État d’urgence : l’État policier pour éluder tout bilan critique: et tout cela,sous un gouvernement « socialiste », …

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État d’urgence : l’État policier pour éluder tout bilan critique

Paris, le 19 novembre 2015 — L’Assemblée nationale a voté aujourd’hui le projet de loi sur la refonte de l’état d’urgence1, adopté en extrême urgence dans un climat de surenchère autoritaire sans précédent. La Quadrature du Net s’inquiète de plusieurs mesures contenues dans la loi, notamment concernant les perquisitions informatiques, la censure d’Internet et la liberté d’association. À rebours de toute réflexion de fond sur les causes profondes des attentats et la manière de régler une situation complexe, la classe politique dans son ensemble se désavoue elle-même en répondant par la restriction générale des libertés publiques à une attaque sans précédent contre nos libertés.
pour votre sécurité

Si le projet de loi précise et actualise un certain nombre de points, notamment en rouvrant une possibilité de recours administratif, La Quadrature du Net regrette profondément qu’il soit refondu dans des délais rendant impossible un examen serein et un débat éloigné des émotions actuelles. Les modifications qui sont faites sur le texte ne sont pas anodines et touchent profondément aux libertés fondamentales. La Quadrature du Net appelle les sénateurs qui voteront le texte demain à adopter des amendements visant à restreindre la portée temporelle de l’état d’urgence, à renforcer le contrôle judiciaire et à borner strictement toutes les mesures exceptionnelles afin d’éviter toute utilisation de l’état d’urgence à des fins autres que celles ayant justifié sa déclaration.

En effet, les mesures votées sous pression du gouvernement par les députés en ce jour touchent aux fondements des libertés publiques et individuelles :

  • Tout d’abord sur la prorogation de 3 mois de l’état d’urgence, qui n’est pas justifiée par d’autres motifs que celle de s’affranchir du principe de séparation des pouvoirs. Depuis le début de l’état d’urgence samedi dernier, nombre de perquisitions administratives conduites le sont pour des affaires relevant du droit commun, sans aucun lien avec la lutte antiterroriste, et préfigurent un État policier que la prorogation de trois mois risque de banaliser.
  • Au sujet de la perquisition administrative, l’extension aux appareils électroniques et informatiques ne se limite pas à la copie des éléments trouvés sur les appareils, mais permet également la saisie de l’ensemble des éléments et documents « accessibles à partir du système initial ou disponibles pour le système initial ». En dehors de tout contrôle strict par l’autorité judiciaire, c’est donc open bar pour aller chercher de façon extrêmement large n’importe quelle information sur n’importe quel appareil électronique ou informatique de résidents français, et notamment toute information accessible via des identifiants, mots de passe collectés lors d’une perquisition, tout contenu stocké sur Internet, etc.
  • Les députés ont également voté un amendement permettant au Ministre de l’Intérieur de faire bloquer sans délai tout site Internet « faisant l’apologie du terrorisme ou provoquant à des actes de terrorisme ». Ce blocage administratif et secret, instauré avec la loi antiterrorisme de 2014 qui confiait déjà cette possibilité aux services de police, ne bénéficiera d’aucun contrôle judiciaire (pas même celui de la CNIL prévu en temps normal).
  • En ce qui concerne l’assignation à résidence, il est à noter que la nouvelle rédaction allège sensiblement les conditions nécessaires à cette mesure gravement attentatoire aux libertés individuelles : là où le texte de 1955 demandait que l’ « activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre publics », le projet de loi prévoit quant à lui de s’appliquer au personnes pour lesquelles il existe des « raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre publics », formulation beaucoup plus large et floue. Aucune définition des « raisons sérieuses » n’est donnée. L’étude d’impact explique que les personnes visées sont celles « qui ont appelé l’attention des services de police ou de renseignement par leur comportement ou leurs fréquentations, propos ou projets ». Cette mesure laisse donc la porte ouverte à des interprétations très larges, d’autant plus graves que les mesures prises en état d’urgence ne sont pas garanties par l’intervention du juge judiciaire.
  • De même, le texte précise que cette assignation se fera sur des lieux déterminés par le Ministre de l’Intérieur, ce qui ouvre la voie aux pires demandes de rétention évoquées dans la classe politique (certains ayant évoqué des « camps d’internement »), avec possibilité de placement sous bracelet électronique.
  • Concernant la dissolution de groupes et d’associations, la procédure permet une interprétation très large et donc une atteinte grave à la liberté d’association, en décrivant des associations qui « participent à la commission d’actes portant une atteinte grave à l’ordre public, ou dont les activités facilitent cette commission ou y incitent », ce qui permettrait d’y inclure nombre d’associations promouvant, par exemple, l’utilisation de technologies de chiffrement qui sont utilisées certes par des criminels, mais surtout principalement par de nombreux citoyens innocents. Cette crainte est renforcée par le fait que les pouvoirs extraordinaires conférés au pouvoir administratif par l’état d’urgence sont actuellement utilisés pour des affaires sans lien avec l’anti-terrorisme.

