Démocratie, Guerre, SAC, Cuba, Nationalisme wallon, Médecins pou rsuivis, Armes chimiques , Chrétiens d’ Orient, Manif à Bruxelle s, Zacco et Vanzetti, Syrie 12

Entre notre démocratie et la dictature, où est la frontière?

Selon tous les sondages, 63 ou 64% des citoyens de l’Etat français sont opposés à la guerre contre la Syrie.
Et alors, quoi? On ne leur a pas demandé leur avis pour une décision aussi grave… c’est ça la démocratie. Bon, alors, c’est quoi la dictature?

**
JeMi:nous l’explique ici:

Dictature: « La dictature désigne un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs de façon absolue » (wikipédia)
Comment qualifier l’attitude d’un homme disposant de larges pouvoirs, dont le plus détestable, le droit -accordé par un article de la constitution- de faire la guerre au risque de provoquer la troisième… et dernière guerre mondiale?Et quelle guerre? Il ne s’agit pas d’une guerre défensive, mais d’une intervention à l’étranger.
À ce propos, il existe en france un ministère de la défense..? Il conviendrait, par les faits récents et à venir, de requalifier ce ministère.

-Rappelons-nous Jamie Shea et ses mensonges: « Le porte-parole de l’Otan, Jamie Shea, « conférencie » un peu partout pour tenter de justifier les bombardements sur la Yougoslavie. »
« Nos bombardements épargnent les civils. »
FAUX ! Le chef d’état-major belge Herteleer l’a reconnu : « Faisons mal à la population serbe elle-même. Infligeons-leur des pertes. » (Standaard, 17.4.99). Résultat : 2.000 civils tués, 5.000 blessés, une génération d’enfants traumatisés, 147 hôpitaux touchés, l’économie détruite. »
(http://www.michelcollon.info/Les-15-mensonges-de-Jamie-Shea-et.html)

Aujourd’hui, F. Hollande, Obama et J. Kerry passent littéralement en boucle sur toutes les chaînes info télés. Bien évidemment les « envoyés spéciaux » suivent…
les pacifistes, eux, n’ont en fait pas droit à la parole, ou si peu…

Les conséquences humaines et environnementales des dernières guerres menées contre l’ex Yougoslavie, l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, sont désastreuses.
Et pourtant, un homme doté de tous les pouvoirs, décide seul -certes, soutenu par quelques bellicistes-.

Dans ce cas, à quoi sert le Parlement français -Assemblée Nationale et Sénat- pourrait-on dire.

Il conviendra, tôt ou tard, de « remettre les pendules à l’heure ».

La Communauté « internationale » = deux pays -USA, france, peut-être l’Espagne, certainement l’Australie… Et bien sûr l’Arabie Saoudite et le Qatar.

À 19:15 RTL interroge des enfants, très jeunes enfants, en majorité favorables à l’intervention militaire en Syrie. Forcément, jeunes victimes de l’action médiatique.
Lamentable, dès le plus jeune âge. Et, par la suite, de futurs soldats de la « liberté »…

jmb

BELGIQUE et EURO-DICTATURE capitaliste: en route vers le fascisme, des pouvoirs de plus en répressifs et policiers … A se taper le cul par terre :

SAC :: « J’appelle les Schaerbeekois à fleurir la commune »

Service de presse du PTB

Une Schaerbeekoise habitant, rue des Azalées, risque une sanction administrative communale (SAC) pour avoir placé des plantes vertes devant sa maison.

Le PTB-Schaerbeek, par l’entremise de son conseiller communal, Axel Bernard, a décidé de réagir.

Le conseiller communal schaerbeekois du PTB, Axel Bernard, a décidé d’installer un pot de fleurs devant chez lui avec une pancarte : « Ceci est un acte de désobéissance civilecontre les sanctions administratives communales » (voir la photo jointe).

Le PTB Schaerbeek appelle les citoyens schaerbeekois à placer également un pot de fleurs ou une plante verte devant chez eux avec le même message. «J’appelle les Schaerbeekois à fleurir la commune. Cela permettra de dénoncer l’arbitraire qui découle des sanctions administratives communales tout en fleurissant notre commune dirigée par le FDF, le cdH et Ecolo », explique Axel Bernard.

« En sanctionnant la présence d’un pot de fleurs, la commune de Schaerbeek se voit attribuer la palme d’or des absurdités sanctionnées par les communes. Loin devant Termonde, qui considère le lancer de boules de neige comme une incivilité à sanctionner, ou Deinze, où ramasser les confettis lors du défilé de carnaval est passible de sanctions », dénonce Axel Bernard.

