État d’urgence : l’État policier pour éluder tout bilan critique: et tout cela,sous un gouvernement « socialiste », …

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État d’urgence : l’État policier pour éluder tout bilan critique

Paris, le 19 novembre 2015 — L’Assemblée nationale a voté aujourd’hui le projet de loi sur la refonte de l’état d’urgence1, adopté en extrême urgence dans un climat de surenchère autoritaire sans précédent. La Quadrature du Net s’inquiète de plusieurs mesures contenues dans la loi, notamment concernant les perquisitions informatiques, la censure d’Internet et la liberté d’association. À rebours de toute réflexion de fond sur les causes profondes des attentats et la manière de régler une situation complexe, la classe politique dans son ensemble se désavoue elle-même en répondant par la restriction générale des libertés publiques à une attaque sans précédent contre nos libertés.
pour votre sécurité

Si le projet de loi précise et actualise un certain nombre de points, notamment en rouvrant une possibilité de recours administratif, La Quadrature du Net regrette profondément qu’il soit refondu dans des délais rendant impossible un examen serein et un débat éloigné des émotions actuelles. Les modifications qui sont faites sur le texte ne sont pas anodines et touchent profondément aux libertés fondamentales. La Quadrature du Net appelle les sénateurs qui voteront le texte demain à adopter des amendements visant à restreindre la portée temporelle de l’état d’urgence, à renforcer le contrôle judiciaire et à borner strictement toutes les mesures exceptionnelles afin d’éviter toute utilisation de l’état d’urgence à des fins autres que celles ayant justifié sa déclaration.

En effet, les mesures votées sous pression du gouvernement par les députés en ce jour touchent aux fondements des libertés publiques et individuelles :

  • Tout d’abord sur la prorogation de 3 mois de l’état d’urgence, qui n’est pas justifiée par d’autres motifs que celle de s’affranchir du principe de séparation des pouvoirs. Depuis le début de l’état d’urgence samedi dernier, nombre de perquisitions administratives conduites le sont pour des affaires relevant du droit commun, sans aucun lien avec la lutte antiterroriste, et préfigurent un État policier que la prorogation de trois mois risque de banaliser.
  • Au sujet de la perquisition administrative, l’extension aux appareils électroniques et informatiques ne se limite pas à la copie des éléments trouvés sur les appareils, mais permet également la saisie de l’ensemble des éléments et documents « accessibles à partir du système initial ou disponibles pour le système initial ». En dehors de tout contrôle strict par l’autorité judiciaire, c’est donc open bar pour aller chercher de façon extrêmement large n’importe quelle information sur n’importe quel appareil électronique ou informatique de résidents français, et notamment toute information accessible via des identifiants, mots de passe collectés lors d’une perquisition, tout contenu stocké sur Internet, etc.
  • Les députés ont également voté un amendement permettant au Ministre de l’Intérieur de faire bloquer sans délai tout site Internet « faisant l’apologie du terrorisme ou provoquant à des actes de terrorisme ». Ce blocage administratif et secret, instauré avec la loi antiterrorisme de 2014 qui confiait déjà cette possibilité aux services de police, ne bénéficiera d’aucun contrôle judiciaire (pas même celui de la CNIL prévu en temps normal).
  • En ce qui concerne l’assignation à résidence, il est à noter que la nouvelle rédaction allège sensiblement les conditions nécessaires à cette mesure gravement attentatoire aux libertés individuelles : là où le texte de 1955 demandait que l’ « activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre publics », le projet de loi prévoit quant à lui de s’appliquer au personnes pour lesquelles il existe des « raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre publics », formulation beaucoup plus large et floue. Aucune définition des « raisons sérieuses » n’est donnée. L’étude d’impact explique que les personnes visées sont celles « qui ont appelé l’attention des services de police ou de renseignement par leur comportement ou leurs fréquentations, propos ou projets ». Cette mesure laisse donc la porte ouverte à des interprétations très larges, d’autant plus graves que les mesures prises en état d’urgence ne sont pas garanties par l’intervention du juge judiciaire.
  • De même, le texte précise que cette assignation se fera sur des lieux déterminés par le Ministre de l’Intérieur, ce qui ouvre la voie aux pires demandes de rétention évoquées dans la classe politique (certains ayant évoqué des « camps d’internement »), avec possibilité de placement sous bracelet électronique.
  • Concernant la dissolution de groupes et d’associations, la procédure permet une interprétation très large et donc une atteinte grave à la liberté d’association, en décrivant des associations qui « participent à la commission d’actes portant une atteinte grave à l’ordre public, ou dont les activités facilitent cette commission ou y incitent », ce qui permettrait d’y inclure nombre d’associations promouvant, par exemple, l’utilisation de technologies de chiffrement qui sont utilisées certes par des criminels, mais surtout principalement par de nombreux citoyens innocents. Cette crainte est renforcée par le fait que les pouvoirs extraordinaires conférés au pouvoir administratif par l’état d’urgence sont actuellement utilisés pour des affaires sans lien avec l’anti-terrorisme.

