28/09/2005: Ford · Genk: les licenciés se présentent à nouveau

Ford · Genk: les licenciés se présentent à nouveau

Ford Genk cherche 280 ouvriers pour un contrat temporaire. «Dans ce cas, nous nous représenterons», ont réagi des membres du Comité des anciens travailleurs de Ford contre la discrimination.

Free Van Doorslaer
28-09-2005

Douze travailleurs licienciés se sont représentés à l’embauche chez Ford. Le 6 décembre, le Tribunal du Travail de Tongres examinera leur plainte contre leur ex-employeur et son système inhumain de licenciement sur base de points de pénalité. (Photo Solidaire, Peter Vanloffelt)

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Ford Genk avait licencié 2770 travailleurs début 2004. Pour sélectionner les licenciables, la direction avait utilisé une liste de points de pénalité. 42 ouvriers licenciés se sont unis pour traîner leur employeur en justice et faire condamner ce système de pénalité. Quand ils ont appris que Ford embauchait à nouveau, une douzaine d’entre eux ont décidé de se présenter à l’embauche. Ce qu’ils ont fait ce 22 septembre, en invitant la presse à les accompagner.

«Nous avons été mis à la porte pour des futilités, rappelent-ils. Nous voulons du travail, nous en avions et Ford nous en a privé de façon injuste.» Bien que Ford ait fait appel à ses services d’ordre, les douze hommes ont passé la porte et ont pu remplir les formulaires d’embauche. Patrick Beerden, l’un des ouvriers licenciés, fait le topo de la situation: «Bien sûr, ils ne vont pas nous réembaucher. Ils ne veulent pas dire oui et ils ne le peuvent pas non plus à cause de la direction. Mais dire non serait une preuve évidente de discrimination. Donc, ils ne disent rien.»

Mario Di Tonto, qui a travaillé plus de trente ans chez Ford, fait le lien avec les plans gouvernementaux: «J’entends encore la ministre Freya Van den Bossche dire qu’elle veut limiter la prépension en cas de restructuration. Et que celui qui ne cherche pas assez activement un nouveau travail doit être sanctionné. Parce que nous ne trouvons pas de travail, ne cherchons pas assez ou ne voulons pas accepter d’aller travailler loin de chez nous pour un salaire très bas, nous sommes sanctionnés. Mais Ford, qui enfreint la loi en licenciant des malades, ne reçoit aucune sanction. Au contraire, il touche de l’argent.»

«J’ai déjà rédigé 180 demandes d’emploi depuis que j’ai été licencié par Ford, indique Freddy Thijs. Récemment, je me suis présenté à BASF, ce qui me fait un déplacement de plus de cent kilomètres. Avant que je ne sorte mes papiers, ils ont dit qu’ils n’avaient pas besoin de vieillards. J’ai 39 ans!»


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A propos Romain de Courcelles

militant communiste courcellois a/conseiller communal proche du PTB
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