« Considérer une plante verte devant chez soi comme une incivilité est un des nombreux exemples de l’arbitraire des SAC, rajoute le conseiller communal. Avec les SAC, les communes sont juge et partie : elles déterminent quels comportements sont incivils, sanctionnent et reçoivent les recours. Et plus les communes sanctionnent, plus l’argent rentre. L’arbitraire est donc inévitable. »

ESPAGNE: Vous avez dit « tradition »?« Considérer une plante verte devant chez soi comme une incivilité est un des nombreux exemples de l’arbitraire des SAC, rajoute le
From: Xarlo
Sent: Thursday, August 29, 2013 9:23 AM

A Buñol, Espagne, ils ont fêté la Tomate , comme ils le font chaque année le dernier mercredi d’août depuis 1945, en organisant une bataille de tomates.
Lire la Tomatina http://fr.wikipedia.org/wiki/Tomatina
Mais cette année, pour des raisons de sécurité, les autorités avaient limité le nombre des « combattants » à 10.000 et les spectateurs ont payé 10 euros le droit d’assister à ce gaspillage imbécile au moment même où des dizaines de milliers d’Espagnols n’ont pas de quoi manger convenablement ni quotidiennement.
120 tonnes de tomates sacrifiées à la « tradition »!!
Plus cons qu’eux, tu meurs… Quoiqu’en France, on peut aussi assister à des « massacres » d’oeufs…
Contrairement à ce qu’a dit un jour je ne sais plus quel philosophe ou sociologue « le bon sens est la chose la mieux partagée au monde », c’est la connerie qui est la chose la mieux partagée. Pour le bon sens, c’était peut-être vrai à l’époque, quand le « bas peuple » n’était pas éduqué. Mais, maintenant, nous sommes civilisés, n’est-ce pas?

Vers les élections de 2014: Avec Demotte-Magnette et le PS, va falloir apprendre de nouveau à “danser wallon” sur des airs d’ austérité … Après, on verra … En attendant, voilà le bon nationalisme, “le wallon” …

Nationalisme centrifuge contre solidarité

David Pestieau

Le ministre-président de la Région wallonne, Rudy Demotte (PS), a appelé à un « nationalisme wallon ». Geert Bourgeois, le vice-président flamand (N-VA) l’a félicité. Pour danser le tango, c’est mieux à deux…

« @GeertBourgeois: @demotterudy pour un nationalisme wallon : merveilleux, comme la NVA. » Voilà le tweet satisfait du ministre N-VA. Le ministre-président wallon venait juste de déclarer qu’il y avait un « bon nationalisme wallon », opposé au « mauvais nationalisme flamand, venin pour la Belgique ».1

La N-VA est heureuse, évidemment. Elle veut que la campagne électorale qui nous attend tourne autour du communautaire. Et voilà que Demotte se propose : pour danser le tango, c’est mieux à deux. Le président N-VA du Parlement flamand, Jan Peumans, avait d’ailleurs lancé le 11 juillet 2010 un appel aux régionalistes wallons « à donner plus de compétences à la Wallonie et à tendre vers un État-nation wallon ». Il avait précisé qu’il entendait du côté wallon quelques voix socialistes allant dans ce sens, mais avait regretté qu’elles soient minoritaires. Le calcul est simple : pour que les idées de la N-VA progressent encore au Nord, un courant régionaliste identitaire devrait se développer au Sud.

La déclaration de Demotte joue dans ce jeu, et est un venin pour le monde du travail. Marquant une nouvelle étape dans un engrenage dangereux.

Le gouvernement Di Rupo affirme qu’il a sauvé la Belgique du démembrement. Mais la sixième réforme de l’Etat met à mal deux piliers fondamentaux de l’unité de la Belgique. La cathédrale de la Sécurité sociale, fruit du combat des travailleurs des trois Régions du pays, est ébranlée : un de ses piliers (les allocations familiales) est régionalisé et deux autres sont sérieusement fragilisés (les allocations de chômage et l’assurance santé). Pour l’impôt des personnes physiques, il y a un début d’autonomie fiscale. La concurrence fiscale entre Régions est à nos portes. Des compétences en pagaille ont été régionalisées, mais avec une amputation de 10 % des moyens actuels. Ce qui annonce de nouvelles austérités.

Le PS et, à sa suite, les autres partis traditionnels, affirme qu’il s’agit du « moindre mal », de « concessions inévitables pour éviter le séparatisme ». Pire, il appelle à se saisir avec enthousiasme des nouvelles compétences régionales. Alors qu’il sait très bien que cela va développer à la vitesse grand V le fédéralisme concurrentiel. Il appelle le monde du travail du Sud du pays à se mettre à la remorque des patrons wallons : Paul Magnette avait déjà déclaré qu’une « classe d’entrepreneurs wallons patriotes » était nécessaire à l’émergence d’une « nation wallo-bruxelloise ».2

Dans un monde plongé dans une profonde crise du capitalisme, le salut du monde du travail ne viendra pas, ni au Sud ni au Nord du pays, d’une union sacrée avec le monde patronal pour soutenir un développement néolibéral régional. Au contraire, il ne peut qu’aboutir à une bataille concurrentielle mortelle entre voisins directs.

