État d’urgence : l’État policier pour éluder tout bilan critique: et tout cela,sous un gouvernement « socialiste », …

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État d’urgence : l’État policier pour éluder tout bilan critique

Paris, le 19 novembre 2015 — L’Assemblée nationale a voté aujourd’hui le projet de loi sur la refonte de l’état d’urgence1, adopté en extrême urgence dans un climat de surenchère autoritaire sans précédent. La Quadrature du Net s’inquiète de plusieurs mesures contenues dans la loi, notamment concernant les perquisitions informatiques, la censure d’Internet et la liberté d’association. À rebours de toute réflexion de fond sur les causes profondes des attentats et la manière de régler une situation complexe, la classe politique dans son ensemble se désavoue elle-même en répondant par la restriction générale des libertés publiques à une attaque sans précédent contre nos libertés.
pour votre sécurité

Si le projet de loi précise et actualise un certain nombre de points, notamment en rouvrant une possibilité de recours administratif, La Quadrature du Net regrette profondément qu’il soit refondu dans des délais rendant impossible un examen serein et un débat éloigné des émotions actuelles. Les modifications qui sont faites sur le texte ne sont pas anodines et touchent profondément aux libertés fondamentales. La Quadrature du Net appelle les sénateurs qui voteront le texte demain à adopter des amendements visant à restreindre la portée temporelle de l’état d’urgence, à renforcer le contrôle judiciaire et à borner strictement toutes les mesures exceptionnelles afin d’éviter toute utilisation de l’état d’urgence à des fins autres que celles ayant justifié sa déclaration.

En effet, les mesures votées sous pression du gouvernement par les députés en ce jour touchent aux fondements des libertés publiques et individuelles :

  • Tout d’abord sur la prorogation de 3 mois de l’état d’urgence, qui n’est pas justifiée par d’autres motifs que celle de s’affranchir du principe de séparation des pouvoirs. Depuis le début de l’état d’urgence samedi dernier, nombre de perquisitions administratives conduites le sont pour des affaires relevant du droit commun, sans aucun lien avec la lutte antiterroriste, et préfigurent un État policier que la prorogation de trois mois risque de banaliser.
  • Au sujet de la perquisition administrative, l’extension aux appareils électroniques et informatiques ne se limite pas à la copie des éléments trouvés sur les appareils, mais permet également la saisie de l’ensemble des éléments et documents « accessibles à partir du système initial ou disponibles pour le système initial ». En dehors de tout contrôle strict par l’autorité judiciaire, c’est donc open bar pour aller chercher de façon extrêmement large n’importe quelle information sur n’importe quel appareil électronique ou informatique de résidents français, et notamment toute information accessible via des identifiants, mots de passe collectés lors d’une perquisition, tout contenu stocké sur Internet, etc.
  • Les députés ont également voté un amendement permettant au Ministre de l’Intérieur de faire bloquer sans délai tout site Internet « faisant l’apologie du terrorisme ou provoquant à des actes de terrorisme ». Ce blocage administratif et secret, instauré avec la loi antiterrorisme de 2014 qui confiait déjà cette possibilité aux services de police, ne bénéficiera d’aucun contrôle judiciaire (pas même celui de la CNIL prévu en temps normal).
  • En ce qui concerne l’assignation à résidence, il est à noter que la nouvelle rédaction allège sensiblement les conditions nécessaires à cette mesure gravement attentatoire aux libertés individuelles : là où le texte de 1955 demandait que l’ « activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre publics », le projet de loi prévoit quant à lui de s’appliquer au personnes pour lesquelles il existe des « raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre publics », formulation beaucoup plus large et floue. Aucune définition des « raisons sérieuses » n’est donnée. L’étude d’impact explique que les personnes visées sont celles « qui ont appelé l’attention des services de police ou de renseignement par leur comportement ou leurs fréquentations, propos ou projets ». Cette mesure laisse donc la porte ouverte à des interprétations très larges, d’autant plus graves que les mesures prises en état d’urgence ne sont pas garanties par l’intervention du juge judiciaire.
  • De même, le texte précise que cette assignation se fera sur des lieux déterminés par le Ministre de l’Intérieur, ce qui ouvre la voie aux pires demandes de rétention évoquées dans la classe politique (certains ayant évoqué des « camps d’internement »), avec possibilité de placement sous bracelet électronique.
  • Concernant la dissolution de groupes et d’associations, la procédure permet une interprétation très large et donc une atteinte grave à la liberté d’association, en décrivant des associations qui « participent à la commission d’actes portant une atteinte grave à l’ordre public, ou dont les activités facilitent cette commission ou y incitent », ce qui permettrait d’y inclure nombre d’associations promouvant, par exemple, l’utilisation de technologies de chiffrement qui sont utilisées certes par des criminels, mais surtout principalement par de nombreux citoyens innocents. Cette crainte est renforcée par le fait que les pouvoirs extraordinaires conférés au pouvoir administratif par l’état d’urgence sont actuellement utilisés pour des affaires sans lien avec l’anti-terrorisme.