« Le débat et le vote de la loi sur l’état d’urgence à l’Assemblée nationale montrent que les députés et le gouvernement sont dans le déni complet de la situation actuelle. Ce vote marqué par une ambiance d’acharnement contre l’État de droit et la séparation des pouvoirs montre que la France est bien loin d’avoir entrepris le travail nécessaire à un vrai règlement du risque terroriste dans toute sa profondeur. Nous appelons les citoyens à marquer leur désapprobation auprès de leurs représentants de manière très claire, puisque c’est au nom de leurs craintes que les députés, paniqués, sacrifient aujourd’hui les libertés. Ils croient ainsi créer un illusoire sentiment de sécurité en mettant en place, pour plusieurs mois, un État réellement policier2. Devant ce vote en sur-urgence3, il ne nous reste plus guère que la possibilité de documenter le désastre, en espérant un sursaut proche. » déclare Adrienne Charmet, coordinatrice des campagnes de La Quadrature du Net.

La Quadrature du Net vous invite à appeler vos députés pour leur demander d’ouvrir une enquête parlementaire d’investigation sur les lois de surveillance et antiterroristes : la réponse aux attentats ne peut pas être qu’une baisse des libertés ! Agissez maintenant pour demander un vrai bilan !

  • 1. Le texte a été adopté à 551 voix contre 6.
  • 2. La principale caractéristique de l’état d’urgence étant de placer entre les mains de la police les prérogatives normalement attribuées au pouvoir judiciaire
  • 3. Texte présenté en conseil des ministres mercredi matin, en commission des lois de l’Assemblée nationale le même jour, votée à l’Assemblée nationale jeudi matin, en Commission des lois du Sénat jeudi après-midi, au Sénat vendredi matin
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Une opinion de Karim Sheikh Hassan, avocat au barreau de Bruxelles, piquée dans la « Libre »,…

Une opinion de Karim Sheikh Hassan, avocat au barreau de Bruxelles, piquée dans la « Libre »,… À noter toutefois, qu’il y a encore 4 ans, sous la « sinistre » « dictature » de Assad, le peuple syrien vivait encore en paix. Comme toujours, cette guerre « civilee,  est partie d’ une des frontières de la Syrie, de la part d’ opposants « démocrates », venue et fomentée de l’ extérieur. Elle n’ a plus cessé de s’ étendre, … De plus la Syrie de Assad accueillait des centaines de milliers de réfugiés, fuyant les guerres d’ agressions déclenchées par les Ricano-occidentaux, …

Début avril, plusieurs naufrages ont coûté la vie à plus d’un millier de personnes qui tentaient de rejoindre le continent européen. Ces tragédies ont suscité un ballet de réactions désolées des responsables européens qui semblaient enfin prendre la mesure de l’ampleur de la catastrophe. Le cynisme de cette prétendue prise de conscience des dirigeants européens semblait déjà évident tant cette hécatombe était prévisible. Elle était en effet la conséquence logique d’une politique migratoire essentiellement sécuritaire et mortifère.

Aujourd’hui, force est de constater que les mesures prises à la suite de ces naufrages sont plus irresponsables que jamais. Le conseil extraordinaire qui a suivi la série de drames survenus en avril n’a fait que renforcer l’orientation résolument sécuritaire des politiques européennes. La première mesure « majeure » a été de renforcer Frontex, agence investie d’une double fonction.

D’une part, elle a pour mission première de renvoyer les migrants dans leurs contrées. D’autre part, elle s’occupe également de conclure des accords avec les pays de départ pour que ces derniers s’occupent des migrants en amont. Elle externalise ainsi un maximum leur prise en charge, évitant de s’embarrasser des standards européens de protection des droits de l’homme.

Par le renforcement de Frontex, l’UE consolide délibérément sa forteresse, augmentant les risques pris par les migrants pour rejoindre le continent et donc leurs chances d’y laisser leur peau.

La deuxième mesure « phare » a été de donner plus de moyens financiers à l’opération Triton dont la mission est essentiellement de surveiller les embarcations dans les eaux territoriales européennes. Si l’on peut se réjouir d’un tel refinancement, cette avancée semble tout de même bien insuffisante. En effet, l’objectif de cette mission reste prioritairement la surveillance et l’interception des passeurs, contrairement à l’opération Mare Nostrum qui l’avait précédée et dont l’objectif était de sauver les embarcations en danger et ce jusqu’aux côtes libyennes. Or, il semble évident que ce n’est pas en se contentant de neutraliser certains passeurs et d’augmenter les moyens mis en œuvre pour détruire des embarcations que l’UE trouvera une solution globale qui évitera de futurs naufrages.

En parallèle, l’Union reste désespérément incapable de définir une politique plus juste permettant d’accueillir ces personnes risquant leurs vies pour traverser la Méditerranée. Cette incapacité patente est d’autant plus terrible que les Etats de l’UE savent que l’écrasante majorité des migrants fuient un contexte désastreux où ils subissent les affres de la guerre ou de la misère.

En effet, selon les sources officielles (l’OIM notamment), la majorité des naufragés des derniers mois proviennent de l’Érythrée et de la Syrie. Ces deux pays ont pour point commun d’être dirigés par des dictatures d’une violence inouïe, de vivre une catastrophe humanitaire terrible et pour le cas de la Syrie une des guerres les plus meurtrières des dernières années. Dans les deux cas, comme d’ailleurs dans tous les phénomènes migratoires, la grande majorité des réfugiés s’installent dans des pays avoisinants.