L’unité du monde du travail, la solidarité et la coopération sont plus que jamais indispensables pour affronter les défis d’aujourd’hui. Le rendez-vous de ManiFiesta, le 21 septembre, carrefour des combats de tout le pays, est dans ce sens plus que jamais d’actualité.

1. RTBF, 21 août 2013 • 2. Le Soir, 5 janvier 2013

Le nationalisme gangrène aussi le Sud du pays

« Aujourd’hui, on commence à en parler avec fierté. » Non, ce n’est pas du nouveau logo de la Wallonie dont parle Rudy Demotte, ministre-président de la Région wallonne, mais bien du « nationalisme wallon » qui serait « positif ». Au Nord, les « mauvais » nationalistes se frottent les mains.

Adrian Thomas et Jonathan Lefèvre

Il n’y a pas qu’en Flandre que le nationalisme a répandu ses germes. Au Sud du pays, deux thèses nationalistes se sont développées ces 30 dernières années.

L’une appuie l’idée d’une région wallonne forte : la Wallonie a sa propre culture, différente encore de Bruxelles, et ses propres défis économiques, elle doit donc penser son avenir seule. L’idée n’est pas neuve, si bien qu’en 1971 un parti régionaliste, le Rassemblement Wallon, est devenu le second parti de Wallonie (20 %). Mais il s’est effondré très rapidement en 1985, concurrencé par un autre groupe, Wallonie Région d’Europe du bien connu José Happart (« Je me sens plus proche d’un patron wallon qu’un travailleur flamand » avait-il entre autres déclaré). Ces régionalistes ont été peu après accueilli à bras ouvert au sein du Parti Socialiste. Les pontes socialistes d’alors, Busquin, Anselme, Spitaels et autres les approuvaient pleinement. Depuis lors, leurs héritiers les plus connus sont le vice-président wallon Jean-Claude Marcourt et le ministre fédéral Jean-Pascal Labille. Mais aussi Paul Magnette, président PS, qui déclarait en janvier passé qu’une « classe d’entrepreneurs wallons patriotes » était nécessaire à l’émergence d’une « nation wallo-bruxelloise ».1

Nationalisme de gauche ?

Pour l’autre courant nationaliste, c’est la défense de la communauté de culture française qui prime sur les Régions, les Wallons se devant d’être solidaire des Bruxellois francophones contre l’expansionnisme flamand. Les Flamands n’auraient d’autre but que d’appauvrir les Bruxellois pour les rendre plus dépendants d’eux. Ce faisant, la capitale deviendrait un marché flamand où de moins en moins de contrats seraient signés avec les Wallons. C’est le leitmotiv du FDF depuis 50 ans, mais Demotte et Magnette en seraient-ils si éloignés ?

Il est à noter qu’à la différence de la Flandre, ces deux courants nationalistes ne viennent pas de la droite : le PS a un profil plus à gauche que le sp.a, et le FDF reprend son image de « social-libéral », « libéral de gauche » qu’il cultivait avant son entrée au MR. Et pourtant, aucun n’échappe au principe nauséabond du nationalisme : les travailleurs doivent se ranger derrière les intérêts de leur patron selon leur langue, leur culture. Or, les travailleurs ont les mêmes intérêts : c’est avec l’acier de Seraing que Ford Genk fabrique ses voitures. Les travailleurs flamands et francophones doivent tous payer les pots cassés de la crise capitaliste. Ils ont les mêmes intérêts à rejeter l’austérité et à faire valoir leurs droits. Mais c’est peut-être bien pour brouiller l’opinion publique en vue de la « mère des élections » de 2014 qu’une partie des politiciens francophones jouent avec le feu.

Rudy Demotte expliquera pourtant que le « bon » nationalisme wallon constitue « une pièce qui consolide finalement l’ensemble » du fédéralisme belge2. Non, Mr Demotte, au contraire, ça le détruit. Aucun pays fédéral, que ce soit l’Allemagne, les USA ou le Canada, ne fonctionne avec un système aussi suicidaire qui confrontent systématiquement les francophones aux néerlandophones, les Flamands contre les Wallons, etc.

Une circonscription fédérale aiderait à résoudre l’antagonisme stupide qui oppose les deux communautés : un néerlandophone devrait avoir le droit de voter pour son Premier ministre, le francophone Di Rupo, et un francophone pour Bart De Wever, si ça lui chante. Il y a fort à parier que le discours des politiciens changerait s’ils n’étaient pas confronté qu’à leur communauté. En juin passé, toutes les jeunesses politiques ont signé pour une circonscription fédérale. Toutes sauf les jeunes N-VA… et les jeunes PS.

La N-VA vote… PS

Et le seul parti à être d’accord avec la sortie de Demotte n’est autre que… la N-VA. Evidemment. Sur Twitter, le vice-président du gouvernement flamand, Geert Bourgeois, a réagi en disant : « Pour un nationalisme wallon ouvert, les Wallons un peuple uni : magnifique, c’est comme la N-VA qui prône un nationalisme inclusif. » Combattre le nationalisme du Nord en utilisant un soi-disant nationalisme du Sud (qui, en passant, n’a jamais existé historiquement) revient à combattre un incendie avec un lance-flamme. Donc, à le nourrir.

