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HISTOIRE: 30 janvier 1933: anniversaire de la prise de pouvoir par Hitler

Chronique d’un coup d’État financé

On entend souvent qu’Hitler est arrivé au pouvoir par les urnes, appuyé par un large mouvement populaire. Or, bien qu’organisé avec la complaisance des partis au pouvoir, c’est un coup d’Etat qui permet à Hitler d’accéder au gouvernement. Quant à son principal soutien, il vient des industriels allemands.

Herwig Lerouge

Le 12 novembre 1933, Hitler est invité à donner une conférence dans une usine de Siemens. Le patron de l’entreprise, Carl Friedrich von Siemens, compte parmi les principaux soutiens au régime nazi.

Dans sa déclaration gouvernementale du 1er février 1933, Hitler promettait au peuple allemand l’amélioration de la situation des travailleurs et des paysans et le maintien et la consolidation de la paix. « Donnez-moi quatre ans, et vous ne reconnaîtrez plus l’Allemagne », prophétisait-il. Quatre ans plus tard, les acquis sociaux étaient détruits et les libertés fondamentales étaient bafouées. L’Allemagne, effectivement, était méconnaissable.

Le 30 janvier 1933, le président allemand Paul von Hindenburg nomme Adolf Hitler, le dirigeant du Parti National-socialiste (NSDAP, abrégé en nazi) Premier ministre. Le premier gouvernement Hitler ne compte que trois nazis, dont Hitler lui-même. Il n’ose même pas se présenter devant le Parlement, car il y est minoritaire. Au lieu de cela, il demande à Hindenburg de dissoudre le Parlement et d’organiser de nouvelles élections, fixées au 5 mars 193.

Ce délai lui donne l’occasion de gouverner cinq semaines sans contrôle parlementaire. Il s’agit d’un coup d’État légal, car la Constitution allemande de l’époque permet au président de dissoudre le Parlement ou de le suspendre temporairement.

Un régime de terreur

Le 4 février, Hindenburg prend une ordonnance d’urgence qui interdit toute critique du gouvernement, supprime la liberté de rassemblement et de presse pour le Parti Communiste d’Allemagne (KPD), alors en campagne électorale, et d’autres organisations de gauche.

Le 27 février, le Reichstag, le Parlement allemand, est incendié. Officiellement, par un anarchiste hollandais déséquilibré. Cependant, de nombreux historiens sont convaincus que l’incendie a été provoqué par les sections d’assaut (SA) nazies. Les événements qui suivent confirment cette thèse. Avant tout début d’enquête, la radio affirme que les communistes sont coupables. La même nuit, sur base de listes établies à l’avance, plus de 10 000 communistes, socialistes et progressistes sont arrêtés. Toute la presse communiste et plusieurs journaux socialistes sont interdits. Les libertés de la presse et de réunion sont suspendues.

Malgré cette répression, les élections ne donnent pas une majorité aux nazis ni une majorité des deux tiers au gouvernement de coalition dirigée par Hitler. Pour l’obtenir, le gouvernement radie les 81 mandats du KPD, sans qu’aucun parti proteste. Cela étant réglé, le Parlement vote la confiance au gouvernement Hitler et l’autorise à décréter des lois sans son autorisation. Il s’agit en fait d’une auto-dissolution. Les socialistes votent contre la déclaration gouvernementale, mais jugent les élections démocratiques malgré la répression.

En deux ans, les nazis vont interdire les partis politiques, tuer plus de 4200 personnes et arrêter 317 800 opposants, dont 218 600 seront blessés et torturés. Le 20 mars 1933, le commissaire nazi de la police de Munich, Heinrich Himmler, crée à Dachau le premier camp de concentration destiné aux prisonniers politiques. 40 autres suivront dans la même année.

Le nerf de la guerre

Hitler n’a donc pas été élu démocratiquement. En réalité, la décision de le nommer chancelier a été prise quelques semaines auparavant, le 3 janvier, dans la villa du banquier Kurt von Schröder.

À plusieurs reprises, entre 1918 et 1923, les cercles les plus à droite de la classe dirigeante avaient en effet essayé, notamment par des tentatives de coups d’État, de se débarrasser du système parlementaire et de supprimer les droits importants acquis par un mouvement ouvrier fort et uni.

Ces cercles s’appuyaient sur une partie de l’armée et des organisations réactionnaires. De nombreux industriels voyaient dans le NSDAP une organisation qui valait la peine d’être soutenue.

En 1923, le patron sidérurgiste Hugo Stinnes a déclaré à l’ambassadeur américain : « Il faut trouver un dictateur qui aurait le pouvoir de faire tout ce qui est nécessaire. Un tel homme doit parler la langue du peuple et être lui-même un civil. Nous avons un tel homme. »

Avec la crise économique de 1929, les cercles dirigeants ont décidé de vraiment miser sur le parti nazi, qui a reçu de leur part un soutien accru. Grâce à leurs millions, Hitler a pu gagner de l’influence sur les classes populaires, très touchées par la crise. Ils ont mis à sa disposition leurs hangars désaffectés qu’il a transformés en une version nazie de l’Armée du Salut. Des malheureux sans travail pouvaient y trouver une assiette de soupe et un lit pour la nuit. Avant qu’ils s’en rendent compte, on leur avait collé un uniforme et ils défilaient derrière le drapeau nazi.

