C’était dans « SOLIDAIRE »: Les États-Unis en faits et chiffres C-

C’était dans « SOLIDAIRE »: les États-Unis en faits et chiffres

Cet été, Björn Soenens, journaliste à la VRT, a publié un livre sur les États-Unis : Amerika, een biografie van dromen en bedrog (l’Amérique : une biographie de rêves et d’arnaques). Nous en avons ressorti quelques faits.

William Peynsaert

• 1 % de la population américaine détient un quart de toute la richesse. 46 millions d’Américains vivent officiellement sous le seuil de pauvreté. En Amérique, on estime que les programmes sociaux tuent l’esprit d’initiative des pauvres. L’élite doit avoir les coudées franches pour créer de l’emploi.

The Darwin economy est le titre d’un livre de Robert H. Frank. Soenens écrit : « Selon l’étude de Frank, ce sont les pays avec la plus grande inégalité dans les revenus qui ont également la croissance économique la plus lente. Ce n’est pas ainsi qu’on reste une grande puissance. Mais c’est ainsi qu’on obtient une société amère, aigrie, haineuse, envieuse. En gros, entre 1945 et 1975, les États-Unis ont connu une égalité de revenus assez large et une bonne croissance. Depuis lors, le fossé des revenus s’est élargi d’année en année et la croissance a fortement diminué. »

• La dette fédérale totale des États-Unis s’élève à 15 300 milliards de dollars : soit 50 000 dollars par Américain. Chaque jour viennent s’y ajouter quatre milliards. La dette particulière totale des Américains est encore plus importante : près de 16 000 milliards de dollars.

• Un paradoxe capitaliste : des sans-logis avec un emploi. En 2009, 2,8 millions de familles ont dû quitter leur maison. Trois millions en 2010. Un autre million et demi en 2011. Et c’est loin d’être terminé.

• D’ici quelque temps, Ford Genk déménagera peut-être de l’Espagne vers un vrai pays à bas salaires : retour aux États-Unis ! En 2009, General Motors America a tout simplement réduit ses salaires horaires de moitié. De 28 à 14 dollars. Un ouvrier de GM gagne 35 000 dollars par an. Nettement moins que le revenu moyen de 50 000 dollars. En 1979, GM comptait encore 600 000 travailleurs. Mais 250 000 à peine en 2009.

• Les États-Unis : l’infrastructure d’un pays en voie de développement. En 1934, il fallait 13 heures pour aller de Chicago à Denver en train. Aujourd’hui, pour le même parcours, il faut 18 heures !

• L’Amérique a aussi son Electrabel. En 2019, General Electric faisait 14,2 milliards de dollars de bénef mais, grâce à des contournements de la législation fiscale, ne payait pas un cent d’impôt.

• Aux États-Unis, quand une situation est tordue, on aime la tordre encore plus. Soenens : « Le grand patron de Wal-Mart gagne 900 fois plus que le travailleur moyen. En Europe, un patron gagne au maximum 60 fois plus. »

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A propos Romain de Courcelles

militant communiste courcellois a/conseiller communal proche du PTB
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