Ainsi, par exemple, plus d’un million de Syriens se sont réfugiés au Liban alors que la population initiale de ce pays n’était que de 3 millions et demi d’habitants. A la lumière de ces constats, l’incapacité des 28 ministres de l’intérieur réunis cette semaine à organiser la répartition de 40 000 demandeurs d’asile syriens et érythréens dans le territoire européen a de quoi faire froid dans le dos. Et ce d’autant plus quand on analyse ce chiffre à l’aune de l’estimation du Haut-commissaire aux Droits de l’Homme pour les Nations Unies, selon laquelle l’UE pourrait accueillir un million de nouveaux réfugiés sur son territoire sans en subir de conséquences négatives.

De manière plus générale, doit-on réellement blâmer les populations issues des autres pays africains et orientaux dont l’histoire a été marquée par une relation de pillage quasi systématique de leurs richesses (via entre autres la colonisation, les plans d’ajustement structurels, la fuite des cerveaux et immigration sélective, l’ingérence politique et économique et maintenant le réchauffement climatique…) ? Ne serait-il pas temps d’installer des canaux légaux d’immigration qui permettraient d’éviter que, dans les dix prochaines années, plus de 22 400 personnes ne périssent à nouveau en mer ?

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Un milliardaire, complètement désaxé, raciste, impérialiste et belliciste, aventuriste, à la tête du pays le plus dangereux, dominateur, colonialiste, de la planète se met maintenant en tête de pouvoir acheter des territoires, des pays, « amis » ou non, … Décidément, la course au profit, à l’ exploitation, n’ a plus de limites: toutes les nation satellisées, colonisées, s’ inclinent, via leurs laquais au pouvoir… Un jeu féodal et dangereux !

Un milliardaire, complètement désaxé, raciste, impérialiste et belliciste, aventuriste, à la tête du pays le plus dangereux, dominateur, colonialiste, de la planète se met maintenant en tête de pouvoir acheter des territoires, des pays, « amis » ou non, …

Décidément, la course au profit, à l’ exploitation, n’ a plus de limites: toutes les nation satellisées, colonisées, s’ inclinent, via leurs laquais au pouvoir… Un jeu féodal et dangereux !

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_donald-trump-et-le-groenland-un-etat-peut-il-racheter-un-territoire-d-un-autre-etat?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=Info&id=10296757

 

Donald Trump et le Groenland: un État peut-il racheter un territoire d’un autre État ?
Donald Trump est intéressé par l’achat du Groenland et il a annulé une visite chez la Première ministre danoise parce qu’il a peu apprécié la réaction du Danemark, qui a simplement dit que le Groenland n’était pas à vendre. Interrogé sur La Première, Olivier Corten, professeur de droit international à l’ULB décode les aspects juridiques de ce dossier: « De manière générale, les États peuvent conclure des accords territoriaux, donc ils peuvent admettre ou accepter des transferts de territoires moyennant des contreparties qui peuvent être financières. Il y a des précédents aux États-Unis eux-mêmes, qui ont notamment acheté la Louisiane à la France, la Floride à l’Espagne et l’Alaska à la Russie. Il y a donc des précédents et, sur le principe, ce n’est pas quelque chose qui est exclu par le droit international ».
« La formule de l’achat de territoire est peut-être un peu anachronique aujourd’hui. Sur le plan stratégique, le Groenland a évidemment une importance fondamentale — il suffit de regarder une carte du monde pour s’en rendre compte. Ce n’est donc pas étonnant qu’il y ait une demande ou une proposition des États-Unis, et ce n’est d’ailleurs pas la première fois que les États-Unis ont cette idée. Le président Truman avait lui aussi souhaité acheter le Groenland. Ce qui est peut-être étonnant par contre, c’est la réaction de Donald Trump au refus très clair à la fois du gouvernement danois et du gouvernement du Groenland, qui est d’annuler une visite. Il peut évidemment toujours annuler une visite, mais il laisse peut-être poindre là des espèces de velléités de sanction ou de réaction qui pourraient, si jamais les États-Unis allaient plus loin, devenir problématiques au regard du droit international, parce que c’est évidemment le droit souverain et entièrement discrétionnaire et libre du Danemark et du Groenland de refuser ce transfert de territoire », poursuit Olivier Corten.
Le Groenland en rouge – © TUBS Wikimedia Commons
Droit à l’autodétermination
« Le territoire du Groenland a un statut très particulier. Pendant longtemps, le Danemark a considéré que c’était une colonie. Il a ensuite modifié sa constitution pour donner les mêmes droits aux habitants du Groenland qu’aux Danois, et a donc considéré que ce n’était plus une colonie. Mais le gouvernement du Danemark a en revanche conclu une sorte d’accord dans le cadre du droit danois qui a reconnu au Groenland le droit à l’autodétermination. Si vous prenez donc l’accord de 2009 et que vous en lisez les premières lignes, il est très clair que le Danemark considère que le Groenland a le droit à l’autodétermination, c’est-à-dire qu’il suffit que le peuple du Groenland le décide pour qu’il obtienne son indépendance. Et dans ce contexte-là, le statut est effectivement très particulier, puisque le Danemark a reconnu un droit au peuple du Groenland à l’autodétermination et toute une série de droits en matière non seulement de gestion des affaires du Groenland en tant que tel, mais aussi dans les relations internationales. Tout ça pour dire que quand bien même on déciderait tout d’un coup à Copenhague que ce serait peut-être une bonne idée, ce qui n’est pas du tout le cas, il faudrait aussi prendre en compte l’avis du gouvernement du Groenland, qui a été négatif d’emblée », explique le professeur de droit.
La population a-t-elle son mot à dire?
« De manière générale, lorsque deux États décident d’un transfert de territoire — il y a eu des réaménagements territoriaux dans le passé ou de nouvelles configurations territoriales plus récentes, comme dans les Balkans en particulier — on ne demande pas nécessairement l’avis des populations locales. Donc, de manière générale, il n’y a pas une obligation de demander l’avis des populations locales. Mais lorsqu’il s’agit d’un territoire avec un statut bien particulier comme celui du Groenland, où le Danemark a reconnu un droit à l’autodétermination, alors c’est différent. Et de manière plus générale, pour tout ce qui concerne les colonies, à partir du moment où un droit à l’autodétermination est reconnu et un processus a été enclenché avec déjà des droits à l’autonomie et avec un gouvernement particulier de cette colonie, comme ici le gouvernement du Groenland, l’État colonial ne peut pas commencer à disposer de ce territoire, à le céder ou à le fractionner par exemple. Donc, à partir du moment où on a un statut particulier résultant du droit à l’autodétermination, il y a une sorte d’intégrité territoriale de ce territoire, même si ce n’est pas encore un État. C’est donc un régime particulier par rapport à la règle générale, qui est traditionnellement qu’on ne doit pas chaque fois demander l’avis des populations. Par exemple, on n’a pas demandé l’avis des populations des Cantons de l’Est en Belgique lorsqu’il y a eu un transfert de territoire de l’Allemagne à la Belgique », conclut-il.