« Le débat et le vote de la loi sur l’état d’urgence à l’Assemblée nationale montrent que les députés et le gouvernement sont dans le déni complet de la situation actuelle. Ce vote marqué par une ambiance d’acharnement contre l’État de droit et la séparation des pouvoirs montre que la France est bien loin d’avoir entrepris le travail nécessaire à un vrai règlement du risque terroriste dans toute sa profondeur. Nous appelons les citoyens à marquer leur désapprobation auprès de leurs représentants de manière très claire, puisque c’est au nom de leurs craintes que les députés, paniqués, sacrifient aujourd’hui les libertés. Ils croient ainsi créer un illusoire sentiment de sécurité en mettant en place, pour plusieurs mois, un État réellement policier2. Devant ce vote en sur-urgence3, il ne nous reste plus guère que la possibilité de documenter le désastre, en espérant un sursaut proche. » déclare Adrienne Charmet, coordinatrice des campagnes de La Quadrature du Net.

La Quadrature du Net vous invite à appeler vos députés pour leur demander d’ouvrir une enquête parlementaire d’investigation sur les lois de surveillance et antiterroristes : la réponse aux attentats ne peut pas être qu’une baisse des libertés ! Agissez maintenant pour demander un vrai bilan !

  • 1. Le texte a été adopté à 551 voix contre 6.
  • 2. La principale caractéristique de l’état d’urgence étant de placer entre les mains de la police les prérogatives normalement attribuées au pouvoir judiciaire
  • 3. Texte présenté en conseil des ministres mercredi matin, en commission des lois de l’Assemblée nationale le même jour, votée à l’Assemblée nationale jeudi matin, en Commission des lois du Sénat jeudi après-midi, au Sénat vendredi matin
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Une opinion de Karim Sheikh Hassan, avocat au barreau de Bruxelles, piquée dans la « Libre »,…

Une opinion de Karim Sheikh Hassan, avocat au barreau de Bruxelles, piquée dans la « Libre »,… À noter toutefois, qu’il y a encore 4 ans, sous la « sinistre » « dictature » de Assad, le peuple syrien vivait encore en paix. Comme toujours, cette guerre « civilee,  est partie d’ une des frontières de la Syrie, de la part d’ opposants « démocrates », venue et fomentée de l’ extérieur. Elle n’ a plus cessé de s’ étendre, … De plus la Syrie de Assad accueillait des centaines de milliers de réfugiés, fuyant les guerres d’ agressions déclenchées par les Ricano-occidentaux, …

Début avril, plusieurs naufrages ont coûté la vie à plus d’un millier de personnes qui tentaient de rejoindre le continent européen. Ces tragédies ont suscité un ballet de réactions désolées des responsables européens qui semblaient enfin prendre la mesure de l’ampleur de la catastrophe. Le cynisme de cette prétendue prise de conscience des dirigeants européens semblait déjà évident tant cette hécatombe était prévisible. Elle était en effet la conséquence logique d’une politique migratoire essentiellement sécuritaire et mortifère.

Aujourd’hui, force est de constater que les mesures prises à la suite de ces naufrages sont plus irresponsables que jamais. Le conseil extraordinaire qui a suivi la série de drames survenus en avril n’a fait que renforcer l’orientation résolument sécuritaire des politiques européennes. La première mesure « majeure » a été de renforcer Frontex, agence investie d’une double fonction.

D’une part, elle a pour mission première de renvoyer les migrants dans leurs contrées. D’autre part, elle s’occupe également de conclure des accords avec les pays de départ pour que ces derniers s’occupent des migrants en amont. Elle externalise ainsi un maximum leur prise en charge, évitant de s’embarrasser des standards européens de protection des droits de l’homme.

Par le renforcement de Frontex, l’UE consolide délibérément sa forteresse, augmentant les risques pris par les migrants pour rejoindre le continent et donc leurs chances d’y laisser leur peau.