Durant la campagne présidentielle de 1932, les nazis ont collé des millions d’affiches, imprimé 12 millions de numéros spéciaux de leur journal et organisé 3000 meetings. Pour la première fois, ils ont fait usage de films et de disques. Hitler utilisait un avion privé pour se rendre d’un meeting à l’autre. En 1932, le parti nazi comptait des milliers de permanents et l’entretien des SA, à lui seul, coûtait deux millions de marks par semaine. Qui payait tout cela ? Certainement pas les membres sans travail du parti nazi…

Le patronat tout puissant

Aux élections fédérales de septembre 1930, le NSDAP devient le deuxième parti, avec plus de 6 millions de voix. Des représentants de premier ordre de la classe dirigeante s’expriment en faveur de la formation d’un gouvernement avec lui. Hitler est invité à exposer ses idées devant des cercles de grands capitalistes et plusieurs d’entre eux adhèrent au parti.

Cela prendra pourtant encore une année avant que ces patrons confient la chancellerie à Hitler. Ils avaient peur de la réaction du mouvement ouvrier. De plus, ils se livraient entre eux de violentes luttes de pouvoir.

Mais, lors des élections fédérales du 6 novembre 1932, le Parti communiste allemand accroît fortement son influence parmi les travailleurs au détriment du Parti socialiste. Le capital craint un soulèvement révolutionnaire. Et le NSDAP perd deux millions de voix. Un déclin plus important du parti risque de ruiner tous les espoirs du grand patronat. Ils mettent leurs querelles internes au vestiaire et décident de confier plus rapidement le pouvoir à Hitler.

Ce sont les Thyssen, Krupp, Siemens et autres qui ont déterminé la politique économique de Hitler. Il suffit de voir la composition du Haut Comité économique du gouvernement nazi. On y retrouve Krupp von Bohlen, roi de l’industrie d’armement, Fritz Thyssen, baron de l’acier, Carl Friedrich von Siemens, roi de l’électricité, et Karl Bosch, de l’industrie des colorants. Grâce à Hitler, ils ont pu appliquer le programme de casse sociale dont ils rêvaient.

Le gouvernement Hitler bloque les salaires au niveau très bas de 1932. Les travailleurs sont privés de tous leurs droits et menacés d’emprisonnement dans un camp de concentration en cas de grève.

La liberté de changer d’employeur est limitée, et un « livret de travail » est introduit. Sans ce document, aucun travailleur ne peu être engagé. Tout comme chez nous au 19e siècle, un ouvrier qui désire travailler ailleurs peut en être empêché par son patron si celui-ci gèle son livret de travail.

Le fascisme a porté la logique du capitalisme jusqu’à sa pire extrémité. La recherche de la compétitivité mène à une spirale descendante des salaires et des acquis sociaux. Dans les camps de travail, le coût salarial et les charges sociales sont quasiment réduits à zéro. Afin d’épargner leurs frais de transport, plusieurs firmes construisent leurs usines près des camps.

Le problème du chômage est résolu en envoyant une partie des chômeurs dans l’armée, une autre dans les usines d’armement. Tous sont ainsi obligés de préparer leur propre mort et celle de dizaines de millions d’autres.

Le soutien des industriels à Hitler : quelques dates

27 octobre 1931. Le directeur de la firme Siemens, Carl Friedrich von Siemens, prononce un discours devant des membres importants de la finance américaine pour dissiper les craintes que suscite une éventuelle montée au gouvernement des nazis. Il insiste surtout sur la volonté des nazis d’éradiquer le socialisme en Allemagne.

26 janvier 1932. Fritz Thyssen, le magnat de la sidérurgie, organise une conférence d’Hitler devant plus de 100 grands patrons durant laquelle il assure que son mouvement voit dans la propriété privée le fondement de l’économie allemande et que son but principal est d’éradiquer le marxisme en Allemagne.

19 novembre 1932. Des banquiers, de grands industriels et de grands propriétaires terriens demandent au président Hindenburg de nommer Hitler à la chancellerie.

4 janvier 1933. Rencontre entre le Premier ministre en exercice Franz von Papen et Hitler dans la villa du banquier von Schröder, qui a scellé les arrangements qui ont conduit au 30 janvier 1933.

20 février 1933. Hitler reçoit le gratin du grand capital allemand pour rassurer les patrons à propos de sa base, chauffée par des discours démagogiques contre le grand capital.

20 mars 1933. Création du premier camp de concentration destiné aux prisonniers politiques à Dachau.

15 mai 1934. Une loi est votée qui limite la liberté de changer d’employeur.

30 juin 1934. Nuit des longs couteaux. Hitler fait assassiner 1000 cadres de ses propres sections d’assaut, essentiellement de l’aile « anticapitaliste » qui avait cru à la démagogie de Hitler et pensait que les nazis prendraient aussi des mesures contre le grand capital.

Février 1935. Introduction du « livret de travail », qui impose une soumission totale des ouvriers à leur patron.

Les “socialistes” s’en sont plus pris aux communistes qu’aux fascistes

En juillet 1932, suite au refus du Parti social-démocrate allemand (SPD) d’organiser un grève générale avec le Parti communiste (KPD), le dirigeant nazi Joseph Goebbels a déclaré : « Les rouges ont laissé passer la grande occasion. Elle ne reviendra plus. »

Herwig Lerouge

La droite et les fascistes n’auraient en effet pas été de taille à affronter une résistance active des forces conjuguées du SPD et du KPD. Cependant, dans la période de préparation de la dictature fasciste, les dirigeants de l’aile droite de la social-démocratie ont joué un rôle très négatif.