 

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Biarritz est coupée du monde: l’ Ordre Nouveau revient, se réinstalle: ces gérants honnêtes des patrons, des banques, des multinationales capitalistes, amènent avec aussi 5.000 fonctionnaires sur place, pour les seconder, … Ce sont eux qui ramènent les travailleurs et les classes artificielles intermédiaires à l’ esclavage, … Ce sont eux qui restaurent la misère des peuples, par l’ exploitation sans limites des peuples, pour le profit !

Biarritz est coupée du monde: l’ Ordre Nouveau revient, se réinstalle: ces gérants honnêtes des patrons, des banques, des multinationales capitalistes, amènent avec aussi 5.000 fonctionnaires sur place, pour les seconder, …

Ce sont eux qui ramènent les travailleurs et les classes artificielles intermédiaires à l’ esclavage, … Ce sont eux qui restaurent la misère des peuples, par l’ exploitation sans limites des peuples, pour le profit !

Les champion de l’ordre néolibéral (États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Italie, Japon, Allemagne et France) sont autant détestés que les politiques qu’ils mènent à grands coups d’austérité, de privatisations, de répression, de mépris des classes dominées, de morgue et de suffisance.
Afin de tenir les opposants à leurs politiques mortifères éloignés et de conserver l’entre soi nécessaire à la préparation des mauvais coups qu’ils se préparent à porter, de nouveau, contre leurs populations, des mesures de sécurité draconiennes sont en place pour la 45ème édition du G7, du 23 au 26 août.

Écrit par le_pardem

biarritz G7

par le Parti de la démondialisation

le 22 août 2019

Les champions de l’ordre néolibéral (États-Unis, Royaume-Uni, Canada, Italie, Japon, Allemagne et France) sont autant détestés que les politiques qu’ils mènent à grands coups d’austérité, de privatisations, de répression, de mépris des classes dominées, de morgue et de suffisance.
Afin de tenir les opposants à leurs politiques mortifères éloignés et de conserver l’entre soi nécessaire à la préparation des mauvais coups qu’ils se préparent à porter, de nouveau, contre leurs populations, des mesures de sécurité draconiennes sont en place pour la 45ème édition du G7, du 23 au 26 août.

Biarritz est coupée du monde.
Des “mesures de sécurité“ inédites sont en place: Raid, GIGN, équipes cynophiles spécialisées dans la détection d’explosifs, Service de la protection (SDLP – Police nationale chargé de la protection rapprochée pour des dirigeants ou ex-dirigeants de la République), effectifs parisiens motorisés issus des Brav (brigades de répression de l’action violente), 90 escadrons de gendarmes mobiles et compagnies de CRS (près de 6 000 hommes) sont déployés à Biarritz et ses alentours … Le centre-ville de Biarritz est totalement bouclé : check point de la police nationale (badge nominatif et pièce d’identité) et circulation uniquement à pied. L’aéroport de Biarritz est exclusivement consacré aux délégations officielles, les gares de Biarritz, Bayonne, Guéthary, Boucau et Hendaye Les Deux-Jumeaux seront fermées. L’armée est mobilisée sur terre, dans les airs et en mer : rafales de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan, hélicoptères, batterie de missiles sol-air (installée près de Biarritz), frégate anti-sous-marine La Motte-Picquet, commandos marine, patrouilles de la Guardia civil (police espagnole) et fermeture temporaire de la frontière avec l’Espagne prévue…
La répression sur place n’est pas oubliée : le centre de rétention administrative d’Hendaye, utilisé pour les personnes étrangères en situation irrégulière, a été vidé de ses occupants et servira aux gardes à vue (100 cellules) ; des préfabriqués sont installés devant le palais de justice pour accueillir les prévenus avant leur comparution immédiate ; une dizaine de procureurs, de greffiers, de juges et de 70 avocats sont réquisitionnés pour une activité du parquet et du tribunal « H24“.
Comme l’a dit Castaner: « C’est tout le Pays basque qui doit être sécurisé, et même toute la France ».