« Le débat et le vote de la loi sur l’état d’urgence à l’Assemblée nationale montrent que les députés et le gouvernement sont dans le déni complet de la situation actuelle. Ce vote marqué par une ambiance d’acharnement contre l’État de droit et la séparation des pouvoirs montre que la France est bien loin d’avoir entrepris le travail nécessaire à un vrai règlement du risque terroriste dans toute sa profondeur. Nous appelons les citoyens à marquer leur désapprobation auprès de leurs représentants de manière très claire, puisque c’est au nom de leurs craintes que les députés, paniqués, sacrifient aujourd’hui les libertés. Ils croient ainsi créer un illusoire sentiment de sécurité en mettant en place, pour plusieurs mois, un État réellement policier2. Devant ce vote en sur-urgence3, il ne nous reste plus guère que la possibilité de documenter le désastre, en espérant un sursaut proche. » déclare Adrienne Charmet, coordinatrice des campagnes de La Quadrature du Net.

La Quadrature du Net vous invite à appeler vos députés pour leur demander d’ouvrir une enquête parlementaire d’investigation sur les lois de surveillance et antiterroristes : la réponse aux attentats ne peut pas être qu’une baisse des libertés ! Agissez maintenant pour demander un vrai bilan !

  • 1. Le texte a été adopté à 551 voix contre 6.
  • 2. La principale caractéristique de l’état d’urgence étant de placer entre les mains de la police les prérogatives normalement attribuées au pouvoir judiciaire
  • 3. Texte présenté en conseil des ministres mercredi matin, en commission des lois de l’Assemblée nationale le même jour, votée à l’Assemblée nationale jeudi matin, en Commission des lois du Sénat jeudi après-midi, au Sénat vendredi matin
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Une opinion de Karim Sheikh Hassan, avocat au barreau de Bruxelles, piquée dans la « Libre »,…

Une opinion de Karim Sheikh Hassan, avocat au barreau de Bruxelles, piquée dans la « Libre »,… À noter toutefois, qu’il y a encore 4 ans, sous la « sinistre » « dictature » de Assad, le peuple syrien vivait encore en paix. Comme toujours, cette guerre « civilee,  est partie d’ une des frontières de la Syrie, de la part d’ opposants « démocrates », venue et fomentée de l’ extérieur. Elle n’ a plus cessé de s’ étendre, … De plus la Syrie de Assad accueillait des centaines de milliers de réfugiés, fuyant les guerres d’ agressions déclenchées par les Ricano-occidentaux, …

Début avril, plusieurs naufrages ont coûté la vie à plus d’un millier de personnes qui tentaient de rejoindre le continent européen. Ces tragédies ont suscité un ballet de réactions désolées des responsables européens qui semblaient enfin prendre la mesure de l’ampleur de la catastrophe. Le cynisme de cette prétendue prise de conscience des dirigeants européens semblait déjà évident tant cette hécatombe était prévisible. Elle était en effet la conséquence logique d’une politique migratoire essentiellement sécuritaire et mortifère.

Aujourd’hui, force est de constater que les mesures prises à la suite de ces naufrages sont plus irresponsables que jamais. Le conseil extraordinaire qui a suivi la série de drames survenus en avril n’a fait que renforcer l’orientation résolument sécuritaire des politiques européennes. La première mesure « majeure » a été de renforcer Frontex, agence investie d’une double fonction.

D’une part, elle a pour mission première de renvoyer les migrants dans leurs contrées. D’autre part, elle s’occupe également de conclure des accords avec les pays de départ pour que ces derniers s’occupent des migrants en amont. Elle externalise ainsi un maximum leur prise en charge, évitant de s’embarrasser des standards européens de protection des droits de l’homme.

Par le renforcement de Frontex, l’UE consolide délibérément sa forteresse, augmentant les risques pris par les migrants pour rejoindre le continent et donc leurs chances d’y laisser leur peau.