Au gouvernement, les dirigeants socialistes ont mis en œuvre une politique anti-ouvrière et pro-capitaliste draconienne. À partir de mars 1930, ils ont, au nom du « moindre mal », c’est à dire pour « éviter le fascisme », toléré un gouvernement qui a décidé une diminution de 15 % des revenus, l’annulation des conventions collectives existantes, le retour des salaires au niveau du 10 janvier 1927, la suppression du droit de grève, la diminution des allocations sociales et l’augmentation des cotisations, le report d’un an des élections sociales et la proclamation de l’état d’exception.

Le 1er mai 1929, le chef socialiste de la police de Berlin interdit les manifestations et fait tirer sur les 200 000 ouvriers qui manifestent quand même. 33 manifestants sont tués. Il interdit le journal du KPD et, le 3 mai, le ministre socialiste de l’Intérieur de Prusse interdit le Front rouge des combattants, l’organisation d’autodéfense antifasciste du KPD.

L’alliance décisive rejetée

Même face à la menace directe du fascisme, les socialistes ont refusé de s’allier aux communistes. Quand, en mai 1932, la droite au pouvoir à Berlin a destitué le gouvernement socialiste minoritaire de Prusse, le seul gouvernement régional socialiste restant, la direction du SPD a protesté verbalement mais s’est soumise. Elle a taxé la proposition communiste d’appeler ensemble à la grève générale, de « provocation ».

Le 30 janvier 1933, les dirigeants socialistes rejettent à nouveau l’offre de grève générale du KPD. Aussi longtemps que Hitler « ne violait pas la Constitution », ils ne voulaient pas se battre. Il fallait attendre les élections du 5 mars.

Malgré la terreur contre les communistes et certains socialistes après l’incendie du Reichstag, le SPD n’a pas changé sa position. En mars 1933, le chef des syndicats socialistes, Theodor Leipart, offre sa collaboration à Hitler : « Les syndicats sont prêts (…) à entrer en collaboration permanente avec des organisations patronales. Le contrôle par l’État (fasciste, NdlR) d’une telle collaboration, pourrait, en certaines circonstances, en augmenter la valeur et faciliter le fonctionnement…».

Le 1er mai 1933, les nazis et les patrons appellent les ouvriers à participer en masse aux manifestations organisées par le régime. Les dirigeants syndicaux boivent le calice de la honte jusqu’à la lie et se joignent à cet appel. Cela ne leur sert à rien. Le lendemain, les principaux dirigeants syndicaux sont arrêtés et les biens des syndicats confisqués.

Mais le SPD va encore plus loin. Le 17 mai, les députés sociaux-démocrates soutiennent la politique étrangère d’Hitler au Reichstag. Cette servilité ne rapporte rien non plus au SPD. Le 22 juin 1933, le gouvernement lui interdit toute activité politique. Un nombre considérable de fonctionnaires socialistes et syndicaux, dont le tristement célèbre ministre de l’Intérieur de Prusse Carl Severing, n’hésitent pas à passer aux nazis.

En 1935, Geoges Dimitrov, le dirigeant de l’Internationale communiste, dira : « La victoire du fascisme était-elle inévitable en Allemagne ? Non, la classe ouvrière allemande pouvait la conjurer. Mais, pour cela, elle aurait dû obliger les chefs de la social-démocratie à cesser leur campagne contre les communistes et à accepter les propositions répétées du Parti communiste sur l’unité d’action contre le fascisme. Elle aurait dû répondre par une véritable lutte de masse, qui eût entravé les plans fascistes de la bourgeoisie allemande. » C’est également le point de vue du grand historien allemand Kurt Gossweiler, spécialiste du fascisme. Malheureusement, les sociaux-démocrates ne l’ont pas vu de cet œil-là.

tiré de “SOLIDAIRE”

Subject: Faillite de Detroit prépublication BIP 154

États-Unis

Qui a assassiné la ville de Detroit et pourquoi?

Detroit devient la plus grande ville

étasunienne à se déclarer en faillite

par le Prof. Dave HODGES

ICH 19/7/2013 -. Le 18 juillet 2013, Detroit s’est déclarée, selon la législation titrée «chapitre 9», en faillite afin de repousser le règlement de la plupart de ses $18 Mds de dettes (quelque 650 milliards de f.belges!) . Ce recours a eu lieu seulement quatre mois après la nomination d’un administrateur financier. «Permettez-moi d’être cru: Detroit est fauchée», expliqua le gouverneur du Michigan, Rick Snyder, qui poursuivit en disant que Detroit est le cœur du Michigan et si Detroit est dans la panade, le Michigan l’est aussi.

Detroit est la plus grande ville étasunienne à se déclarer en faillite officiellement, succombant aux pertes d’emplois dans l’industrie automobile, aux décennies de fuite de population, et à l’effondrement du revenu pour la couverture des dépenses, allant du maintien de l’ordre jusqu’à l’éclairage des rues.

D’ici la fin de cet article, le lecteur sera amené à reconnaitre la sagesse prophétique des paroles de gouverneur Snyder, alors que la faillite de Detroit présage de ce qui est à venir pour la plupart des villes étasuniennes.