La deuxième mesure « phare » a été de donner plus de moyens financiers à l’opération Triton dont la mission est essentiellement de surveiller les embarcations dans les eaux territoriales européennes. Si l’on peut se réjouir d’un tel refinancement, cette avancée semble tout de même bien insuffisante. En effet, l’objectif de cette mission reste prioritairement la surveillance et l’interception des passeurs, contrairement à l’opération Mare Nostrum qui l’avait précédée et dont l’objectif était de sauver les embarcations en danger et ce jusqu’aux côtes libyennes. Or, il semble évident que ce n’est pas en se contentant de neutraliser certains passeurs et d’augmenter les moyens mis en œuvre pour détruire des embarcations que l’UE trouvera une solution globale qui évitera de futurs naufrages.

En parallèle, l’Union reste désespérément incapable de définir une politique plus juste permettant d’accueillir ces personnes risquant leurs vies pour traverser la Méditerranée. Cette incapacité patente est d’autant plus terrible que les Etats de l’UE savent que l’écrasante majorité des migrants fuient un contexte désastreux où ils subissent les affres de la guerre ou de la misère.

En effet, selon les sources officielles (l’OIM notamment), la majorité des naufragés des derniers mois proviennent de l’Érythrée et de la Syrie. Ces deux pays ont pour point commun d’être dirigés par des dictatures d’une violence inouïe, de vivre une catastrophe humanitaire terrible et pour le cas de la Syrie une des guerres les plus meurtrières des dernières années. Dans les deux cas, comme d’ailleurs dans tous les phénomènes migratoires, la grande majorité des réfugiés s’installent dans des pays avoisinants.

Ainsi, par exemple, plus d’un million de Syriens se sont réfugiés au Liban alors que la population initiale de ce pays n’était que de 3 millions et demi d’habitants. A la lumière de ces constats, l’incapacité des 28 ministres de l’intérieur réunis cette semaine à organiser la répartition de 40 000 demandeurs d’asile syriens et érythréens dans le territoire européen a de quoi faire froid dans le dos. Et ce d’autant plus quand on analyse ce chiffre à l’aune de l’estimation du Haut-commissaire aux Droits de l’Homme pour les Nations Unies, selon laquelle l’UE pourrait accueillir un million de nouveaux réfugiés sur son territoire sans en subir de conséquences négatives.

De manière plus générale, doit-on réellement blâmer les populations issues des autres pays africains et orientaux dont l’histoire a été marquée par une relation de pillage quasi systématique de leurs richesses (via entre autres la colonisation, les plans d’ajustement structurels, la fuite des cerveaux et immigration sélective, l’ingérence politique et économique et maintenant le réchauffement climatique…) ? Ne serait-il pas temps d’installer des canaux légaux d’immigration qui permettraient d’éviter que, dans les dix prochaines années, plus de 22 400 personnes ne périssent à nouveau en mer ?

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mes Albums: il suffit de cliquer:

mes Albums: il suffit de cliquer: attention, d’ aucuns restent à compléter, ce qui se fera progressivement, …

Le changement à Courcelles :

En Macronie :

1946 : une nouvelle génération d’ immigrés, travailleurs italiens arrive en Belgique :

Les essais du peintre communiste Wilchar ont été exposés à Courcelles :

Un scandale : sous le signe de la Banque d’ Émission, 64 milliards de francs ont été volés à la Belgique, sous le signe de la Croix gammée :

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C’ est l’ Armée Rouge (toutes nationalités soviétiques confondues) qui a libéré Auschwitz !

70 ans après, un libérateur de l’Armée rouge se souvient de l’horreur !

Roger Romain

retraité à domicile

18 articles

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LE 27 JANVIER 2015

C’ est l’ Armée Rouge (toutes nationalités soviétiques confondues) qui a libéré Auschwitz !

70 ans après, un libérateur de l’Armée rouge se souvient de l’horreur

Ivan Martynouchkine, 91 ans, partage ses souvenirs de guerre chez lui à Moscou, le 23 janvier 2015, près de 70 ans après la libération d’Auschwitz

Ce qui frappa Ivan Martynouchkine, c’est le silence, une odeur de cendres et cet immense camp de plusieurs kilomètres de long, comme il n’en avait jamais vu. Mais jusqu’aux derniers instants, ce soldat soviétique ne se doutait pas de l’horreur qu’il découvrirait derrière les barbelés d’Auschwitz.