Pour parvenir à leurs fins, les classes dominantes, nanties de leur arme de destruction massive des droits sociaux qu’est le néolibéralisme, ont provoqué une gigantesque crise mondiale systémique dont elles sont les seules à profiter. Tous les secteurs de la vie politique, économique, sociale, culturelle, ont été rongés pour laisser place à la marchandisation de tout ce qui pouvait l’être.

En ces temps d’offensive sans pitié ni relâche des néolibéraux, au plan international comme au plan national, avec le gouvernement de Macron mis en place pour parachever les contre réformes engagées par Sarkozy puis Hollande, sous l’impulsion de l’Union européenne, nous avons besoin de nous rafraichir la mémoire. Pour mieux affronter les forces qui bafouent la souveraineté des peuples, qui impulsent la concurrence de tous contre tous, nous vous proposons de lire ce texte qui met en lumière la chronologie des faits tout en montrant la lame de fond du néolibéralisme et ses conséquences désastreuses. Le détricotage, patient et systématique, du programme du Conseil national de la Résistance par le patronat, la loi de 1973, premier acte nous privant de la souveraineté monétaire (avant le Traité de Maastricht) qui nous fera entrer dans l’engrenage de l’euro monnaie unique au service exclusif du marché et en particulier de l’Allemagne, le tournant de la rigueur de 1982-1983, l’envol de la globalisation financière, la lutte obsessionnelle contre l’inflation et le choix du chômage pour la contenir, le consensus de Washington qui a inspiré les politiques publiques des décennies 1990 et 2000 à l’échelle planétaire, L’Union européenne, système le plus sophistiqué au monde pour construire une civilisation par le marché, dont la construction a été impulsée par les Etats-Unis à partir de 1942-1943, avec une accélération en 1945, la mondialisation instaurée comme stratégie…

Un vaste plan de reconstruction doit être entrepris d’urgence. Toutes les lois ayant contribué à provoquer ce désastre, l’amplifier et l’exploiter au profit des classes dominantes doivent être abrogées. Cette abrogation concerne la quasi-intégralité des lois, décrets et arrêtés appliqués en France depuis 1983. Sur cette période, aucun progrès, dans aucun domaine, n’a été enregistré et il serait plus simple de faire la liste des textes à conserver que celle des textes à abroger ! Il faut toutefois passer par l’abrogation, car si ces textes ne sont pas abrogés, ils restent force de loi. Toutes les réformes qui ont été menées sont en réalité des contre-réformes qui ne visaient qu’à diminuer le pouvoir du travail pour augmenter les intérêts du capital et à détruire le système de solidarité mis en place dans l’après-guerre.

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L’ OTAN, cette alliance militariste et impérialiste ricano-occidentales n’ est pas là « pour nous protéger » (sic), mais bien pour massacrer en masses, menées de nouvelles guerres de pillage colonialiste partout dans le Monde, de nouvelles occupations dans des pays conquis et détruits, assurer la domination capitaliste américaine, modèle unique et éternelle:

Roger Romain
1 h ·
L’ OTAN, cette alliance militariste et impérialiste ricano-occidentales n’ est pas là « pour nous protéger » (sic), mais bien pour massacrer en masses, menées de nouvelles guerres de pillage colonialiste partout dans le Monde, de nouvelles occupations dans des pays conquis et détruits, assurer la domination capitaliste américaine, modèle unique et éternelle:
Gaffe nucléaire de l’OTAN
Par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, 09 août 2019
ilmanifesto.it
Région : États-Unis, L’Europe
Thème: Guerre USA OTAN, Militarisation
Analyses: Nucléaire (guerre et énergie)
Que les États-Unis gardent des bombes nucléaires dans cinq pays de l’OTAN -Italie, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et Turquie- est prouvé depuis longtemps (en particulier par la Fédération des scientifiques américains – FAS). Mais l’OTAN ne l’a jamais admis officiellement. Cependant quelque chose vient de déraper.
Dans le document “A new era for nuclear deterrence ? Modernisation, arms control and Alien nuclear forces”, publié par le sénateur canadien Joseph Day pour le compte du Comité Défense et Sécurité de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, le “secret” a été révélé. À travers la fonction “copié-collé”, le sénateur a par mégarde reporté dans son document le paragraphe suivant (numéro 5), extrait d’un rapport OTAN réservé :
“Dans le contexte OTAN, les États-Unis ont déployé dans des positions avancées en Europe environ 150 armes nucléaires, spécifiquement les bombes de gravità B61. Ces bombes sont stockées dans six bases étasuniennes et européennes – Kleine Brogel en Belgique, Buchel en Allemagne, Aviano et Ghedi-Torre en Italie, Voikel en Hollande et Incirlik en Turquie.
Dans l’hypothétique scénario où elles seraient nécessaires, les bombes B61 peuvent être transportées par des avions USA ou européens à double capacité”. (Note de RoRo: les nouveaux F35 belges, achetés aux Ricains, sans doute ???).
Accusant la Russie de garder dans son propre arsenal de nombreuses armes nucléaires tactiques, le document affirme que les armes nucléaires déployées par les USA dans des positions avancées en Europe et Anatolie (c’est-à-dire à proximité du territoire russe) servent à “assurer l’ample implication des Alliés dans la mission nucléaire de l’OTAN et la confirmation concrète de l’engagement nucléaire USA pour la sécurité des alliés européens de l’OTAN”.
Dès que le document du sénateur Joseph Day a été publié en ligne, l’OTAN est intervenue en l’effaçant et en le re-publiant ensuite en version amendée. Trop tard cependant. Certains sites (avant tout le belge De Morgen) l’avaient déjà enregistré dans sa version originale complète. En ce point l’imprudent auteur a couru aux abris, en écrivant sur ‘The Washington Post‘ qu’il s’agissait simplement d’une ébauche pour la rédaction d’un rapport de l’Assemblée parlementaire OTAN qui sera publié en novembre. Mais il n’a pas pu nier ce qui avait été écrit dans le paragraphe reporté dans le rapport réservé OTAN.
Ceci confirme ce que depuis des années nous documentons dans il manifesto [16 Decembre 2015]: à Aviano (Province de Pordenone) des chasseurs USA F-16C/D sont prêts à l’attaque nucléaire avec 50 bombes B61 (nombre estimé par la Fédération des scientifiques américains) ; à Ghedi Torre (Province de Brescia) des Tornado PA-200 italiens sont prêts à l’attaque nucléaire sous commandement étasunien avec 20 bombes B61. À partir de 2020 les B61 seront remplacées par les B61-12, destinées notamment aux nouveaux chasseurs F-35.
Tout cela en violation du Traité de non-prolifération, ratifié aussi bien par les USA que par l’Italie. Pendant que le Parlement se déchire sur le TAV, mais pas sur la Bombe, que tacitement il approuve à l’unanimité.
Manlio Dinucci
Article original en italien :
Gaffe nucleare della Nato
Édition de vendredi 9 août 2019 de il manifesto
Traduit de italien par Marie-Ange Patrizio Cenzato
La source originale de cet article est ilmanifesto.it
Copyright © Manlio Dinucci, ilmanifesto.it, 2019
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Le combat pour la paix ne revêt plus les habits d’autrefois. Souvent, il évoque les grandes manifestations pacifistes contre la guerre du Vietnam, ou le mouvement hippie. L’indignation face aux massacres commis dans des pays lointains, le refus de laisser des centaines de milliers de jeunes mourir pour des guerres dont on ne voit pas le sens.