La deuxième mesure « phare » a été de donner plus de moyens financiers à l’opération Triton dont la mission est essentiellement de surveiller les embarcations dans les eaux territoriales européennes. Si l’on peut se réjouir d’un tel refinancement, cette avancée semble tout de même bien insuffisante. En effet, l’objectif de cette mission reste prioritairement la surveillance et l’interception des passeurs, contrairement à l’opération Mare Nostrum qui l’avait précédée et dont l’objectif était de sauver les embarcations en danger et ce jusqu’aux côtes libyennes. Or, il semble évident que ce n’est pas en se contentant de neutraliser certains passeurs et d’augmenter les moyens mis en œuvre pour détruire des embarcations que l’UE trouvera une solution globale qui évitera de futurs naufrages.

En parallèle, l’Union reste désespérément incapable de définir une politique plus juste permettant d’accueillir ces personnes risquant leurs vies pour traverser la Méditerranée. Cette incapacité patente est d’autant plus terrible que les Etats de l’UE savent que l’écrasante majorité des migrants fuient un contexte désastreux où ils subissent les affres de la guerre ou de la misère.

En effet, selon les sources officielles (l’OIM notamment), la majorité des naufragés des derniers mois proviennent de l’Érythrée et de la Syrie. Ces deux pays ont pour point commun d’être dirigés par des dictatures d’une violence inouïe, de vivre une catastrophe humanitaire terrible et pour le cas de la Syrie une des guerres les plus meurtrières des dernières années. Dans les deux cas, comme d’ailleurs dans tous les phénomènes migratoires, la grande majorité des réfugiés s’installent dans des pays avoisinants.

Ainsi, par exemple, plus d’un million de Syriens se sont réfugiés au Liban alors que la population initiale de ce pays n’était que de 3 millions et demi d’habitants. A la lumière de ces constats, l’incapacité des 28 ministres de l’intérieur réunis cette semaine à organiser la répartition de 40 000 demandeurs d’asile syriens et érythréens dans le territoire européen a de quoi faire froid dans le dos. Et ce d’autant plus quand on analyse ce chiffre à l’aune de l’estimation du Haut-commissaire aux Droits de l’Homme pour les Nations Unies, selon laquelle l’UE pourrait accueillir un million de nouveaux réfugiés sur son territoire sans en subir de conséquences négatives.

De manière plus générale, doit-on réellement blâmer les populations issues des autres pays africains et orientaux dont l’histoire a été marquée par une relation de pillage quasi systématique de leurs richesses (via entre autres la colonisation, les plans d’ajustement structurels, la fuite des cerveaux et immigration sélective, l’ingérence politique et économique et maintenant le réchauffement climatique…) ? Ne serait-il pas temps d’installer des canaux légaux d’immigration qui permettraient d’éviter que, dans les dix prochaines années, plus de 22 400 personnes ne périssent à nouveau en mer ?

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L’ OTAN, cette alliance militariste et impérialiste ricano-occidentales n’ est pas là « pour nous protéger » (sic), mais bien pour massacrer en masses, menées de nouvelles guerres de pillage colonialiste partout dans le Monde, de nouvelles occupations dans des pays conquis et détruits, assurer la domination capitaliste américaine, modèle unique et éternelle:

Roger Romain
1 h ·
L’ OTAN, cette alliance militariste et impérialiste ricano-occidentales n’ est pas là « pour nous protéger » (sic), mais bien pour massacrer en masses, menées de nouvelles guerres de pillage colonialiste partout dans le Monde, de nouvelles occupations dans des pays conquis et détruits, assurer la domination capitaliste américaine, modèle unique et éternelle:
Gaffe nucléaire de l’OTAN
Par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, 09 août 2019
ilmanifesto.it
Région : États-Unis, L’Europe
Thème: Guerre USA OTAN, Militarisation
Analyses: Nucléaire (guerre et énergie)
Que les États-Unis gardent des bombes nucléaires dans cinq pays de l’OTAN -Italie, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et Turquie- est prouvé depuis longtemps (en particulier par la Fédération des scientifiques américains – FAS). Mais l’OTAN ne l’a jamais admis officiellement. Cependant quelque chose vient de déraper.
Dans le document “A new era for nuclear deterrence ? Modernisation, arms control and Alien nuclear forces”, publié par le sénateur canadien Joseph Day pour le compte du Comité Défense et Sécurité de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, le “secret” a été révélé. À travers la fonction “copié-collé”, le sénateur a par mégarde reporté dans son document le paragraphe suivant (numéro 5), extrait d’un rapport OTAN réservé :
“Dans le contexte OTAN, les États-Unis ont déployé dans des positions avancées en Europe environ 150 armes nucléaires, spécifiquement les bombes de gravità B61. Ces bombes sont stockées dans six bases étasuniennes et européennes – Kleine Brogel en Belgique, Buchel en Allemagne, Aviano et Ghedi-Torre en Italie, Voikel en Hollande et Incirlik en Turquie.
Dans l’hypothétique scénario où elles seraient nécessaires, les bombes B61 peuvent être transportées par des avions USA ou européens à double capacité”. (Note de RoRo: les nouveaux F35 belges, achetés aux Ricains, sans doute ???).
Accusant la Russie de garder dans son propre arsenal de nombreuses armes nucléaires tactiques, le document affirme que les armes nucléaires déployées par les USA dans des positions avancées en Europe et Anatolie (c’est-à-dire à proximité du territoire russe) servent à “assurer l’ample implication des Alliés dans la mission nucléaire de l’OTAN et la confirmation concrète de l’engagement nucléaire USA pour la sécurité des alliés européens de l’OTAN”.
Dès que le document du sénateur Joseph Day a été publié en ligne, l’OTAN est intervenue en l’effaçant et en le re-publiant ensuite en version amendée. Trop tard cependant. Certains sites (avant tout le belge De Morgen) l’avaient déjà enregistré dans sa version originale complète. En ce point l’imprudent auteur a couru aux abris, en écrivant sur ‘The Washington Post‘ qu’il s’agissait simplement d’une ébauche pour la rédaction d’un rapport de l’Assemblée parlementaire OTAN qui sera publié en novembre. Mais il n’a pas pu nier ce qui avait été écrit dans le paragraphe reporté dans le rapport réservé OTAN.
Ceci confirme ce que depuis des années nous documentons dans il manifesto [16 Decembre 2015]: à Aviano (Province de Pordenone) des chasseurs USA F-16C/D sont prêts à l’attaque nucléaire avec 50 bombes B61 (nombre estimé par la Fédération des scientifiques américains) ; à Ghedi Torre (Province de Brescia) des Tornado PA-200 italiens sont prêts à l’attaque nucléaire sous commandement étasunien avec 20 bombes B61. À partir de 2020 les B61 seront remplacées par les B61-12, destinées notamment aux nouveaux chasseurs F-35.
Tout cela en violation du Traité de non-prolifération, ratifié aussi bien par les USA que par l’Italie. Pendant que le Parlement se déchire sur le TAV, mais pas sur la Bombe, que tacitement il approuve à l’unanimité.
Manlio Dinucci
Article original en italien :
Gaffe nucleare della Nato
Édition de vendredi 9 août 2019 de il manifesto
Traduit de italien par Marie-Ange Patrizio Cenzato
La source originale de cet article est ilmanifesto.it
Copyright © Manlio Dinucci, ilmanifesto.it, 2019
htthttps://www.mondialisation.ca/gaffe-nucleaire-de-lotan/5635966ps://www.mondialisation.ca/gaffe-nucleaire-de- lotan/5635966

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Le combat pour la paix ne revêt plus les habits d’autrefois. Souvent, il évoque les grandes manifestations pacifistes contre la guerre du Vietnam, ou le mouvement hippie. L’indignation face aux massacres commis dans des pays lointains, le refus de laisser des centaines de milliers de jeunes mourir pour des guerres dont on ne voit pas le sens.

Le combat pour la paix ne revête plus les habits d’autrefois. Souvent, il évoque les grandes manifestations pacifistes contre la guerre du Vietnam, ou le mouvement hippie. L’indignation face aux massacres commis dans des pays lointains, le refus de laisser des centaines de milliers de jeunes mourir pour des guerres dont on ne voit pas le sens.

Le combat pour la paix ne revête plus les habits d’autrefois

Quelle guerre aujourd’hui ?

Aujourd’hui la guerre est différente. La guerre, au sens militaire, se mène maintenant avec peu d’hommes, mais beaucoup de moyens. Sa déclaration se fait avec peu de publicité, mais son déroulement de nombreuses victimes, exclusivement loin de ceux qui les décident. Dans des salons ministériels, on décrète désormais « l’intervention » dans tel ou tel pays. Pour y défendre la démocratie, les droits de l’homme ou, comble de l’oxymore, la paix. Son opposition est réduite par ses instigateurs à de l’égoïsme. Obama est lâche de ne pas intervenir en Syrie, alors que le gouvernement belge est « solidaire » avec les Syriens dès lors qu’il décide d’y envoyer des avions de chasse.