«J’ai d’abord pensé que nous étions devant un camp allemand», se souvient ce vétéran de l’Armée rouge, encore alerte malgré ses 91 ans, qui commandait une unité de la 60e armée soviétique et reçut l’ordre de pénétrer dans ce qui devint plus tard le symbole de la Shoah, du génocide perpétré par les Nazis.

«Personne ne savait, à l’époque. Ni les soldats, ni les officiers. Seuls les plus haut gradés de l’état-major en avaient peut-être entendu parlé», rappelle-t-il. Entre 1940 et 1945, 1,1 million de déportés, dont une immense majorité de juifs, périrent dans le camp de la mort.

Ivan Martynouchkine avait alors 21 ans, et se battait depuis deux ans déjà sur le front de l’est, participant à la reconquête de l’Ukraine avec le «Premier front ukrainien» au sein d’une division d’infanterie.

Le 27 janvier 1945 devait être une journée comme les autres. La veille, les canons tonnaient quelques kilomètres au loin et Ivan, comme ses camarades, imaginait qu’une nouvelle bataille s’annonçait.

A Auschwitz, ordre fut donné de d’abord fouiller les lieux et ses environs, maison par maison, par peur d’une résistance nazie. «Puis nous avons commencé à apercevoir des gens derrière les barbelés. C’était dur de les regarder. Je me souviens de leurs visages, de leurs yeux surtout, qui trahissaient ce qu’ils avaient vécu. Mais en même temps, ils réalisaient qu’on était là pour les libérer.»

Quand les soldats pénètrent dans le camp, il ne reste que 7.000 déportés, les plus faibles. Les autres ont été évacués vers Loslau (aujourd’hui Wodzislaw Slaski, en Pologne), une «marche de la mort» qui restera dans les mémoires des détenus y ayant survécu comme pire encore que ce qu’ils avaient enduré dans les camps.

Libérateurs «ukrainiens» ou «soviétiques» ? –

Mais en 1945, l’armée soviétique devait poursuivre sa marche en avant. Ivan Martynouchkin apprendra la fin de la guerre depuis un hôpital tchèque, après avoir été blessé à deux reprises. Et ce n’est qu’après des mois de travail des autorités soviétiques et polonaises, fouillant les archives d’Auschwitz, qu’il ne prendra réellement conscience de la réalité du camp qu’il avait libéré.

Il y retournera ensuite à plusieurs reprises, notamment à l’occasion des commémorations de libération d’Auscwhitz. En 2010, il fait même le voyage à bord de l’avion présidentiel de Vladimir Poutine, un souvenir dont il garde précieusement la photo dans son salon.

Mais Ivan Martynouchkine garde aussi le souvenir du discours du président du Parlement européen de l’époque, le Polonais Jerzy Buzek. «Il nous avait presque comparés à une armée d’occupation, alors que nous étions venus libérer la Pologne», répète-t-il, preuve supplémentaire que deux décennies ans après la chute du mur de Berlin, le fossé entre la Russie et les anciens pays du bloc socialiste reste toujours aussi profond.

Mercredi, le ministère polonais des Affaires étrangères Grzegorz Schetyna a lancé une nouvelle polémique, en affirmant qu’Auschwitz a été libéré par des Ukrainiens. Une affirmation qui, dans son agréable salon des faubourgs de Moscou, fait bondir le vétéran.

«Un de mes camarades le plus proche était Géorgien. Il y avait des Kazakhs, des Arméniens et bien sûr des Ukrainiens, mais nous étions avant tout une armée internationale. Nous étions tous unis, nous appartenions au peuple soviétique», réagit l’ancien soldat qui, après la guerre, travailla comme ingénieur à la conception de la bombe atomique soviétique.

«Je ne veux pas lui répondre. A vrai dire, j’ai honte pour lui», répète encore Ivan qui, malgré tout, participera cette année encore aux commémorations de la libération d’Auschwitz, le 27 janvier.

AFP – Extrait de Libération

En ce jour de cette triste commémoration, seul, le président polonais parla du rôle positif joué par l’Armée rouge. Cette déclaration fut retransmise par Antenne 2.

En Belgique, SILENCE RADIO, ni RTL ni la RTBF qui joue désormais la même partition ne parlèrent du rôle de l’armée soviétique. On ne parle pas des disparus : l’URSS a laissé 20 millions de ses soldats dans cet affreux combat. On l’ignore. L’URSS portait le drapeau marqué de la faucille et du marteau. Il faut cacher cet insigne. En URSS, il y avait des communistes. Damnation. Honte à eux, ces criminels.