1. http://www.ptb.be/weekblad/artikel/quand-magnette-joue-le-jeu-du-nationa… • 2. http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_rudy-demotte-prone-un-nationalis…

Un « vrai enjeu » ?
Le patronat francophone a bien compris que Demotte apportait de l’eau à son moulin, comme le montre l’édito du journal économique L’Echo : « Rudy Demotte remettait sur la table un vrai enjeu : le besoin des Wallons de retrouver confiance en leur destin, de sortir de cette sorte d’auto-dénigrement, comme s’ils avaient trop bien intégré les images caricaturales véhiculées par la N-VA. C’est absolument indispensable pour gonfler l’initiative et transformer l’essai préparé par le Plan Marshall. »1 Comme « vrai enjeu », la (« vraie ») gauche préfère la solidarité entre les travailleurs. Du Nord, du Sud, de l’Ouest ou de l’Est…

1. L’Echo, 22 août

BELGIQUE “démocratique” … : un ordre réactionnaire, au service de la médecine des riches !

BELGIQUE: ordre des médecins : vous venez avec nous à Mons soutenir Sas kia ?

by Romain de Courcelles

From: PTB Charleroi
Sent: Friday, August 30, 2013 10:13 AM
Subject: ordre des médecins : vous venez avec nous soutenir Saskia?

Bonjour,
Notre lutte contre l’ordre des médecins continue. Cette fois-ci c’est le docteur Saskia de la Louvière qui est visée. Nous sommes en train de former un comité de soutien pour aller la soutenir, lundi 9 septembre 2013.
Rendez-vous à 8h15 à la maison du médicale pour se rendre à Mons et soutenir Saskia devant le juge de Paix.
Vous venez avec nous ?

Ci-dessous un petit mot du docteur Saskia.
A bientôt

Séverine Sunak

Secrétariat PTB Charleroi
Rue Zénobe Gramme 21 – 6000 Charleroi

Tel : 071 32 45 65 – 0491 333 430
Ouvert le mardi et le jeudi de 9h à 12h.

Moi, Saskia, je me bats pour la médecine accessible à tous et je suis attaquée par l’Ordre des Médecins. Je suis poursuivie pour non paiement de mes cotisations de 2011, une somme de 220 euros, à l’Ordre de Médecins.
Je dois comparaître le 9 septembre 2013 devant le Juge de Paix de Mons.

Je ne paie pas mes cotisations à l’Ordre des médecins uniquement pour des raisons de principe. Cela s’inscrit dans un mouvement politique de protestation de 30 ans et n’est pas inspiré par le désir de me soustraire à des obligations financières. Je ne paie pas afin de faire avancer le débat démocratique sur le contrôle de la profession médicale, en réformant, ou en abolissant l’Ordre des Médecins.

Ensemble avec d’autres médecins de MPLP, je continue le non-paiement entamé en 1980 par des centaines de médecins – dont un nombre important du milieu académique – à cause du soutien de l’Ordre à la grève des médecins[1].

Le Dr Jan Harm Keijzer, mon collègue à la maison médicale a également été poursuivi par l’Ordre de médecins pour le non paiement de ses cotisations.
Les Dr Sofie Merckx et le Dr Eric Hufkens de MPLP – Marcinelle sont également poursuivi par l’Ordre de Médecins : en 2011, un large mouvement de soutien à l’égard de Dr Sofie Merckx a vu le jour lorsque l’Ordre des médecins a voulu venir saisir ses meubles afin de récupérer les 299,33 € de cotisations.
Les médecins pratiquant la médecine dans certaines provinces (Anvers, Liège et Limbourg) ne sont plus poursuivis par l’Ordre de Médecins pour le non paiement de leurs cotisations. Nous, en Province de Hainaut, sommes encore poursuivis par l’Ordre des médecins. C’est pour cette raison entre autre que j’estime que le but poursuivi par l’Ordre des Médecins n’est pas d’obtenir mes cotisations, mais bien de m’empêcher de travailler comme médecin généraliste à Médecine pour le Peuple, en pratiquant la médecine accessible à tous.

Votre présence lors de l’audience à la Justice de Paix de Mons est très importante : c’est le moyen de vous exprimer et soutenir une médecine accessible à tous !
J’espère vous voir nombreux, le lundi 9 septembre à 2013 à 9h à la Justice de Paix, Rue de Nimy 16 à Mons.

On fixe le rendez-vous à 9h pour les personnes qui partent immédiatement à Mons.

