g7 Place Bellecour à Lyon le 21 octobre 2010

Bref le nouvel empire
capitaliste conduit directement les peuples d’ EUROPE vers l’ esclavage et le
fascisme…
Il est tempos de se réveiller ou de partir vivre à …
Cuba !
RoRo

 

—– Original Message —–

From: Histoire
Sent: Sunday, October 24, 2010 1:44 PM
Subject: [listalr] La rafle de la place Bellecour

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de Annie Lacroix-Riz   - 
www.historiographie.info



La politique de casse des salaires parvient
désormais au stade de la
"stratégie de la tension" de l’avant-guerre. À
consulter et diffuser
largement.

Amitiés,

Annie
Lacroix-Riz
 

—–Message d’origine—–
De : prepa.coordination.nationale-bounces@shesp.lautre.net
[mailto:prepa.coordination.nationale-bounces@shesp.lautre.net]
De la part de
courriel
Envoyé : samedi 23 octobre 2010 23:44
Objet :
[Prep.Coord.Nat] La rafle de la place Bellecour

Les témoignages sur
les violences policières se multiplient, mais ce qui
s’est passé place
Bellecour à Lyon le 21 octobre ne dépasse pas seulement
les bornes, cela
dépasse aussi  l’imagination.

Des jeunes Lyonnais ont été raflés,
parqués tout un après-midi place
Bellecour hermétiquement bouclée, ils ont
été battus, gazés, inondés,
humiliés. Certes, l’alcoolémie et le syndrome
parano-Tarnacien peuvent faire
perdre son sang-froid à plus d’un, encore plus
à un CRS, mais là, il y avait
des ordres, une action d’envergure
délibérée.

Voici le témoignage de 5 étudiants en droit de Lyon qui se
sont fait parquer
place Bellecour, des photos, pratiquement toutes prises par
l’un d’eux, une
vidéo et des liens vers des informations
concordantes.

http://bit.ly/bvvCoi

_______________________________________________
_______________________________________________
Préparation
de la coordination nationale
https://shesp.lautre.net/cgi-bin/mailman/listinfo/prepa.coordination.nationa
le

__._,_.___
__,_._La Rafle de Bellecour
Lyon, 21
octobre 2010

Ce qui c’est passé place
Bellecour à Lyon, le 21 octobre 2010, ne peut pas être la simple
décision d’un préfet. Le gouvernement est aux abois, et comme tout monstre
à l’agonie, il peut être très dangereux. Ces gens qui nous gouvenenent
sont des malades, sans grande culture et pas très intelligents, mais ils
ont un réflexe de survie et un pouvoir de malfaisance aigus. Le
gouvernement a donc choisi que la grande leçon soit donnée à Lyon, place
Bellecour le 21 octobre 2010. Alors, apprenons cette leçon, découvrons ce
gouvernement dit d’ouverture qui enferme les jeunes tout un après-midi,
pour les gazer, les matraquer, les affoler.

Le hasard ne fait pas toujours
bien les choses, puisque nous devions nous retrouver, avec quelques
collègues, dans un restaurant de la place Bellecour. À 20 heures, calme et
désertée, la place était encore bloquée. Après avoir parlementé avec des
robocops qui interdisaient l’accès, et ne semblaient pas comprendre
grand-chose : oui, non, faites le tour, c’est aussi bloqué, l’un d’eux
nous a accompagnés, un collègue et moi, jusqu’au restaurant, devant lequel
était garée une fourgonnette d’autres robocops. Des collègues étaient déjà
là. Nous avons trinqué, et de l’autre côté de la vitre, un robocops qui
ôtait son harnachement, a symboliquement trinqué avec nous, brandissant
une bouteille  de vin presque vide, heureux.

jmw

Retour sur l’action des forces de l’ordre place Bellecour
21/10/10

Le témoignage de 5
étudiants
parqués comme des bêtes

En ce 21 octobre, nous avons
vécu ce que l’on pourrait appeler une garde à vue à ciel ouvert Place
Bellecour à Lyon.

Tout commence en début
d’après-midi, nous savons qu’un rassemblement pacifque est organisé place
Antonin Poncet par l’UNL et la CGT (dans son petit break blanc). En tant
que citoyens et concernés par l’amalgame jeune = casseur il nous semble
important d’aller manifester dans le calme avec les jeunes et les
syndicalistes.

Le dispositif policier déployé
est impressionnant et dès la rue Victor Hugo on assiste à des barrages
fltrants. Les CRS nous laissent passer sans aucun contrôle à notre grand
étonnement. Nous sommes donc sur la place Bellecour.

Un grand nombre de personnes
tentent d’accéder à la place Antonin Poncet, nous avons le cortège en
visu. Cependant, le GIPN est présent et lourdement armé. Une ligne de CRS
bloque de tous les côtés l’accès à la place d’où doit débuter la
manifestation. Nous pensons qu’il s’agit juste d’une mesure
temporaire.