Detroit était autrefois la fierté des États-Unis

Quand Detroit était au sommet de son succès, elle faisait figure de modèle de la domination de la classe moyenne étasunienne. Elle était la ville industrielle la plus grande jamais vue sur la planète. Detroit construisait des voitures enviées par le monde entier.

À son apogée, elle fut la quatrième plus grande ville des États-Unis, avec plus de 1,8 millions d’habitants. La perte de population a commencé dans les années 1960 avec la migration vers les banlieues. Puis dans les années 1990 elle a été victime de la globalisation et le toit s’est littéralement effondré.

Comment tout est parti en vrille

Aujourd’hui, près de 30% de 360 km² de Detroit sont soit vacants soit désertés. […] Actuellement, Detroit compte moins de 700.000 habitants. Il y a plus de 33.500 maisons vacantes et plus de 90.000 lots vacants. La municipalité [dit gouvernement de la
ville
– NdT] rase des pâtés entiers d’immeubles commerciaux et résidentiels.
Si vous êtes le dernier résident dans le pâté, vous pouvez être contraint de le quitter, et si vous êtes chanceux obtenir $10.000 pour votre maison.

Le prix médian d’une maison à Detroit est seulement de $9.000! Dans certains quartiers de Detroit, vous pouvez acheter une maison pour seulement $100. Il y a environ 85.000 lampadaires à Detroit, mais les voleurs de cuivre ont dépouillé tellement de câblage que la plupart des lumières ne fonctionnent plus. Le maire de Detroit a déjà annoncé qu’il réduirait le nombre de lampadaires de presque moitié du total existant, soit à 46,000.

Aujourd’hui, 60% des enfants de Detroit vivent dans la pauvreté, alors qu’il y a moins de 45 ans Detroit se vantait du plus haut revenu par habitant des États-Unis. Aujourd’hui, il n’y a plus une seule des grandes chaînes de supermarchés dans la ville.

Le taux d’homicide est un des plus élevés du pays. Son infrastructure a été éventrée. Le chômage réel, dans certaines parties de la ville, pourrait se situer à la hauteur de 20% . C’est une ville vraiment malsaine où l’on a du mal à trouver un policier, et avec les nouvelles compressions d’effectifs, ce sera encore plus difficile, parce que la plupart des postes de police de Detroit n’ouvrent maintenant leurs portes au public que pendant 8 heures par jour. Donc, si vous avez à vous défendre, il faut être prêt à passer la nuit sans l’aide de personne. Vous pouvez appeler la police sur votre «Obama phone»1, mais il vaudrait mieux le faire entre 8 et 17 heures. Pour réaliser juste combien la ville est dangereuse, il faut savoir que l’homicide justifié a augmenté en 2011 d’un étonnant 79%.

La globalisation a assassiné la ville de Detroit

La globalisation, avec les divers accords de libre-échange, a assassiné Detroit. Grace aux accords ALENA, GATT, et CAFTA2, les fabricants étasuniens d’automobiles furent libres de délocaliser leurs usines à l’étranger où ils trouvèrent un marché de quasi-esclaves. Le passage de ces accords de libre-échange permit d’embaucher des travailleurs étrangers esclaves et sans avoir à payer les droits de douane à l’importation prohibitifs de maintenant. Par ailleurs les sociétés transnationales purent expédier des produits fabriqués par une main d’œuvre esclave vers les États-Unis. Notre gouvernement n’a pas réussi à protéger les fabricants et l’effet final est que nous commençons à trouver aux États-Unis des conditions de travail tiers-mondistes dans des villes telles que Detroit, et qui se répandent comme une traînée de poudre. Depuis les années 1970, les États-Unis ont perdu 86% des emplois industriels. En fait, les globalisateurs au nom du libre échange, ont depuis 100 ans essayé de se débarrasser des droits de douane étasuniens. Consultez le Tarif Payne-Aldrich, il fait partie de notre histoire. Un an plus tard, nous avons eu le Federal Reserve Act de 1913 et la vraie fête à commencé pour de bon.

Les droits de douane servaient à payer notre dette publique. Ce n’est plus le cas, nous les avons remplacés par l’Amendement de l’Impôt sur les revenus. Si vous lisez ces faits historiques pour la première fois, vous devez commencer à vous mettre en colère. Et qui vous en voudrait pour votre colère? Vous et moi ne devrions pas payer des impôts sur le revenu, les droits de douane devraient servir à payer la dette publique. Nous payons des impôts sur le revenu parce que les globalisateurs veulent le libre-échange et il est de notre «devoir de payer» afin qu’ils puissent maximaliser leurs profits. La troisième étape de ce projet fut d’introduire une monnaie «virtuelle» [fiat money – basée sur la foi des usagers – NdT] où les banquiers pourraient créer de l’argent ex-nihilo ce qui a fait qu’un dollar de notre actuel ne vaut plus maintenant que 4 cents.

Retournons maintenant à Detroit, cela nous aidera à comprendre où nous allons. Peut-être que vous ne vivez pas dans une région du pays où les emplois sont délocalisés à l’étranger. Cependant, vous êtes ciblés par la désindustrialisation de la politique commerciale de «Cap and Trade»3 qu’Obama a l’intention de mettre en œuvre par des décrets exécutifs, en conformité avec les objectifs prévus par Agenda XXI4.