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Le macronisme, c’ est toujours plus de pouvoir capitaliste, des patrons, des banques, des multinationales et transcontinentale s, d’ européisme, …

Le macronisme, c’ est toujours plus de pouvoir capitaliste, des patrons, des banques, des multinationales et transcontinentales, d’ européisme,…

L’OCDE applaudit les réformes Macron… et en veut plus

Par Gaëlle Macke le 14.09.2017 à 15h44

L’OCDE a publié ce jeudi son Étude économique sur la France. Selon l’institution internationale, le patient va mieux, le nouveau docteur Macron va accélérer sa guérison avec ses remèdes, mais il faut encore aller plus loin dans la thérapie pour qu’il retrouve une forme olympique…

L’OCDE soutient avec enthousiasme le programme de réformes d’Emmanuel Macron.

LUDOVIC MARIN/A.F.P.

Angel Gurria, l’exubérant secrétaire général de l’OCDE, a profité jeudi 14 septembre de la présentation de la copieuse étude de son institution sur l’état de l’économie de la France pour faire part de son soutien enthousiaste au programme de réformes d’Emmanuel Macron. Flexibilisation du marché du travail, investissement dans la formation professionnelle, allègement des prélèvements au service de la compétitivité, taille dans les dépenses publiques: d’inspiration libérale, l’agenda du président français correspond point par point à la liste de recommandations que l’organisation de coopération économique (regroupant 35 pays les plus riches) a fait à la France depuis vingt ans, et s’attire donc les mêmes éloges que celles déjà exprimées, en juillet, par l’autre grande institution économique internationale, le FMI.

" Nous avons connu et bien travaillé avec Emmanuel Macron quand il était secrétaire adjoint de l’ Élysée, nous avons soutenu sa loi quand il était Ministre de l’économie mais, alors, les conditions n’étaient pas encore réunies, il n’était pas aux commandes. Aujourd’hui, il y a les conditions, il y a la conviction, il y a la vision. Aujourd’hui, on peut, c’est possible d’engager enfin les réformes qui amélioreront la vie des Français! ", a salué Angel Gurria. Du coup, l’OCDE a même relevé sa prévision de croissance pour la France, de 1,3 à 1,7% pour 2017, " pas encore une forme olympique mais le plus haut niveau depuis 2011 ". A ses côtés, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, buvait du petit lait…

Cependant, le bouillant patron mexicain de l’organisation internationale a aussi profité de l’occasion pour faire passer des messages. Ainsi, il a insisté sur l’impératif de baisse des dépenses publiques. " Avec 56% du PIB en 2016, la France détient la médaille d’or de l’OCDE pour son niveau de dépenses publiques… pas le genre de médaille qu’on est fier d’avoir ! ", a-t-il ironisé, rappelant l’engagement du président Macron à les faire baisser de 3 points dans le PIB d’ici 2022. Et de préconiser des mesures choc, allant parfois au-delà du programme du gouvernement, comme reculer encore l’âge de la retraite et à l’indexer sur l’espérance de vie (" pour avoir une formule qui évite d’y revenir sans cesse avec des débats houleux "), revoir profondément l’efficience du système de santé hexagonal (" très bon mais bien trop cher "), continuer de réduire le nombre de fonctionnaires et de rationaliser le mille-feuille des collectivités locales…

Dans l’étude, les économistes de l’OCDE pointent d’autres problèmes non traités comme une fiscalité trop élevée, complexe et mal ajustée, prônant de poursuivre les baisses de cotisations sociales, mais aussi de supprimer les taux réduits de TVA, et de renforcer le poids " trop faible " de l’impôt progressif sur le revenu. Autre point souligné: le dysfonctionnement du système d’éducation et de formation. Les experts soulignent ainsi que les petits effectifs en CP dans les zones défavorisées sont un premier pas mais qu’il faudrait surtout payer mieux les professeurs dans ces zones, réfléchir à une remise à plat des méthodes pédagogiques, qui restent trop rigides et discriminantes, et surtout mettre enfin le paquet sur l’apprentissage. Pour améliorer le système de formation, l’institution suggère de réviser le dispositif, trop compliqué, du compte personnel de formation (CPF) et de trier plus drastiquement dans la jungle des formations, pas forcément de qualité… Vaste programme!