Nous tentons de regagner la
place en passant par la rue de la Barre. C’est alors que nous découvrons
deux blindés anti-émeutes armés de canon à eau placés respectivement à
l’entrée de la rue du Président Édouard Herriot et à la rue Gasparin. Ça
commence à chauffer là où les CRS bloquent l’accès à la manifestation :
premiers tirs de gaz lacrymo sur les personnes agglomérées dans la place
Antonin Poncet et celles de l’autre côté de la ligne de démarcation.

Nous demandons alors aux CRS
disposés en ligne rue de la Barre si nous pouvons sortir de cette place.
« On ne veut pas se prendre des cailloux, ni des gaz nous voulons
juste manifester pacifquement de l’autre côté de la rue» . Réponse
sèche nous disant que de toute façon le secteur est bouclé et que les
ordres sont clairs. Personne ne sort. On nous dit alors d’aller nous
mettre au fond de la place (côté Saône) pour éviter les gaz et que
« peut-être » là bas nous pourrions sortir.

La situation est inédite, nous
faisons le tour de la place, toutes les rues adjacentes sont bloquées, à
chaque barrage où nous demandons de sortir on nous répond toujours que
c’est impossible. Et pourtant nous voyons des personnes qui arrivent à
passer sans problème les barrages de CRS. Les personnes de plus de 25-30
ans sortent sans problème de cette place. Il est clair que le mot d’ordre
est de laisser entrer les « jeunes » dans la place et de ne pas
les laisser sortir pour une durée indéterminée.

Nos inquiétudes sont confrmées
par un CRS qui nous dit que de toute façon « vous les jeunes vous ne
sortirez pas avant 20h et même 21h si cela est nécessaire ».

Cela fait déjà 1h30 que nous
attendons. Pas de mouvement, on croirait que le temps s’est arrêté. Il
semble que le commandement central soit muet, les CRS au milieu de la
place en petit groupe sont plus que détendus, enlèvent leurs casques,
fument et parlent même avec les jeunes. L’hélicoptère de la gendarmerie ne
cesse de tourner au-dessus de nous, équipé d’une caméra il passe et
repasse au dessus des jeunes. Le climat est presque détendu. Mais il ne le
restera pas longtemps : des groupes de CRS font des rondes, passent et
traversent la place Bellecour pour « réveiller » les jeunes,
peut-être trop calmes ? Deux policiers de la BAC tournent sur une moto
depuis une bonne demi-heure dans la place.

Nous attendons, encore,
toujours. C’est au bout de 3 heures que le harcèlement policier commence à
porter ses fruits. Les jeunes au début très dispersés et calmes commencent
à se rassembler et demandent à sortir.

Les jeunes sont pris dans un
mouvement de foule, la police toujours en bloquant les sorties de la
place, tire des grenades lacrymogènes sur le groupe nouvellement
formé.

Des jeunes après s’être fait
gazer se font matraquer. Il est impossible de sortir.

Les forces de l’ordre délivrent
alors un message hallucinant depuis les fourgons blindés anti-émeutes :
« Attention. Si vous ne vous dispersez par maintenant, nous allons
devoir faire usage de la force ». Mais comment vont se disperser les
jeunes alors que tout est bloqué ?

Au même moment, nous étions
bloqués à un barrage en tentant de sortir pour la « 10e » fois. Les
forces de l’ordre donnent l’assaut et balance la sauce sur des jeunes non
armés, totalement encerclés et sans aucune protection : Canon à eau, gaz
lacrymo sous toutes ses formes, matraquages, fumigènes, bangs, …

Après cet assaut insensé il
nous est ordonné de nous présenter à une sortie (enfn ouverte !) direction
quai de Saône. L’humiliation continue : Contrôle d’identité avec des
agents recensant toutes les infos sur chaque personne présente, fouilles
corporelles et photographies. De plus la presse est là pour flmer la prise
du jour. Tutoiement et petites blagues racistes de rigueur. On fait passer
tous les « beurres » chez le photographe des RG. Ceux qui n’ont
pas de pièce d’identité seront systématiquement mis en garde à vue et
« stockés » dans les cars que nous voyons au loin sur le pont
Bonaparte.

Voici comment l’État français
traite sa jeunesse et ne résout en rien les problèmes d’insécurité. Il
faut noter que seulement FR3 Rhône-Alpes et TLM ont fait état de ce qu’il
s’était passé (à demi-mot cependant). FR2, chaîne de service public, à
quand même réussi à dire que la place Bellecour était prise « toute
l’après-midi par des casseurs ».

J’hallucine, les casseurs il
n’y en avait que très peu, le reste est resté bloqué sous l’œil des
caméras qui ont pu tourner des images et contribuer à la désinformation
gouvernementale.

Ce sont des méthodes dignes
d’un régime fasciste :

  • Humiliation
  • Violence gratuite
  • Atteinte au droit fondamental d’aller et
    venir

Un seul mot me vient à l’esprit
: RÉSISTANCE.

5 étudiants
parqués comme des bêtes

Sources et informations complémentaires

,___


À propos de Romain de Courcelles

militant communiste courcellois a/conseiller communal proche du PTB
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