Or, je reste convaincu que la construction de la paix, passe, en définitive, par le refus de la guerre. Ce raisonnement ne part pas, comme on l’en accuse souvent, d’une déconnexion de la réalité, d’une non-acceptation béate de la violence ou d’une naïveté infantile sur les raisons d’être des conflits de guerre.

Refuser la guerre, vouloir la paix

Le refus de la guerre part d’un constat simple, c’est que les guerres ne servent à rien. Ou plus précisément, elles ne réussissent pas à instaurer la paix et la fin de la violence. Je laisse à d’autres la tâche de démontrer quels intérêts, financiers ou géopolitiques, elles ont réussis à servir.

Que l’on regarde les interventions militaires en Libye, qui ont mené à la destruction du pays, à la guerre civile généralisée et au massacre de centaines de milliers de personnes ; que l’on interroge l’efficience des militaires de l’ONU en Afrique ; que l’on se remémore le bombardement de Sarajevo lors du démembrement sanglant de la Yougoslavie ; que l’on détaille l’anéantissement inouï de l’entièreté d’un pays et d’un peuple comme l’Irak ; un bilan se dessine : la guerre amène la guerre.

Elle amène la violence, le chaos, la loi du plus fort, le pillage barbare des ressources, la négation de tout droit et de toute sécurité. Elle échoue inéluctablement aux objectifs de construction de stabilité, de paix, de respect des droits ou de la sécurité des populations concernées.

Dans les pays non-Occidentaux on récolte des morts, du chaos et du sang. Par chez nous, on récolte coûts budgétaires faramineux, propagande nauséabonde et l’abolition de la vérité et du débat.

Où que l’on soit, comme le déclarait Rudyard Kipling « la première victime de la guerre, c’est la vérité ». Les discussions se nourrissent de chiffres faussés, de faits incorrects, de vues partielles et partiales.

Pacifisme et radicalité

Le terme « radical » est aujourd’hui sali, en particulier par les mouvements islamistes et leurs sbires. Que peut donc bien vouloir dire être « radicalement pacifiste » ? Être radical, c’est prendre les problèmes à la racine. Et quelles sont les racines de la guerre ?

Si les bandes armées, les meurtres et le sang en sont les embranchements et le feuillage, les racines de la guerre sont indiscutablement les production et vente d’armes, à qui peut se les offrir, la déstabilisation systématique des régimes étrangers, les manœuvres d’ingérence extérieure, de financement d’organisations locales, et l’état d’inégalité commerciale et géopolitique permanent dans lequel sont maintenus, joug sur la nuque, des milliards d’êtres humains.

En exemples concrets, ce sont entre autres les achats de diamants issus de la région des Grands Lacs, les ventes d’armes à l’Arabie Saoudite, le financement de groupes djihadistes à des fins géopolitiques en Syrie ou encore la désagrégation manu militari du régime libyen par des forces militaires occidentales.

Dans la jeunesse…et dans la rue ?

Le combat pour la paix a souvent été l’apanage de la jeunesse. Dans l’imaginaire collectif en ce qui concerne la guerre du Vietnam, comme dans l’histoire récente lors des manifestations de masse contre la guerre en Irak en 2003, aux USA et ailleurs.

Chez les jeunes, la guerre est rarement populaire, et c’est tant mieux. Mais est-t-on pour autant opposés à la guerre ? Favorables à la paix ? De nombreux jeunes ont par exemple l’impression d’avoir une position qui permet moins de violence et moins de morts lorsqu’ils se déclarent favorables à des interventions ci-et-là dans le monde. Si cet état de fait existe, c’est autant la faute des journalistes médiocres que des politiciens hypocrites.

Démasquer, et imposer

Pour se lever et atteindre cette aspiration de paix, grandiose mais indispensable, le pacifisme radical doit pénétrer la jeunesse dans toutes ses couches et toutes ses composantes, et ne pas se limiter aux cercles restreints de l’activisme traditionnel. La jeunesse peut dès aujourd’hui se lever. Contre les bombardements en Syrie, vecteurs de guerre et de chaos. Contre l’achat d’avions de chasse par son gouvernement, en contexte d’austérité et de sous-financement systématisé de tout ce qui fait, en réalité, dès lors qu’on s’éloigne du discours patriotique pédant et agressif, la grandeur d’un pays : son éducation, ses soins de santé et son développement humain.

