaire.

Presque tout aussi chimérique, cependant, est l’idée que la RPDC renoncera à ses armes nucléaires et aux moyens de les lancer. Les États-Unis ont involontairement créé des conditions qui rendent un programme nord-coréen d’armement nucléaire presque inévitable, et tout à fait adéquat du point de vue de Pyongyang. Pour une dissuasion nucléaire, non seulement il oblige Washington à une extrême circonspection dans le déploiement de ses moyens militaires contre la RPDC, il permet aussi à Pyongyang de réduire ses dépenses en dissuasion conventionnelle, libérant des ressources pour son économie civile. Les armes nucléaires sont rentables. Cette réflexion est implicite dans la « politique nord-coréenne du Byungjin », « le ‘programme à deux voies’ visant à construire l’économie et l’armement nucléaire, défini dans la résolution adoptée par la 7e congrès du Parti des travailleurs de Corée en mai dernier, comme son ‘orientation stratégique permanente’ ».

James Clapper, l’ancien chef du renseignement américain a dit au groupe de réflexion dirigé par Wall Street, The Council on Foreign Relations, d’oublier de négocier un accord nucléaire avec Pyongyang. « Je pense que l’idée d’obtenir des Coréens du Nord qu’ils se dénucléarisent est une cause perdue, a dit Clapper en octobre dernier. Ils ne vont pas le faire. C’est leur ticket de survie. Et j’ai eu un avant-goût de cela, lorsque j’étais là-bas, sur à quoi le monde ressemble de l’endroit où ils se trouvent. Et ils sont assiégés… Donc l’idée de renoncer à leur capacité nucléaire, quelle qu’elle soit, est une ineptie pour eux. »

« Donc un genre de négociations comme avec l’Iran, qui fixerait un plafond ou une suspension n’est pas envisageable – votre expérience diplomatique en déduit que c’est peu susceptible d’arriver », lui a-t-on demandé.

Clapper a répondu : « Je ne le pense pas. »

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par M pour le Saker francophone

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