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COURCELLES: WILCHAR: peintre-essayiste communiste, … En 2016 et 2017, les asbl culturels « Progrès et Culture » et « Le Pr ogrès », organisaient au Centre culturel de Courcelles 2 expositions de dessins de cet artiste communiste qui vécut à BERSEEL … Des d

COURCELLES: WILCHAR: peintre-essayiste communiste, … En 2016 et 2017, les asbl culturels "Progrès et Culture" et "Le Progrès", organisaient au Centre culturel de Courcelles 2 expositions de dessins de cet artiste communiste qui vécut à Dilbeek … Des dessins remarquables, chacun consacré à l’ un ou l’ autre aspect, évènement, … du système en place en Belgique.

https://photos.google.com/share/AF1QipNJExLshbqYJQPImymeVxgwxA9YAjIGRXltr2whS8jZ7xduF3UG1Kgt_MiOt4CEZg?key=SnNudzlTM1JzY0p4R25pRmdyZV9SOGd3blktLXVB

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Regards croisés sur l’occupation et la colonisation des Territoires palestiniens

Michel Staszewski

2 septembre, 16:06·

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir diffuser au maximum l’annonce suivante :

Regards croisés sur l’occupation et la colonisation des Territoires palestiniens
Conférence-débat organisée par l’Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB)
avec Suheir Owda (palestinienne)
et Oren Rimon (israélienne)
Débat animé par Baudouin Loos journaliste au Soir et spécialiste du Proche-Orient

Le samedi 23 septembre 2017 de 14 à 18h30
au Centre Communautaire Maritime*
rue Vandenboogaerde 93 à 1080 Bruxelles**

L’Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB) est engagée depuis plusieurs décennies dans la défense du droit des Palestiniens à disposer, à l’instar des Israéliens, d’un État indépendant et souverain.
Alors que la bande de Gaza, véritable prison à ciel ouvert, subit un blocus inhumain depuis le départ des colons israéliens en 2005, la Cisjordanie, Jérusalem-Est et le plateau syrien du Golan sont occupés par Israël depuis la guerre de 1967.
Cette année 2017 marque donc les cinquante ans de cette occupation. Occupation aggravée par une colonisation galopante puisque plus de 500.000 colons juifs israéliens sont aujourd’hui installés en Cisjordanie occupée, à Jérusalem-Est et sur le plateau syrien du Golan, en contravention flagrante avec le droit international.
C’est dans le cadre des manifestations diverses organisées par le monde associatif pour rappeler ces cinquante ans d’occupation et de colonisation, et appeler la Communauté internationale à tout faire pour y mettre fin, que l’UPJB organise une conférence-débat avec, comme invitées :

Oren Rimon, une jeune Israélienne qui, après beaucoup d’autres, a signé la lettre des Shministim (élèves de terminale) annonçant leur refus de servir dans l’armée en raison du fait qu’il s’agit d’une armée d’occupation et non de défense comme veut le laisser entendre son anagramme : Tsahal, « armée de défense d’Israël ».
« Dans la société israélienne, on peut vivre sa vie entière sans voir l’occupation. Des années de militarisme dans le système d’éducation, dans la culture et dans la rue, ont provoqué l’absence de tout esprit critique. Refuser de servir dans l’armée vous coupe de l’ensemble de la société. La majorité des Israéliens ont fait leur service miltaire l’armée est donc considérée comme l’armée du peuple. Nous sommes tous nés avec une arme à la main, et la plupart d’entre nous apprennent plus tard comment s’en servir.

Lorsque j’ai reçu mon premier appel de l’armée, j’a rejoint un groupe de jeunes appelés Shministim. Ensemble nous avons écrit une lettre déclarant notre refus de remplir nos obligations militaires. Certains d’entre nous ont été condamnés à plusieurs périodes de prison par un tribunel militaire.

En tant que membres de la société israélienne, refuser de servir dans une armée d’occupation et résister à cette occupation, relève de notre responsabilté citoyenne »

Notre autre invitée sera Suheir Owda, Palestinienne de Qalqilya (Cisjordanie), née sous occupation.

Elle est coordinatrice pour la santé de la Communauté à la clinique de la Palestinian Medical Relief Society (PMRS) à Qalqilya. Elle coordonne l’équipe mobile qui se déplace dans les zones marginalisées où il n’y a pas de services de santé, et donne également des cours d’éducation à la santé dans les écoles à des groupes de femmes et de jeunes. Suheir nous parlera de la vie sous occupation et de son ressenti de n’avoir jamais connu autre chose.