Si la jeunesse peut se lever contre ces atrocités et ces indignités, alors elle le doit. Mais c’est aussi le défi que la jeunesse, avec d’autres, doit relever aujourd’hui : démasquer les faiseurs de guerre, et imposer une réelle politique de paix.

Nicolas Pierre, étudiant en médecine à l’UCL
Photos : collectif Kasnyi

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-Désiré MOUFFE: était militant communiste. Devenu résistant, il fut arrêté et mourut à Breendonk où il rencontra un autre Courcellois bien connu: François Druine. Chaque année, jusque dans les années ’80, une délégation de la section courcelloise du Parti allait déposer une couronne de fleurs sous la plaque commémorative apposée sur la façade de l’ habitation au 150 de la rue des Quatre Seigneuries

 

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U$A, la plus grande menace pour la Paix du Monde: ce pays-gangster veut dominer la planète et ne cesse pour cela de relancer ses moyens d’ agressions, de guerres impérialistes et de pillages colonialistes, …

Quelques heures après le retrait officiel vendredi par les États-Unis du plus important traité nucléaire au monde, le Pentagone a clairement annoncé son intention de cerner la Chine de missiles sur fond d’une course effrénée aux armements nucléaires.

S’adressant à des journalistes lors d’un voyage en Australie, le secrétaire américain à la défense, Mark Esper, a déclaré que le Pentagone déploierait des missiles interdits par le traité «le plus tôt possible». «Je préférerais d’ici quelques mois», a déclaré Esper.

 

Le déploiement de missiles à moyenne portée dans le Pacifique transformerait la côte chinoise et les îles du Pacifique environnantes en un front de bataille nucléaire mettant en danger la vie de milliards de personnes en Chine, en Corée, au Japon, à Taïwan et plus largement dans toute la région.

Le traité FNI, qui a été signé en 1987 par le président Ronald Reagan et son homologue soviétique Mikhaïl Gorbatchev, interdisait aux États-Unis et à la Russie de développer des missiles d’une portée de 500 à 5 000 km, ce qui signifiait que la majeure partie de l’ Europe et du Pacifique étaient interdits au stationnement de missiles nucléaires.

La signature du traité sur les Forces nucléaires de portée intermédiaire par Ronald Reagan et Mikhail Gorbachev de l’URSS à la Maison Blanche le 8 décembre 1987

Cependant, alors que les tendances technologiques modifiaient les équilibres militaires et que les États-Unis intensifiaient leur conflit avec la Chine, Washington en vint de plus en plus à considérer que ce traité de l’ère de la guerre froide était en contradiction avec son objectif d’encercler militairement Beijing, qui n’en était pas signataire.

Avec le déploiement potentiel des États-Unis des missiles nucléaires à quelques minutes en temps de vol de la partie continentale de Chine, les tensions seront placées sur le fil du rasoir, exposant l’immense population de la région au spectre de l’anéantissement nucléaire.

En réponse au retrait des États-Unis du traité FNI, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a averti que «le monde perdra un frein précieux sur la guerre nucléaire».

 

Un missile nucléaire Titan II

Daryl Kimball, directeur exécutif de l’Association du contrôle des armements, a déclaré que Trump «poursuivait une stratégie qui créerait les conditions pour une course aux armements dangereuse». Le Financial Times amis en garde, dans le même sens, contre «la réactivation de la course aux armements nucléaires» par Trump.

En défendant sa décision de placer des missiles dans une région densément peuplée à des milliers de kilomètres de l’Amérique, Esper a accusé la Chine de «transformer en armes les biens communs mondiaux à l’aide d’une économie prédatrice».

En d’autres termes, la Chine, en menant des activités économiques pacifiques, menace les États-Unis, ce qui devrait être contré par la menace de l’annihilation militaire.

«Nous sommes fermement convaincus qu’aucune nation ne peut ni ne devrait dominer l’Indo-Pacifique», a déclaré Esper, un homme qui représente un pays qui a mené une politique de faire «brûler, bouillir et chauffer à mort» (selon les mots du général de l’armée de l’air, Curtis Lemay) des centaines de milliers de civils japonais dans sa guerre pour conquérir le Pacifique.

Dans des commentaires ultérieurs, le secrétaire d’État Mike Pompeo, qui accompagne Esper lors de son voyage en Australie, a déclaré que les États-Unis étaient «endormis au moment du changement» en ce qui concerne le «danger» posé par la Chine.

Puis il a souligné à nouveau la déclaration d’Esper que la croissance économique pacifique de la Chine constituait une menace militaire pour les États-Unis.