Un bus est organisé avec départ à 8h20 de MPLP, Rue de Bouvy 65, 7100 La Louvière. Le retour vers la maison médicale est également organisé après l’audience. Inscription obligatoire.
Tel : 064/21.74.50
e-mail : lalouviere@mplp.be
[1]En 1980 les médecins libéraux de Belgique ont organisé une grève parce que le gouvernement voulait instaurer un carnet de santé pour les patients. Ce petit carnet devait servir de moyen de communication entre différents médecins afin d’éviter de répéter inutilement les examens techniques. L’ordre des médecins a ouvertement soutenu la grève. Pour énormément de médecins c’était la goutte qui a fait déborder la vase. Beaucoup de médecins ont à ce moment-là décidé de ne plus payer leur cotisation à l’ordre des médecins.

Dr Saskia Deceuninck
Médecin généraliste
MPLP – La Louvière
Rue de Bouvy 65
7100 La Louvière
Tel : 064/217450

web_saskia_OM_septembre2013.pdf

Les affirmations mensongères au sujet de l’usage d’armes chimiques par le gouvernement d’Assad

Selon un sondage de Reuters, 89 % de la population américaine est contre l’appui que donnent les États-Unis à l’opposition syrienne. Malgré cela, le secrétaire d’État américain John Kerry vient de faire une annonce inquiétante que les États-Unis ont l’intention de prendre des « mesures » contre la Syrie, et que la Syrie sera « tenue responsable » (de l’utilisation d’armes chimiques).

Tout indique que ce sont les rebelles soutenus par la Grande-Bretagne, les États-Unis et d’autres qui ont fait usage d’armes chimiques pour donner un prétexte à l’agression étrangère contre la Syrie.

Des inspecteurs des Nations unies sont en Syrie, à la demande directe du gouvernement syrien pour prouver qu’il n’a pas utilisé d’armes chimiques. L’attaque chimique a eu lieu, à quelques kilomètres à peine du lieu où se trouve le siège de l’équipe des inspecteurs des Nations unies, le jour de son arrivée.

Carla Del Ponte, une des commissaires de la mission d’enquête du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, a déclaré que le gouvernement syrien n’a pas utilisé des armes chimiques, mais qu’elles ont été utilisées par les rebelles.

En mai, 12 membres des forces rebelles syriennes ont été arrêtés en Turquie. Les rebelles possédaient 4,5 livres de gaz sarin, le gaz neurotoxique aurait été utilisé dans l’attaque récente.

En janvier, le journal britannique Daily Mail rapportait que les rebelles syriens projetait une attaque chimique et d’en accuser le gouvernement syrien afin de justifier une intervention américaine. Les sources de cet article étaient des courriels fuités des contracteurs militaires.

Les rebelles syriens reçoivent des armes et du financement directs des États-Unis, en dépit des rapports sur les atrocités qu’ils commettent, notamment des viols, des assassinats et des tortures. Les Nations unies ont déclaré qu’ils recrutent activement de jeunes enfants, en plus d’autres violations du droit international.

Le gouvernement Assad a pleinement coopéré avec les équipes d’inspection des armements. Les enquêteurs de l’équipe d’inspection des Nations unies ont fait part publiquement de leurs doutes au sujet de l’attaque chimique. Le Dr Ake Sellstrom, le responsable de l’équipe, a qualifiés de « suspects » les rapports de l’attaque présumée.

Les rapports sur cette attaque sont très contradictoires. Certaines informations indiquent que plus de 1300 personnes ont été tuées. D’autres font état de 200 morts. Selon d’autres rapports, ce seraient plus de 350 morts. Les chiffres ne sont pas clairs et totalement sans fondement.

Le rapport diffusé par « Médecins sans frontières » ne repose pas sur leurs propres informations, mais de leur propre aveu est basé sur des rapports reçus d’un groupe rebelle syrien.

Des vidéos de l’attaque présumée ont été affichées sur Internet par les alliés des rebelles syriens, avant que l’attaque ait eu lieu.

La crédibilité de la vidéo de l’attaque chimique présumée est largement remise en question par des experts en armes chimiques. Les victimes ne montrent pas les symptômes caractéristiques des victimes du gaz neurotoxique sarin. Les personnes qui les traitent ne portent pas l’équipement approprié.

Les États-Unis exhortent actuellement l’équipe d’inspection des armements des Nations unies à mettre fin à ses travaux. Les inspecteurs des Nations unies insistent qu’ils doivent être autorisés à poursuivre leurs enquêtes et à déterminer les faits réels.

Malgré tout cette confusion et l’incohérence des affirmations au sujet de cette prétendue attaque, le gouvernement des État-Unis avec ses alliés en Grande-Bretagne et en France font ouvertement pression pour une attaque contre la Syrie. […]

(Extrait de l’appel lancé par le Centre d’action international des États-Unis pour des actions antiguerre unitaires de la communauté et des forces progressistes pour organiser des assemblées populaires antiguerre, des rassemblements et des manifestations contre une autre guerre.)

Fauteurs de guerres occidentaux: bas les pattes impérialistes et colonialistes en SYRIE !