Si jamais vous laissez Agenda XXI avoir une emprise sur votre ville, le résultat sera le même que pour Detroit et se traduira par une pauvreté abjecte en raison des zones vertes, des terres sauvages, des promesses de croissance intelligente, de sauvetage de la planète du réchauffement climatique et des inhibiteurs de croissance économique, etc. Par ailleurs, les globalisateurs ont l’effronterie de construire un train léger pour un coût $25 millions à Detroit, en plein milieu de ce cadavre en décomposition.

Que se passe-t-il quand une ville est en défaut de paiement?

Dans ce cas il faut qu’elle cherche une organisation comme la Banque mondiale pour lui prêter les $18 Mds dont elle a besoin pour retrouver une solvabilité financière temporaire. Toutefois, sans industrie viable pour maintenir la base économique, il est prévisible que la ville fera défaut sur ses obligations d’emprunt futures. Ce qui suit est un regard sur l’avenir de toutes les villes des États-Unis pendant qu’un nombre croissant de celles-ci font défaut sur leurs prêts «de sauvetage».

Lorsqu’une entité politique fait défaut sur ses emprunts, l’organisme de prêt prend possession de ses biens hypothéqués qui garantissent le prêt. Le plus souvent, l’infrastructure est le bien la plus recherchée par des banques. Il est caractéristique quand les banksters5 prennent le contrôle d’une entité politique, telle que la Bolivie, qu’ils quadruplent le coût de l’eau, renchérissent astronomiquement les prix des services publics et prennent le contrôle des transports en commun dans le but de faire grimper le coût aux usagers (p.ex. les pauvres qui ne peuvent pas se payer une voiture et doivent aller au travail par les transports en commun). Voilà l’avenir de Detroit et ce sera bientôt celui de nous tous.

Detroit a échoué, en tant qu’entité viable en raison de la perte de l’industrie et la fuite consécutive de sa population. Le reste de nos villes, toutes subiront des effondrements économiques, mais pour des raisons différentes.

Quand, et pas si, Obama signera ces décrets de «Cap and Trade», dévastateurs pour l’industrie, chaque ville étasunienne sera effectivement désindustrialisée et nous aurons un pays plein de Detroits.

Savez-vous que Barack Obama a déclaré que son plan «Cap and Trade» diminuera de 80% l’énergie que nous utilisons actuellement? Pouvez-vous conduire en faisant 80% moins de kilomètres pour aller au travail? Une journée où il gèle, pouvez-vous réduire votre chauffage de 80%? Pouvez-vous utiliser votre éclairage 80% de moins, sans un impact majeur sur vos conditions de vie? Pouvez-vous n’acheter que 20% de l’essence que vous utilisez actuellement? Et quelle entreprise survivra à ces limitations draconiennes imposées à notre consommation d’énergie? Et puis, où allez-vous trouver du travail? Qui payera les mensualités de votre emprunt hypothécaire?

Maintenant que nous parlons, serait-il opportun de demander à savoir pourquoi la Federal Reserve achète chaque mois $40 Mds de titres adossés sur des créances hypothécaires? Hmm, et certaines personnes se demandent comment fera le pouvoir pour nous emballer et nous empiler dans des villes dépotoirs.

États-Unis, vous venez de voir votre avenir collectif.

Est-ce que cela vous paraît logique que le Département de sécurité intérieure [Department of Homeland
Security
] ait acheté 2,2 Mds de cartouches et 2.700 véhicules blindés? Les forces globalisatrices savent ce qui arrivera. Il est temps que ce pays se réveille et sente l’odeur du café. Vous avez été conquis. Les États-Unis, et beaucoup d’entre vous ne survivront pas, et si vous doutez de mes paroles ici, permettez à Obama de vous le dire à sa manière.

Dave Hodges est un professeur primé en psychologie et en recherche statistique.

http://thecommonsenseshow.com/ activiste politique

Notes de Traduction

1. Obama phones: Téléphones mobiles offerts par le gouvernement aux demandeurs d’emploi pour rechercher du travail.

2. ALENA, GATT, et CAFTA: Accord de libre échange nord-américain, Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, Accord de libre échange Amérique centrale, respectivement.

3. Cap and Trade: Instrument de politique de l’environnement où une limite supérieure des émissions de gaz de serre est imposée.

4. Agenda XXI: Est un plan d’action pour le XXIe siècle, adopté par 173 chefs d’État lors du sommet de la Terre, à Rio de Janeiro

5. Banksters = Banques+gangsters

Sortir de l’UE, de l’Euro, de l’OTAN et de l’Alliance Atlantique – Sortir de la dictature du capitalisme

Appel des Assises du communisme, Gémenos, 30 Juin 2013

Pour stopper la régression européenne, il y a urgence !

lundi 22 juillet 2013
par communistes
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Appel des Assises du communisme, Gémenos, 30 Juin 2013

Pour stopper la régression européenne, il y a urgence !

Sortir de l’UE, de l’Euro, de l’OTAN et de l’Alliance Atlantique

Sortir de la dictature du capitalisme

Les communistes (*) dans leur diversité réunis à Gemenos (13), les 28-29-30 juin 2013, dans l’usine occupée des FRALIB, s’adressent au peuple de France et aux salariés en lutte.

L’Union Européenne : une construction impérialiste faite par et pour le capital

Notre peuple connaît les dégâts causés par l’Union Européenne : à plus de 60%, il exprime un rejet profond, un sentiment de défiance et de colère à l’égard de cette « Europe » et de son Euro, confirmant le vote populaire contre le traité constitutionnel de 2005.