«J’entendrai les gens parler des problèmes commerciaux et économiques séparément de la sécurité nationale», a déclaré Pompeo. «Qu’on ne s’y trompe pas, la capacité de la Chine, la capacité de l’Armée populaire de libération de faire exactement ce qu’elle fait est une conséquence directe des relations commerciales qu’ils ont construit.»

«Ils ont développé leur pays par le biais d’un ensemble de règles commerciales iniques. Ils ont donc pu développer leur économie à un rythme élevé», a déclaré Pompeo.

«Ces mêmes outils économiques sur lesquels le président Trump s’est tellement concentré sont ceux qui ont également permis à la Chine de faire tout ce qu’elle fait avec son armée», a-t-il ajouté.

En d’autres termes, il n’y a pas de frontière entre la coexistence pacifique et le conflit militaire. La croissance économique et le commerce sont eux-mêmes perçus comme des menaces militaires par Washington, et doivent être contrecarrés par les moyens allant de l’affrontement commercial aux menaces militaires jusqu’à la guerre totale.

Les propos de Pompeo sont conformes à la doctrine de la rivalité des grandes puissances contre la Russie et la Chine adoptée par le Pentagone l’année dernière, qui déclarait que «la concurrence des grandes puissances – et non le terrorisme – est désormais le principal objectif de la sécurité nationale des États-Unis.»

La conduite de tels conflits nécessitera une approche «pan-gouvernementale», a déclaré le Pentagone, ce que l’on appelle plus familièrement la guerre totale.

 

Unité de lancement de missiles Gryphon BGM-109G en Allemagne, le 18 novembre 1983. Le Gryphon était l’un des nombreux modèles éliminés par le Traité sur les Forces nucléaires à portée intermédiaire

Outre la fin du traité sur les FNI vendredi, les États-Unis ont lancé trois défis à l’égard la Chine.

  • Mercredi, la Banque centrale américaine (Fed) a abaissé le taux d’intérêt des fonds fédéraux dans une décision largement considéré comme visant à dévaluer le dollar et à améliorer les exportations américaines. Le mois dernier, Trump a déclaré que «les autres devises sont dévaluées par rapport au dollar, ce qui désavantage fortement les États-Unis», exigeant que la Fed prenne des mesures.
  • Jeudi, Donald Trump a annoncé une proposition visant à appliquer un droit de douane de 10 pour cent sur tous les produits chinois non encore soumis à des droits d’importation, y compris un large éventail de biens de consommation tels que les téléphones et autres produits électroniques.
  • Le même jour, les sénateurs démocrates se sont joints aux républicains pour adopter le budget militaire le plus important de l’histoire des États-Unis, renforçant ainsi considérablement la capacité des États-Unis à mener une guerre contre «une grande puissance».

Si aucune de ces actions n’est sérieusement discutée ou débattue dans les médias, c’est parce qu’il existe une entente entre les démocrates et Trump sur la nécessité de se préparer à la guerre avec la Chine. Comme le disait l’ancien président de la campagne Trump, Steve Bannon, «Celui qui remportera les élections, qu’il soit démocrate ou non, sera un aussi grand sinon plus grand faucon que Donald Trump […] Les démocrates sont aussi sévères [sur cette question] que les républicains.»

À certains égards, les démocrates sont encore plus radicales dans leur langage. Pour ne citer qu’un exemple, en juin, le candidat démocrate à la présidence, Pete Buttigieg, avait déclaré qu’un conflit avec la Chine constituait le fondement de «l’unité nationale».

«Le nouveau défi de la Chine nous offre une occasion de nous unir au-delà du clivage politique», a-t-il déclaré. «Au moins la moitié de la bataille est à l’intérieur du pays.»

 

Source : world socialist website

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Ali Aarrass, Venezuela, Haïti, Odessa, Laïcité, Gaza, Lula

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Des Infos de RCF (radio chrétienne francophone) Venezuela: « Le pape soutient le dialogue entre les représentants du gouvernement et l’opposition en vue d’un accord de paix. »

Des Infos de RCF (radio chrétienne francophone) Venezuela: « Le pape soutient le dialogue entre les représentants du gouvernement et l’opposition en vue d’un accord de paix. »

Roger Romain de Courcelles

Infos de Jemy Bayart:

je rappelle personnellement que le chef du gouvernement espagnol (un « socialiste ») mène le bal des pays européens, contre Maduro, et son régime à gauche, de la « gauche », …

Des Infos de RCF (radio chrétienne francophone)

Venezuela: « Le pape soutient le dialogue entre les représentants du gouvernement et l’opposition en vue d’un accord de paix.« 