Le combat pour la paix ne revête plus les habits d’autrefois. Souvent, il évoque les grandes manifestations pacifistes contre la guerre du Vietnam, ou le mouvement hippie. L’indignation face aux massacres commis dans des pays lointains, le refus de laisser des centaines de milliers de jeunes mourir pour des guerres dont on ne voit pas le sens.

Le combat pour la paix ne revête plus les habits d’autrefois

Quelle guerre aujourd’hui ?

Aujourd’hui la guerre est différente. La guerre, au sens militaire, se mène maintenant avec peu d’hommes, mais beaucoup de moyens. Sa déclaration se fait avec peu de publicité, mais son déroulement de nombreuses victimes, exclusivement loin de ceux qui les décident. Dans des salons ministériels, on décrète désormais « l’intervention » dans tel ou tel pays. Pour y défendre la démocratie, les droits de l’homme ou, comble de l’oxymore, la paix. Son opposition est réduite par ses instigateurs à de l’égoïsme. Obama est lâche de ne pas intervenir en Syrie, alors que le gouvernement belge est « solidaire » avec les Syriens dès lors qu’il décide d’y envoyer des avions de chasse.

Or, je reste convaincu que la construction de la paix, passe, en définitive, par le refus de la guerre. Ce raisonnement ne part pas, comme on l’en accuse souvent, d’une déconnexion de la réalité, d’une non-acceptation béate de la violence ou d’une naïveté infantile sur les raisons d’être des conflits de guerre.

Refuser la guerre, vouloir la paix

Le refus de la guerre part d’un constat simple, c’est que les guerres ne servent à rien. Ou plus précisément, elles ne réussissent pas à instaurer la paix et la fin de la violence. Je laisse à d’autres la tâche de démontrer quels intérêts, financiers ou géopolitiques, elles ont réussis à servir.

Que l’on regarde les interventions militaires en Libye, qui ont mené à la destruction du pays, à la guerre civile généralisée et au massacre de centaines de milliers de personnes ; que l’on interroge l’efficience des militaires de l’ONU en Afrique ; que l’on se remémore le bombardement de Sarajevo lors du démembrement sanglant de la Yougoslavie ; que l’on détaille l’anéantissement inouï de l’entièreté d’un pays et d’un peuple comme l’Irak ; un bilan se dessine : la guerre amène la guerre.

Elle amène la violence, le chaos, la loi du plus fort, le pillage barbare des ressources, la négation de tout droit et de toute sécurité. Elle échoue inéluctablement aux objectifs de construction de stabilité, de paix, de respect des droits ou de la sécurité des populations concernées.

Dans les pays non-Occidentaux on récolte des morts, du chaos et du sang. Par chez nous, on récolte coûts budgétaires faramineux, propagande nauséabonde et l’abolition de la vérité et du débat.

Où que l’on soit, comme le déclarait Rudyard Kipling « la première victime de la guerre, c’est la vérité ». Les discussions se nourrissent de chiffres faussés, de faits incorrects, de vues partielles et partiales.