Un événement à ne pas manquer.

Entrée libre.

* Avec le soutien de l’Echevinat de la Jeunesse et de la Cohésion sociale de Molenbeek et de la Fondation Heinrich Böhll.
** métro Ribaucourt / Bus 89,14,13

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Le PTB fait peur et pourtant, il n’y a rien à voir. Circulez !

Le PTB fait peur et pourtant, il n’y a rien à voir. Circulez !

JACQUES JORDENS·MERCREDI 30 AOÛT 2017

Le PTB c’est avant tout un choix idéologique. On adhère à la philosophie ou pas et c’est justement là toute la différence, un « parti » de travailleurs pour les travailleurs.

Pour ma part, je tire mon chapeau aux militants issus des études universitaires, qui pourraient espérer des rémunérations bien supérieures (comme Raoul et bien d’autres) et qui par pure idéologie abandonnent une partie importante de leurs revenus. Ce qui n’est pas le cas au MR, au CDH et au PS où l’élitisme fait rage depuis l’arrivée d’Elio di Rupo, puisqu’il faut bien comparer, comparons

Pour les membres sympathisants du PTB la cotisation annuelle est de 20 € (2 € de moins qu’au PS). La cotisation d’un membre de groupe est de 5 € par mois, soit 60 € par an avec en prime le mensuel "Solidaire" inclus dans la cotisation mensuelle et l’obligation d’être actif dans les réunions locales et mensuelles, rien d’extraordinaire.

Les rétrocessions financières se font sur base volontaire, et varient en fonction de l’engagement personnel des « militants PTB ». De nouveau rien d’extraordinaire, le processus est connu depuis longtemps et n’a rien de choquant. Ce qui est confidentiel, c’est quand les fiches sont remplies, c’est l’engagement individuel chiffré d’un militant qui devient alors confidentiel.

Ce qui est demandé, voir exigé de la part d’un MANDATAIRE du parti (PTB) c’est d’accepter de vivre avec un salaire moyen d’ouvrier (de +/- 1.700 € à +/- 2.000 € le mois, exprimé en salaire net).

Si cela choque quelqu’un, ce que je peux comprendre, c’est qu’il n’a rien compris à l’idéologie qui est défendue par le PTB, et n’a pas sa place comme militant. C’est une façon aussi pour le parti de s’assurer de la sincérité du militant.

L’info peut bien sûr être connue, rien d’illégal, rien qui puisse être reproché. La transparence des finances du parti est assurée comme la loi, sur la gestion des ASBL, nous l’impose. L’assemblée générale des membres effectifs est souveraine comme partout ailleurs.

L’incompréhension vient du fait qu’être Militant au PTB et être militant au PS, sont deux choses différentes, cela a deux significations différentes. Deux idéologies et deux structures totalement différentes. La signification du mot militant au PTB ne correspond pas à celle du PS où le « militant » correspond à l’adhérent au parti. Le membre de « groupes de bases PTB » n’existe pas au PS et le niveau « militant du PTB » correspond au niveau des « membres directeurs » des USOC. Le parti leur demande un engagement idéologique plus fort.

Les « militants PTB » issus du monde ouvrier ou employé ont généralement des revenus inférieurs et ne sont donc pas ou peu impactés par cet engagement idéologique.

Mais quel est le réel problème ? Où se situe le problème ?

Le problème c’est que les discours de gauche du PS ne font plus illusion. Le problème, c’est que le PS est occupé à disparaître des sondages et qu’il doit trouver un bouc émissaire. C’est donc tout naturellement qu’il déclare à leurs militants :

« Ce n’est pas notre faute, non bien sûr, c’est la faute du PTB, qui est de gauche ! »-

Mais, bien sûr que non, Oufti non, c’est uniquement de la propre faute des oligarques du PS. Les attitudes des membres de l’oligarchie du PS sont déplorables et leur rapport à l’argent pose de gros soucis quand on se dit de gauche. Un parti de “gauche” qui n’est rien d’autre qu’une fédération de fédérations et qui n’est pas capable d’imposer une idéologie de gauche aux arrivistes qui la composent.

Oufti

La particratie avec sa distribution des mandats dérivés et des mandats privés qui en découlent, une distribution de cadeaux aux bons éléments, aux bons petits soldats, est un cancer qu’il faut éradiquer. La particratie est la base du système mafieux mis en place par les partis traditionnels (PS, MR et CDH) et cela nous conduit à connaître les scandales que nous connaissons et que nous découvrons tous les jours.