Nota: « La Norvège a confirmé vendredi mener une médiation entre des représentants du pouvoir et de l’opposition au Venezuela, et n’a pas reconnu l’opposant Juan Guaido comme président » Le Quotidien Lux. 17/05/19

« En Colombie, les FARC dénoncent un plan visant à éliminer leurs leaders, 2 d’entre-eux ont été assassinés en 24 heures, ce qui porte à 135 anciens « rebelles » tués depuis la signature de l’accord de pays en novembre 2016 »

De quoi apporter le trouble dans l’esprit des lecteurs de « l’Express »(*), ce journal qui comme d’autres médias…

Voir l’article original 392 mots de plus

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Des Infos de RCF (radio chrétienne francophone) Venezuela: « Le pape soutient le dialogue entre les représentants du gouvernement et l’opposition en vue d’un accord de paix. »

Infos de Jemy Bayart:

je rappelle personnellement que le chef du gouvernement espagnol (un « socialiste ») mène le bal des pays européens, contre Maduro, et son régime à gauche, de la « gauche », …

Des Infos de RCF (radio chrétienne francophone)

Venezuela: « Le pape soutient le dialogue entre les représentants du gouvernement et l’opposition en vue d’un accord de paix.« 

Nota: « La Norvège a confirmé vendredi mener une médiation entre des représentants du pouvoir et de l’opposition au Venezuela, et n’a pas reconnu l’opposant Juan Guaido comme président » Le Quotidien Lux. 17/05/19

« En Colombie, les FARC dénoncent un plan visant à éliminer leurs leaders, 2 d’entre-eux ont été assassinés en 24 heures, ce qui porte à 135 anciens « rebelles » tués depuis la signature de l’accord de pays en novembre 2016 »

De quoi apporter le trouble dans l’esprit des lecteurs de « l’Express »(*), ce journal qui comme d’autres médias mais également une majorité de dirigeants de pays occidentaux, soutient fermement ce M. Guaido, cet homme, non seulement opposé au dialogue en vue de la paix -réclamée par la majorité des vénézuéliens- mais très favorable à une intervention militaire étasunienne… Il est à noter qu’à ce jour, M. Trump, actuel président étasunien, ne l’a pas suivi dans cette « aventure » dangereuse non seulement pour le continent sud américain, mais pour l’ensemble de l’humanité. Il en est de même pour tous conflits latents.

(*) Extrait de l’Express du 20/07/19: « Des pourparlers menés sous médiation de la Norvège sont en cours à La Barbade, dans les Caraïbes, entre des délégations du gouvernement du président Nicolas Maduro et de l’opposition dirigée par Juan Guaido reconnu par une cinquantaine de pays –dont la France– comme président intérimaire du Venezuela. »

Cet article laisse entendre que M. Guaido est favorable à ces pourparlers de paix, c’est le contraire. Par ailleurs, il est absolument regrettable que nos dirigeants soutiennent un personnage plutôt peu recommandable; ce n’est pas cela la diplomatie. Quant aux sanctions contre le Venezuela -et d’autres pays « amis »- elles ont de fait, pour but de favoriser un soulèvement populaire. Affamer le peuple, c’est inacceptable. Malheureusement, la majorité des dirigeants de l’U.E. suivent l’administration US dans sa politique interventionniste en pays souverains…

« Synode sur l’Amazonie prévu en octobre 2019 implique 8 pays d’Amérique Latine mais aussi un territoire français (le département de la Guyane); une assemblée des peuples autochtones de Guyane s’est tenue du 5 au 7 juillet, une centaine de personnes représentant les différentes composantes de la population guyanaise. L’évêque de Cayenne: « lorsque l’on se rencontre, on découvre finalement que nous sommes frères et sœurs, que notre sang est rouge, nous nous retrouvons sur les valeurs essentielles« …

Propos qu’en aucun cas un destructeur de la forêt brésilienne, doublé d’un raciste notoire ne pourrait tenir… Inutile de citer son nom. Lui et les siens, aux commandes du plus grand pays d’Amérique du Sud sont de fait soutenu par des chefs d’État « prisonniers » du mercantilisme, de l’absurdité des échanges. Il suffirait que l’accord Mercosur soit rejeté par cette Union Européenne, pour que cesse la destruction de la forêt Amazonienne et qu’enfin nos dirigeants mènent une véritable politique -raisonnable- en faveur de la nature, pour le bien de tous…

S’informer, c’est possible…

jmb

Publié dans Actualités et politique