Pacifisme et radicalité

Le terme « radical » est aujourd’hui sali, en particulier par les mouvements islamistes et leurs sbires. Que peut donc bien vouloir dire être « radicalement pacifiste » ? Être radical, c’est prendre les problèmes à la racine. Et quelles sont les racines de la guerre ?

Si les bandes armées, les meurtres et le sang en sont les embranchements et le feuillage, les racines de la guerre sont indiscutablement les production et vente d’armes, à qui peut se les offrir, la déstabilisation systématique des régimes étrangers, les manœuvres d’ingérence extérieure, de financement d’organisations locales, et l’état d’inégalité commerciale et géopolitique permanent dans lequel sont maintenus, joug sur la nuque, des milliards d’êtres humains.

En exemples concrets, ce sont entre autres les achats de diamants issus de la région des Grands Lacs, les ventes d’armes à l’Arabie Saoudite, le financement de groupes djihadistes à des fins géopolitiques en Syrie ou encore la désagrégation manu militari du régime libyen par des forces militaires occidentales.

Dans la jeunesse…et dans la rue ?

Le combat pour la paix a souvent été l’apanage de la jeunesse. Dans l’imaginaire collectif en ce qui concerne la guerre du Vietnam, comme dans l’histoire récente lors des manifestations de masse contre la guerre en Irak en 2003, aux USA et ailleurs.

Chez les jeunes, la guerre est rarement populaire, et c’est tant mieux. Mais est-t-on pour autant opposés à la guerre ? Favorables à la paix ? De nombreux jeunes ont par exemple l’impression d’avoir une position qui permet moins de violence et moins de morts lorsqu’ils se déclarent favorables à des interventions ci-et-là dans le monde. Si cet état de fait existe, c’est autant la faute des journalistes médiocres que des politiciens hypocrites.

Démasquer, et imposer

Pour se lever et atteindre cette aspiration de paix, grandiose mais indispensable, le pacifisme radical doit pénétrer la jeunesse dans toutes ses couches et toutes ses composantes, et ne pas se limiter aux cercles restreints de l’activisme traditionnel. La jeunesse peut dès aujourd’hui se lever. Contre les bombardements en Syrie, vecteurs de guerre et de chaos. Contre l’achat d’avions de chasse par son gouvernement, en contexte d’austérité et de sous-financement systématisé de tout ce qui fait, en réalité, dès lors qu’on s’éloigne du discours patriotique pédant et agressif, la grandeur d’un pays : son éducation, ses soins de santé et son développement humain.

Si la jeunesse peut se lever contre ces atrocités et ces indignités, alors elle le doit. Mais c’est aussi le défi que la jeunesse, avec d’autres, doit relever aujourd’hui : démasquer les faiseurs de guerre, et imposer une réelle politique de paix.

Nicolas Pierre, étudiant en médecine à l’UCL
Photos : collectif Kasnyi

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-Désiré MOUFFE: était militant communiste. Devenu résistant, il fut arrêté et mourut à Breendonk où il rencontra un autre Courcellois bien connu: François Druine. Chaque année, jusque dans les années ’80, une délégation de la section courcelloise du Parti allait déposer une couronne de fleurs sous la plaque commémorative apposée sur la façade de l’ habitation au 150 de la rue des Quatre Seigneuries

 

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U$A, la plus grande menace pour la Paix du Monde: ce pays-gangster veut dominer la planète et ne cesse pour cela de relancer ses moyens d’ agressions, de guerres impérialistes et de pillages colonialistes, …

Quelques heures après le retrait officiel vendredi par les États-Unis du plus important traité nucléaire au monde, le Pentagone a clairement annoncé son intention de cerner la Chine de missiles sur fond d’une course effrénée aux armements nucléaires.

S’adressant à des journalistes lors d’un voyage en Australie, le secrétaire américain à la défense, Mark Esper, a déclaré que le Pentagone déploierait des missiles interdits par le traité «le plus tôt possible». «Je préférerais d’ici quelques mois», a déclaré Esper.

 

Le déploiement de missiles à moyenne portée dans le Pacifique transformerait la côte chinoise et les îles du Pacifique environnantes en un front de bataille nucléaire mettant en danger la vie de milliards de personnes en Chine, en Corée, au Japon, à Taïwan et plus largement dans toute la région.

Le traité FNI, qui a été signé en 1987 par le président Ronald Reagan et son homologue soviétique Mikhaïl Gorbatchev, interdisait aux États-Unis et à la Russie de développer des missiles d’une portée de 500 à 5 000 km, ce qui signifiait que la majeure partie de l’ Europe et du Pacifique étaient interdits au stationnement de missiles nucléaires.

La signature du traité sur les Forces nucléaires de portée intermédiaire par Ronald Reagan et Mikhail Gorbachev de l’URSS à la Maison Blanche le 8 décembre 1987

Cependant, alors que les tendances technologiques modifiaient les équilibres militaires et que les États-Unis intensifiaient leur conflit avec la Chine, Washington en vint de plus en plus à considérer que ce traité de l’ère de la guerre froide était en contradiction avec son objectif d’encercler militairement Beijing, qui n’en était pas signataire.

Avec le déploiement potentiel des États-Unis des missiles nucléaires à quelques minutes en temps de vol de la partie continentale de Chine, les tensions seront placées sur le fil du rasoir, exposant l’immense population de la région au spectre de l’anéantissement nucléaire.

En réponse au retrait des États-Unis du traité FNI, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a averti que «le monde perdra un frein précieux sur la guerre nucléaire».