Depuis plus d’un demi-siècle, l’UE supranationale est une machine de guerre contre les salaires et les droits des salariés ; elle aggrave la course au profit capitaliste et à l’exploitation par la suppression des barrières douanières en faveur du libre marché, la destruction des services publics, dans le contexte mondial de la multiplication des guerres, de la destruction d’Etats souverains, de nouvelles courses aux armements technologiques, des dominations transnationales sur les enjeux vitaux de la santé, de l’alimentation, de l’environnement, qui marquent la vie des travailleurs sur toute la planète.

L’Euro est son arme pour imposer que la seule variable d’ajustement soit le coût du travail, infliger l’austérité et la déréglementation sociale(salaires, retraites, droits sociaux..). On ne peut agir contre l’austérité et rester dans l’Euro. Il faut donc en sortir, mais par la porte de gauche, refusant tout repli nationaliste, toute aggravation de la guerre de tous contre tous, en inventant de nouvelles coopérations entre les peuples, débarrassées de la domination des marchés, des multinationales.

Cette U.E. « prison des peuples » n’est pas réformable.

Un grand débat populaire est nécessaire pour ouvrir une alternative progressiste
- Sortir unilatéralement de l’UE, dénoncer tous les traités européens imposés contre le peuple.
- Sortir de l’Euro, monnaie unique, carcan pour des économies nationales diversifiées.
- Refuser la recentralisation des métropoles et super-régions, qui s’attaquent au socle démocratique des communes et des départements dans la république, au profit d’une Europe fédérale des länder, éloignant les citoyens de la démocratie locale.
- Refuser tout accord commercial transatlantique, qui approfondit la casse de l’Etat-Nation sous la loi des marchés, qui remet en cause même la démocratie, en décidant sans consulter les parlements nationaux, et même contre l’avis des peuples.

Nous affirmons l’urgence d’un processus de réappropriation de la souveraineté nationale

L’histoire nous confirme que la Nation est le cadre permettant la souveraineté pour le peuple :
- La nation française doit retrouver son indépendance monétaire, fiscale, douanière pour reconquérir la maîtrise de ses richesses par l’appropriation collective des grands moyens de production et d’échange dans des formes diversifiées.
- Elle doit établir de nouveaux rapports de coopérations et d’échanges, dans la libre administration des hommes sur leurs ressources et le respect absolu de la non-ingérence.
- Elle doit sortir de l’Otan et de l’Alliance atlantique. Nous refusons d’être un des « bras-armés » des États-Unis pour le nouveau (re)-partage du monde.

Il y a urgence à ouvrir une réponse populaire au nationalisme, à la fascisation

Marine Le Pen joue de sa place médiatique pour faire croire à une extrême-droite démocratique et sociale. Mais elle est la face polie d’un courant politique de fascisation qui marque tous les pays européens, des identitaires en France, jusqu’aux Nazis de l’Aube Dorée en Grèce. L’extrême droite a toujours été l’arme du capitalisme pour poursuivre la guerre économique derrière l’affrontement des nationalismes. Les travailleurs ont tout à y perdre, alors que l’urgence est de renforcer leurs luttes, au plan national comme international, contre la mondialisation capitaliste. Elle propose une fausse sortie de l’UE par la porte de droite, celle des régressions sociales, des violences, de la concurrence !

L’enjeu des convergences des luttes pour le travail, seul créateur de valeur

C’est la classe ouvrière, les salariés des entreprises en lutte qui ont relancé l’enjeu des nationalisations et de l’appropriation sociale comme condition du développement industriel et de la recherche, de la relocalisation des productions, du maintien des droits sociaux. C’est dans des luttes longues et dures (Fralib, Sanofi, Psa, Goodyear, Florange, Pilpa, Veninov, Kem One, Gardanne, Ford, M’Real, Doux, Fraisnor, Renault…) que les salariés cherchent des leviers d’interventions à leur portée, et font émerger leurs objectifs politiques, non seulement pour leurs salaires et leurs besoins vitaux, mais pour affirmer le rôle essentiel du travail pour faire reculer la capacité du capital à spéculer et diriger la société.

L’Union Européenne de la concurrence « libre et non faussée », est renforcée par Hollande, l’UMP et tous les forces politiques gouvernementales (de gauche, de droite et écologistes), comme en Grèce, au Portugal, en Espagne ou en Italie. Elle est un obstacle au progrès social.

La CES, le PGE, les directions des confédérations syndicales Françaises, du PCF, les partis socialistes d’Europe prétendent qu’une « autre Europe », « sociale » est possible dans le cadre des lois du marché. Mais le capitalisme n’a plus de « grain à moudre » pour des compromis sociaux. Tous oublient que les aménagements à sa marge sont impossibles. L’accompagnement de sa crise ne corrige plus ses excès, et ne peut encore moins engager un début de rupture pour une autre société.

Leurs contre-réformes (retraites, droit du travail…) de Juppé à Hollande, obéissent aux mêmes objectifs préconisés par l’U.E. et appellent à une confrontation sociale « tous ensemble » urgente.

Face à la réalité de la nocivité de cette Europe supranationale, nous sommes sans illusion. Communistes, nous analysons le caractère mondialisé du capitalisme, sa course vers le marché mondial, sa concurrence permanente qui utilise les Etats et leur ancrage dans le cadre national pour une guerre de classe qui le rend incapable de répondre aux exigences légitimes des peuples.

Arrêtons les dégâts !