Syrie : les chrétiens d’Orient unis contre une intervention

jeudi 29 août 2013, par La Rédaction

De tout le Moyen-Orient, les Eglises, alarmées par le sort des chrétiens de la région et exceptionnellement unies, s’associent au pape François pour refuser toute intervention militaire en Syrie, jugeant qu’une action renouvellerait en pire l’expérience calamiteuse de l’Irak il y a dix ans.
François avait lancé dimanche un appel pressant pour faire « cesser le bruit des armes » en estimant que « ce n’est pas l’affrontement qui offre des perspectives d’espérance » mais « la capacité de dialoguer ».
Les patriarches d’Orient, conscients que leurs appels séparés ne sont pas suffisamment pris en considération, espèrent que François, populaire, parlera à nouveau et sera écouté par les capitales occidentales.
Le Vatican —son quotidien l’Osservatore Romano, sa radio— sont montés au créneau pour relayer les immenses craintes des chrétiens d’Orient, qui craignent d’être balayés par la violence et l’islamisme radical.
Dans la dernière édition de l’Osservatore Romano, le cardinal Leonardi Sandri, préfet pour les Eglises orientales, a adressé une supplique au nom de toutes ces Eglises pour que « l’intérêt supérieur de la paix et de la vie prévale sur tout autre intérêt et ressentiment partisan ».
Les chrétiens d’Orient ont soutenu en majorité les régimes autoritaires et laïcs —Saddam Hussein en Irak et la dynastie des Assad en Syrie—, qui protégeaient leurs droits et leur sécurité. Depuis la chute de Saddam Hussein en 2003, l’islamisme radical sunnite s’est répandu et des millions de chrétiens ont fui leurs villes et villages.
Dans le conflit syrien, une majorité de chrétiens ont soutenu Bachar al-Assad, par peur de l’alternative islamiste. Et ils pourraient en payer le prix fort, en cas de prise de pouvoir par les radicaux sunnites.
« La peur des chrétiens au sujet des frappes, observe le vaticaniste Marco Politi, trouve sa raison dans l’histoire des dix dernières années. L’évolution de l’Irak a montré comment on peut déstructurer un pays qui avait certes un dictateur mais qui était laïc : la guerre de religion entre musulmans s’est accrue ; le terrorisme a connu une grande expansion, la situation des chrétiens a empiré ».
« La même chose va se passer en Syrie car l’opposition la plus efficace est celle des jihadistes. On ne peut être naïf et irresponsable », comme certains philosophes occidentaux qui parlent du devoir d’agir, ajoute-t-il.
De Jérusalem à Alep, de Beyrouth à Bagdad, la perspective de frappes occidentales est dénoncée avec force par les patriarches d’Eglises implantées depuis la naissance du christianisme, qui n’ont pas envie d’être assimilées aux « croisés » par les islamistes comme en Irak en 2003.
Le plus vif est le patriarche irakien Louis Raphael Sako, patriarche des chaldéens : une intervention militaire américaine reviendrait « à faire exploser un volcan destiné à emporter l’Irak, le Liban, la Palestine. Et peut-être que quelqu’un veut précisément cela ».
L’évêque d’Alep, Mgr Antoine Audo évoque un risque d’une « guerre mondiale ». Le patriarche maronite Bechara Boutros Raï a accusé « des pays, surtout de l’Occident mais aussi de l’Orient » de « fomenter tous ces conflits ». « Nous sommes en train de voir la destruction totale de ce que les chrétiens ont pu construire durant 1.400 ans » de cohabitation avec les musulmans, a-t-il estimé.
Le patriarche syro-catholique Youssef III Younan a accusé les puissances extérieures « d’avoir armé les rebelles, incité à la violence, envenimé encore les relations entre sunnites et chiites ». « L’Occident pense qu’avec les sunnites au pouvoir, la démocratie remplacera la dictature, mais c’est une grande illusion », s’est-il insurgé.
La crainte que « le scénario de l’Irak se répète » est constamment évoquée de même que la perte d’une « laïcité » qui rendait vivable la cohabitation au Moyen-Orient.
Les patriarches font remarquer que les Occidentaux ne semblent guère soucieux d’attendre les conclusions de l’enquête de l’ONU sur l’attaque chimique de la semaine dernière. Ils rappellent qu’il y a dix ans, les Américains sont partis en guerre en Irak pour de supposées preuves inexistantes d’armes de destruction massive. Ils s’étonnent du peu d’attention accordé par les Occidentaux à la dimension communautaire et religieuse dans les déséquilibres actuels.
Même dans les rangs des chrétiens opposés à Bachar al-Assad, le rejet de frappes étrangères est net : le monastère du père Paolo Dall’Oglio, actuellement enlevé dans le nord de la Syrie, a ainsi exhorté au « refus de toute violence ». Sur les blogs et Twitter, les opposants chrétiens à une intervention étrangère sont intervenus massivement ces derniers jours.