La démocratie n’existe plus, n’existe pas et n’a d’ailleurs jamais réellement existé en Belgique. La volonté populaire n’est que de façade. Nous vivons en démocratie un jour tous les six ans et nous leur signons un chèque en blanc. Ils le savent très bien, nous avons la mémoire courte ils peuvent donc tout se permettre.

L’idéologie au PS est morte avec André Cools en 1991, il le dénonçait déjà lui-même.

Le PS et le MR ont transmuté, le POB (PS) est aujourd’hui, de centre droit néolibéral et les libéraux n’ont plus rien de libéral, ils sont devenus un mouvement de droite néolibéral. Tous deux font une part trop belle aux investisseurs, à l’argent, à l’oligarchie mondiale représentée par des groupes de pression tout puissants, installés au cœur même de l’Europe. C’est eux qui dirigent dans l’ombre la commission européenne.

Une commission européenne qui impose une véritable dictature fascisante. Une dictature qui se place au-dessus de toutes les « démocraties ». Une Europe qui par son TFU (traité sur le fonctionnement européen) reconnait comme seule armée européenne possible l’OTAN. Une OTAN, pourtant sous commandement américain et à la solde des États-Unis.

Le néolibéralisme conduit à connaître toujours plus d’inégalités sociales.

Avec la libre circulation des biens, des personnes et des capitaux, ils autorisent ou plutôt institutionnalisent les délocalisations, le dumping social et surtout l’évasion fiscale qui est aujourd’hui un processus tout à fait légal.

Leur arme favorite depuis plus de 30 ans est l’odieux chantage à l’emploi où l’on voit qu’aucune solution mise en place ne peut aboutir qu’à une réduction lente et inexorable du pouvoir d’achat des travailleurs.

Depuis plus de 30 ans nous connaissons une lente descende aux enfers pour les salariés et la classe moyenne. D’autre part on voit que depuis plus de 30 ans, la part rémunératrice consacrée aux investisseurs ne fait qu’augmenter confisquant ainsi une part trop importante des richesses produites sans jamais financer ni le fonctionnement de l’état et ses services régaliens et ni la solidarité interpersonnelle.

Aujourd’hui le paysage politique en Belgique est représenté par des partis à la solde du monde financier. Seul Ecolo et le PTB ne sont pas inféodés à l’argent. Le PTB fait peur au système oligarchique, car il attend patiemment la révolution prolétarienne.

Oui cela fait peur, non pas que le PTB fasse peur, mais bien que notre société ne soit pas capable de proposer autre chose.

Nous connaissons aujourd’hui une dictature « libérale » imposée par une oligarchie financière mondiale. Un néolibéralisme comme modèle de société qui amplifie les inégalités sociales et qui pousse une masse de plus en plus importante de gens dans la précarité. C’est cela qui me fait peur.

Une lutte des classes de plus en plus forte va peut-être nous conduire à connaître cette fameuse révolution prolétarienne et même, si aujourd’hui nous en sommes encore loin, nous y courrons de plus en plus vite.

Oublier l’histoire, c’est nous condamner à la revivre. Les crises du capitalisme nous ont toujours conduits à connaître des guerres, pour du fric, pour du pognon et on sait qui en payent toujours le prix.

Aujourd’hui, nous vivons dans un système financier qui, pour subsister, pour se maintenir exige une certaine croissance minimum. Nous sommes obligés sans cesse de produire toujours plus de richesses financières pour financer les intérêts INDUS de nos emprunts en fausse monnaie. Il faut bien payer les intérêts, nous vivons à crédit et sommes en état de surendettement chronique.

La seule variable d’ajustement, dans le modèle économique actuel, est et restera les salaires de ceux qui produisent réellement la vraie richesse. Toujours réduire les « coûts salariaux ».

Le reste, n’est qu’une richesse virtuelle, un jeu de vases communiquant, où un perd ce que l’autre gagne, un jeu stérile et sans avenir. C’est pourtant cela la spéculation, le jeu boursier, le jeu sordide que pratiquent les investisseurs.

C’est là le véritable problème de notre société, la mort du PS n’en est qu’un épisode, un accident de parcours.

Jacques Jordens

Publié dans Actualités et politique

Bonjour,

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Je vous prie de me recontacter.

Cordialement

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