Brisons le carcan de l’Union Européenne, de la mondialisation capitaliste

En France, cassons un premier maillon de la chaîne !

Syndicalistes, militants politiques, organisés ou non, mais convaincus de la nécessité d’une sortie de l’UE pour pouvoir s’engager dans une politique nationalement souveraine en faveur des travailleurs et du peuple, nous avons décidé de nous exprimer collectivement en direction des salariés afin de mener avec eux un vaste débat. Nous vous appelons à soutenir l’Appel des Assises du communisme. – Dénonciation des traités européens de Rome, Maastricht et Lisbonne,
- Retour à la monnaie nationale, renationalisation de la Banque de France permettant d’assurer l’indépendance monétaire, économique et douanière,
- Sortie de l’OTAN et de l’Alliance Atlantique,
- Arrêt des aventures militaires françaises en Afrique et au Moyen-Orient.

Les signataires et participants aux Assises : venus de toute la France, organisés ou inorganisés, animateurs de blog et/ou militant de terrain avec
- Rouge Vif 13,
- Faire Vivre et Renforcer le PCF,
- Le Pôle de Renaissance Communiste en France,
- Le Rassemblement des Cercles Communistes,
- Rouge Vifs Ile de France,
- Action Communiste de Normandie,
- La Gauche Communiste,
- Le collectif communiste polex,
- Des jeunes communistes,
- Des communistes des sections PCF de Béziers, Marseille, Aubagne, Vénissieux, Arcachon, La Courneuve, Lyon, Paris XX…

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Le Vatican, le catholicisme, les papes et les curés, l’ Église: qui sait ?

« LE VATICAN CONTEMPORAIN », retracé du moins jusqu’ en 1962

Le pape, le Vatican, l’ église catholique: les faces cachées et ignorées par ceux qui ne veulent pas (plus) savoir …

Intéressant pourtant de (se souvenir/connaître) le passé de cet État (sic) le plus anti-démocratique, le plus autocratique, le plus secret, réactionnaire, féodal, comploteur, qui existe au monde et basé uniquement sur une croyance religieuse. Ses pouvoirs, mis aussi au service du fascisme à une certaine époque, des exploiteurs, des systèmes monarchiques, des aventures sanglantes, et évidemment de l’ anti-communisme de combat…

On verra aussi que le rôle des cardinaux, réactionnaires et/ou réformistes, conservateurs et/ou “progressistes”, n’ est pas seulement d’ élire les papes à huis-clos, au cours de leurs tractations et manœuvres secrètes…

« LE VATICAN CONTEMPORAIN », retracé du moins jusqu’ en 1962…

Je publierai progressivement ce retracé politico-historique, au fur et à mesure de mes disponibilités, …

Bienvenue et bonne lecture à tous mes correspondants qui auront la patience de le lire jusqu’ au bout ! Cela en vaut peut être la peine … (???).

RoRo12

Chapitre premier

L’ÉTAT DE LA CITE DU VATICAN

Le Vatican est tout à la fois un État microscopique enclavé dans Rome et le centre de l’Église catholique romaine (1) .

II est devenu un État aux termes du traité de Latran, conclu en 1929 entre Pie XI et le gouvernement fasciste de Mussolini. L’article 3 de ce traité stipule: «L’Italie reconnaît au Saint-Siège l’entière propriété, le pouvoir exclusif et absolu, et la juridiction souveraine sur le Vatican dans sa composition actuelle, avec toutes ses dépendances et dotations, instituant ainsi, à des fins particulières et dans les modalités stipulées au présent traité, la Cite du Vatican.»

L’État du Vatican ne ressemble à aucun autre État du monde en ce sens qu’il n’a ni ouvriers, ni paysans, ni industrie, ni agriculture. C’est un minuscule État ecclésiastique dont le souverain absolu est le pape de Rome, chef de la catholicité. Bref, un État absolu, conservateur et féodal qui n’ a rien de démocratique …

Bon dieu: suivez donc l’ actualité, avec nos journalistes libres, neutres et indépendants: ss le Pape est au Brésil et Philippe Ier en vacances … !

Un avis partagé sur notre fête “nationale”, militariste et monarchiste du 21 juillet 2013

Quand la Télévision belge vante les «conquêtes coloniales» de la Légion étrangère en Algérie

ARTICLE | 23. JUILLET 2013 – 8:49
La Légion étrangère : des mercenaires au service de la France coloniale. D. R.La Légion étrangère : des mercenaires au service de la France coloniale. D. R.