(29-08-2013 – Avec les agences de presse)

**

Le Mouvement de la Paix appelle à un rassemblement le plus large et le plus unitaire possible pour dire :
« Non a l’intervention armée en Syrie, non à la participation de la France ;
Solidarité avec les forces de paix, de justice et de démocratie en Syrie. »

Rendez-vous Jeudi 29 Août à 18h30, Fontaine des innocents.
(Métro : Châtelet-les-Halles Sortie Pierre Lescot ou Châtelet Sortie Place de Navarre)

En Syrie, la paix n’est pas une option…

by Romain de Courcelles

Communiqué de presse relatif à l’action devant l’ambassade des USA à Bruxelles pour la paix en Syrie qui va débuter aujourd’hui à 17h.

Bruxelles, le jeudi 29 août 2013

En Syrie, la paix n’est pas une option mais une nécessité

Le 21 août dernier, une attaque à l’arme chimique menée par une force non identifiée sur le front est de Damas a coûté la vie à plusieurs centaines de personnes, dont de nombreux enfants.

Le trio France-Angleterre-USA a immédiatement accusé le gouvernement syrien sans la moindre preuve, sans attendre non plus les conclusions de la mission d’enquête de l’ONU déployée dans les zones touchées par l’attaque chimique.

Washington a aussitôt été rejoint par ses alliés wahhabites, par le régime d’Erdogan et bien sûr par Israël.

Connaissant tous les sales coups menés par l’impérialisme étasunien pour nous embarquer dans ses guerres, nous ne croyons pas en sa version des faits.

Car nous n’avons pas oublié la « fiole à jus de pomme » agitée par Collin Powell au Conseil de sécurité des Nations Unies pour nous convaincre que Saddam Hussein possédait des armes chimiques prêtes à l’emploi et ainsi justifier l’invasion de l’Irak.

Il y a dix ans, cette mascarade a coûté la vie à 1,5 millions d’Irakiens, soit dix fois plus de victimes que dans le conflit qui ravage la Syrie depuis 30 mois.

Sans compter les mutilés, les déplacés, l’assassinat ou la fuite des cerveaux, la destruction de l’économie et du patrimoine culturel.

Le coup de bluff de Powell a ensuite déclenché une guerre civile devenue depuis, une véritable campagne de génocide d’Al Qaïda envers les chiites d’Irak.

Quand on comptabilise les victimes irakiennes, on constate qu’il y a presque autant de morts dans l’Irak soi-disant « pacifiée » que dans la Syrie en guerre.

Mais, curieusement, personne ne se préoccupe de l’Irak.

Aucun dirigeant européen ne s’indigne de la terreur d’Al Qaïda en Irak qui tue chaque jour près d’une centaine d’innocents.

Cette indifférence est compréhensible : Al Qaïda poursuit le sale boulot des forces américaines et sert les intérêts de nos Etats dans la région.

Les attentats barbares d’Al Qaïda permettent en effet d’affaiblir l’Etat irakien, allié de la Syrie et de l’Iran, les deux ennemis jurés de l’Occident car ils menacent Israël, son poste avancé dans la région.

C’est pourquoi, nous ne sommes pas surpris d’apprendre que les Etats-Unis et leurs alliés éprouvent une soudaine compassion pour les enfants syriens et veulent même les venger en punissant leurs présumés assassins à coups de missiles.

N’est-ce pas touchant de la part des champions du monde de l’utilisation des armes de destruction massive sur des populations civiles ?

Souvenons-nous de la tendresse américaine envers les enfants d’Hiroshima et Nagazaki pulvérisés par la bombe atomique.

Souvenons-nous des enfants vietnamiens, cambodgiens et laotiens agonisant sous le Napalm et l’agent orange de l’armée américaine.

Souvenons-nous comme les USA ont fermé les yeux devant le gazage des Kurdes à Halabja par l’armée irakienne, comme ils ont massacré des innocents à l’uranium appauvri en Irak et au phosphore blanc en Palestine.

En clair, non seulement, les Etats-Unis et ses alliés n’ont nullement le droit d’intervenir en Syrie mais en plus, ils n’ont aucune légitimité morale.

Pour finir, nous tenons à rappeler qu’en Syrie, le régime n’est pas le seul à détenir des armes de destruction massive.

Hormis les innombrables preuves vidéo prouvant la possession et l’utilisation par les rebelles de produits toxiques mortels, soulignons également que les poignards des groupes takfiri comme Al Nosra et l’EIIL constituent elles aussi des armes de destructions massives.

Citons entre autres les centaines de Kurdes massacrés dans le Nord de la Syrie par Al Qaïda, les centaines d’alaouites égorgés par ces mêmes terroristes dans les montagnes de Lattaquié, les centaines de sunnites exécutés à Khan Al Assal, les dizaines de chrétiens tués à Marmarita dans la province de Homs et les chiites du village de Hatlah à Deir Ez Zor exterminés jusqu’au dernier.

Les poignards d’Al Qaïda, ne sont-ils pas eux aussi des armes de destruction massive lorsqu’ils exécutent près de 2.000 personnes en un seul mois ?