 

Un missile nucléaire Titan II

Daryl Kimball, directeur exécutif de l’Association du contrôle des armements, a déclaré que Trump «poursuivait une stratégie qui créerait les conditions pour une course aux armements dangereuse». Le Financial Times amis en garde, dans le même sens, contre «la réactivation de la course aux armements nucléaires» par Trump.

En défendant sa décision de placer des missiles dans une région densément peuplée à des milliers de kilomètres de l’Amérique, Esper a accusé la Chine de «transformer en armes les biens communs mondiaux à l’aide d’une économie prédatrice».

En d’autres termes, la Chine, en menant des activités économiques pacifiques, menace les États-Unis, ce qui devrait être contré par la menace de l’annihilation militaire.

«Nous sommes fermement convaincus qu’aucune nation ne peut ni ne devrait dominer l’Indo-Pacifique», a déclaré Esper, un homme qui représente un pays qui a mené une politique de faire «brûler, bouillir et chauffer à mort» (selon les mots du général de l’armée de l’air, Curtis Lemay) des centaines de milliers de civils japonais dans sa guerre pour conquérir le Pacifique.

Dans des commentaires ultérieurs, le secrétaire d’État Mike Pompeo, qui accompagne Esper lors de son voyage en Australie, a déclaré que les États-Unis étaient «endormis au moment du changement» en ce qui concerne le «danger» posé par la Chine.

Puis il a souligné à nouveau la déclaration d’Esper que la croissance économique pacifique de la Chine constituait une menace militaire pour les États-Unis.

«J’entendrai les gens parler des problèmes commerciaux et économiques séparément de la sécurité nationale», a déclaré Pompeo. «Qu’on ne s’y trompe pas, la capacité de la Chine, la capacité de l’Armée populaire de libération de faire exactement ce qu’elle fait est une conséquence directe des relations commerciales qu’ils ont construit.»

«Ils ont développé leur pays par le biais d’un ensemble de règles commerciales iniques. Ils ont donc pu développer leur économie à un rythme élevé», a déclaré Pompeo.

«Ces mêmes outils économiques sur lesquels le président Trump s’est tellement concentré sont ceux qui ont également permis à la Chine de faire tout ce qu’elle fait avec son armée», a-t-il ajouté.

En d’autres termes, il n’y a pas de frontière entre la coexistence pacifique et le conflit militaire. La croissance économique et le commerce sont eux-mêmes perçus comme des menaces militaires par Washington, et doivent être contrecarrés par les moyens allant de l’affrontement commercial aux menaces militaires jusqu’à la guerre totale.

Les propos de Pompeo sont conformes à la doctrine de la rivalité des grandes puissances contre la Russie et la Chine adoptée par le Pentagone l’année dernière, qui déclarait que «la concurrence des grandes puissances – et non le terrorisme – est désormais le principal objectif de la sécurité nationale des États-Unis.»

La conduite de tels conflits nécessitera une approche «pan-gouvernementale», a déclaré le Pentagone, ce que l’on appelle plus familièrement la guerre totale.

 

Unité de lancement de missiles Gryphon BGM-109G en Allemagne, le 18 novembre 1983. Le Gryphon était l’un des nombreux modèles éliminés par le Traité sur les Forces nucléaires à portée intermédiaire

Outre la fin du traité sur les FNI vendredi, les États-Unis ont lancé trois défis à l’égard la Chine.

  • Mercredi, la Banque centrale américaine (Fed) a abaissé le taux d’intérêt des fonds fédéraux dans une décision largement considéré comme visant à dévaluer le dollar et à améliorer les exportations américaines. Le mois dernier, Trump a déclaré que «les autres devises sont dévaluées par rapport au dollar, ce qui désavantage fortement les États-Unis», exigeant que la Fed prenne des mesures.
  • Jeudi, Donald Trump a annoncé une proposition visant à appliquer un droit de douane de 10 pour cent sur tous les produits chinois non encore soumis à des droits d’importation, y compris un large éventail de biens de consommation tels que les téléphones et autres produits électroniques.
  • Le même jour, les sénateurs démocrates se sont joints aux républicains pour adopter le budget militaire le plus important de l’histoire des États-Unis, renforçant ainsi considérablement la capacité des États-Unis à mener une guerre contre «une grande puissance».

Si aucune de ces actions n’est sérieusement discutée ou débattue dans les médias, c’est parce qu’il existe une entente entre les démocrates et Trump sur la nécessité de se préparer à la guerre avec la Chine. Comme le disait l’ancien président de la campagne Trump, Steve Bannon, «Celui qui remportera les élections, qu’il soit démocrate ou non, sera un aussi grand sinon plus grand faucon que Donald Trump […] Les démocrates sont aussi sévères [sur cette question] que les républicains.»

À certains égards, les démocrates sont encore plus radicales dans leur langage. Pour ne citer qu’un exemple, en juin, le candidat démocrate à la présidence, Pete Buttigieg, avait déclaré qu’un conflit avec la Chine constituait le fondement de «l’unité nationale».

«Le nouveau défi de la Chine nous offre une occasion de nous unir au-delà du clivage politique», a-t-il déclaré. «Au moins la moitié de la bataille est à l’intérieur du pays.»

 

Source : world socialist website

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Ali Aarrass, Venezuela, Haïti, Odessa, Laïcité, Gaza, Lula

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