Comme tout citoyen intéressé par l’histoire politique de son pays, j’ai regardé, ce 21 juillet, la retransmission télévisée de l’abdication du roi Albert II et de l’accession au trône de Belgique de son fils Philippe, faits marquant ce jour de fête nationale belge, sur la chaîne nationale francophone. Quels que soient mon opinion sur le bien-fondé d’une monarchie plutôt qu’une république en Belgique et mon degré de sympathie à l’égard des personnes de la famille royale, il me semblait naturel d’être directement informée de cet évènement majeur de la vie politique belge, via la RTBF qui avait consacré la journée à couvrir le Te Deum, la passassion de pouvoir, la prestation de serment, le salut au balcon, le défilé militaire, et la soirée festive, ponctués bien entendu par les états d’âme des nombreux badauds qui scandaient «Vive le Roi ! Vive la Reine !», hilares sous un soleil de plomb et dans une chaleur écrasante. J’ai supporté stoïquement les commentaires populistes des «journalistes» dépêchés en plusieurs endroits stratégiques de la capitale, l’interview du couturier des reines et des princesses décrivant en long et en large le choix des tissus et la couleur des robes, le débat des invités en studio sur l’intensité des baisers échangés sur le balcon par le nouveau couple royal, mais j’ai risqué la crise cardiaque lorsque l’un des reporters nous a qualifiés, nous, citoyens belges, de «sujets» du nouveau roi, comme à l’époque du Moyen-Age. Et dire que l’école de journalisme belge a été l’une des plus réputées au niveau international… J’ai eu une pensée fraternelle pour le député communiste wallon Julien Lahaut en me rappelant son «Vive la République !» qu’il avait lancé avec ses camarades en plein parlement lors de la prestation de serment du roi Baudouin Ier, le 11 août 1950. Quelques jours plus tard, le grand résistant et syndicaliste Julien Lahaut, celui que ses compagnons de captivité dans les camps nazis surnommaient «l’homme qui avait le soleil dans sa poche», était assassiné sur le pas de sa porte par deux individus qui n’ont jamais été identifiés.
Donc, j’ai tenu «le coup» jusqu’au moment où la présentatrice de la couverture télévisuelle, qu’il m’est impossible de considérer comme une journaliste même si elle présente régulièrement le JT de la RTBF, a commenté des images de divers corps d’armée qui allaient participer au défilé militaire et dans lesquels figurait, dépêchée de France pour l’occasion, la Légion étrangère, la commentatrice poussant le cynisme jusqu’à vanter la renommée de celle-ci dans les conquêtes coloniales et notamment dans la guerre d’Algérie. Choqué, mon époux algérien en a eu les larmes aux yeux. Quant à moi, j’ai éprouvé une honte incommensurable d’appartenir à une nation qui fait la promotion d’un corps de mercenaires recrutés parmi la pire racaille que l’humanité ait produite. Quand je pense que l’Etat algérien a envoyé un orchestre symphonique pour sa fête nationale du 5 Juillet et a offert deux concerts gratuits à la population belge, et que nous remercions l’Algérie en faisant défiler la Légion étrangère trois semaines plus tard. Furieuse et dégoûtée, j’ai fermé la télévision.
En tant qu’épouse d’Algérien, en tant que petite-fille de résistant communiste fusillé par les nazis en janvier 1944, en tant que citoyenne éprise de liberté, de solidarité, de fraternité et de justice, je demande pardon au peuple algérien et à ses dirigeants, ainsi qu’aux millions de martyrs tombés sous la tyrannie d’une France colonialiste impitoyable et barbare, pour cette trahison des valeurs pour lesquelles bien des Belges sont tombés en d’autres temps, dont mon grand-père Marcel De Ruytter et ses camarades. Vos héros, Ali La Pointe, Larbi Ben M’hidi, Benboulaïd, le colonel Amirouche et tous vos chouhada sont aussi mes héros, comme l’est le grand-père maternel de mon mari, Saïd Mokrani, parce que tous se sont battus avec courage et abnégation pour une cause noble et juste dont les valeurs universelles ont convaincu certains citoyens de mon pays à leur apporter soutien et participation active à travers «le Front du Nord». Que ces derniers, ainsi que tous ceux qui ont combattu le fascisme, soient remerciés d’avoir été l’honneur de la Belgique.
De Bruxelles, Jocelyne De Ruytter

Les 500 Français les plus riches ont une fortune cumulée qui dépasse le budget de l’État français

(voir le site de la Rtb-F)

Notre ami Henri Alleg, militant communiste, torturé en Algérie par les colonialistes français, est mort debout !

http://www.silviacattori.net/article4645.html

NOTRE HENRI EST MORT DEBOUT

Henri Alleg, notre Henri, s’est éteint à jamais
Homme libre, militant communiste, chantre de la fraternité, journaliste intègre, héros ordinaire de cette Algérie et de cette France qui fredonnent en nous, Henri est toujours resté fidèle à ses principes et ses idéaux durant ses près de 70 années d’engagement politique, malgré la prison, la torture, la trahison et les défaites.
22 JUILLET 2013
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Résistant il fut, résistant il demeurera même aux pires moments de sa vie : en tant que militant clandestin dans l’Algérie occupée, lorsqu’il subit les interrogatoires terribles de ses tortionnaires français, durant les querelles intestines qui déchirèrent l’Algérie indépendante, durant la contre-révolution qui déferla sur les pays socialistes…

Comme nombre de ses camarades qui ont écrit les pages à la fois douloureuses et honorables de la résistance anti-coloniale, Henri a été un monument de générosité, de bienveillance et d’humilité.

Par un jour morose de décembre, j’ai eu l’immense honneur de visiter le cimetière du Père Lachaise en sa précieuse compagnie, bras dessus, bras dessous.

A cette occasion, il m’a confié de nombreux souvenirs de ses combats et autant de récits de notre histoire commune, tel un grand-père à son petit-fils.

Aujourd’hui et demain, ses petits-enfants, par millions, poursuivront la rédaction de son journal éternellement inachevé, celui de l’humanité en quête de paix, de justice et de bonheur.

Merci Henri. Nous ne t’oublierons jamais.

Bahar Kimyongür
22 juillet 2013

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A propos Romain de Courcelles

militant communiste courcellois a/conseiller communal proche du PTB
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