En défendant la solution de paix en Syrie, nous n’oublions pas toutes les victimes des bombardements de l’aviation et de l’artillerie syrienne, ni les rebelles ou les civils pro-rebelles torturés et exécutés par les milices loyalistes.

Nous le condamnons avec la même énergie que les crimes commis par les rebelles tout en nous interrogeant sur le rôle de nos gouvernements dans la dégénérescence de ce conflit.

Car si le conflit syrien est devenu aussi sordide, c’est aussi parce que nos gouvernements ont habilement accentué les tensions dans ce pays jusqu’à le faire éclater.

Nos dirigeants ont soutenu un camp, entraînant ainsi la radicalisation de l’autre camp.

L’Occident croyait en une victoire facile des rebelles face au régime de Damas.

Mais la résistance des forces loyalistes lui a montré qu’il s’était trompé.

A présent, l’Occident n’a d’autre choix que de convaincre ses protégés de la rébellion syrienne de s’asseoir à la table des négociations.

A ce stade du conflit syrien, la paix n’est donc plus une option.

Elle est une nécessité pour tous les belligérants, pour le peuple syrien et au-delà, pour l’humanité entière.

Pour le Comité contre l’ingérence en Syrie (CIS)

Bahar Kimyongur

Tel: 00 32 485 37 35 32

Usa: août 1927, l’assassinat sur la chaise électrique de Sacco et Vanzetti:

Dans la nuit du 22 au 23 août 1927, il y a 86 ans, Bartolomeo Vanzetti et Nicola Sacco, unis dans la mort, étaient exécutés sur la chaise électrique…

28
04-2011

Dans l’Amérique des années 20, les noirs et les travailleurs immigrés ne gagnaient qu’un peu plus de la moitié de ce que pouvait gagner un Américain « de souche ». Les capitalistes finançaient l’incitation à la haine raciale. En 1924, le Ku Klux Klan comptait quatre à cinq millions d’adhérents. Il propageait la haine contre les étrangers, contre le syndicalisme et le communisme. Des noirs et des militants ouvriers étaient régulièrement battus, mutilés et assassinés.

La cible principale de cette intimidation était la main d’œuvre d’immigration récente qui travaillait dans les mines, le textile et la construction. Venus aux Etats-Unis dans l’espoir d’échapper à la guerre, à l’oppression et à la pauvreté, ils se sont retrouvés dans des conditions de travail et de vie à peine supérieures à l’esclavage. Le « péonage » était répandu dans pratiquement tous les Etats. Cela signifiait que les travailleurs n’avaient pas le droit de démissionner, quelles que soient leurs conditions de travail et leurs salaires. Parmi les immigrés de l’an 1908, il y avait deux ouvriers italiens dont les noms allaient bientôt résonner aux quatre coins du monde. Bartolomeo Vanzetti avait alors vingt ans. Nicola Sacco en avait dix-sept.

Vanzetti venait de la province de Cunéo, en Italie du nord. Il s’intéressait aux théories sociales révolutionnaires. Après son débarquement aux Etats-Unis, il travailla pendant deux ans comme plongeur dans un restaurant new-yorkais. Il était périodiquement embauché dans les fermes du Connecticut. Il a travaillé aux carrières de Meriden et sur les chemins de fer de Springfield, avant de s’installer finalement à Plymouth, dans le Massachusetts. Vanzetti étudiait La Comédie divine de Dante et La Vie de Jésus de Renan. Il lisait Marx, Darwin, Tolstoï, Hugo et Zola. En 1917, il s’installa au Mexique jusqu’à la fin de la guerre. De retour à Plymouth, il dirigea une grève dans une entreprise de corderie. Licencié, fiché sur une « liste noire », il peina à retrouver du travail et survit en vendant du poisson à la criée.

Sacco était originaire de la province italienne de Foggia. Il s’installa aux alentours de Boston. Successivement porteur d’eau, ouvrier dans une fonderie à Hopedale et chez la Milford Shoe Company(de 1909 à 1917), il partit au Mexique jusqu’à la fin de la guerre, lui aussi. A son retour, il fut embauché dans l’usine de Michael J. Kelly, un manufacturier de chaussures. Kelly le considérait comme un travailler modèle. Mais Sacco était aussi un révolutionnaire actif. Il participait aux piquets de grève et aux manifestations. Il se qualifiait de socialiste, puis d’anarchiste. Pour aider financièrement les grévistes, il lui arrivait de jouer la comédie dans les rues des quartiers italiens, avec sa femme Rosina.

Sacco et Vanzetti militaient aussi contre les arrestations et déportations de syndicalistes, de communistes et d’anarchistes. En février 1920, le typographe anarchiste italien Andrea Salsedo fut arrêté à New York. Vanzetti s’y rendit pour se renseigner à son sujet. Mais peu de temps après, le 3 mai, Salsedo tomba du 14e étage du bâtiment du Département de la Justice. Avait-il été jeté dans le vide par la police – ou avait-t-il sauté, poussé à bout par huit semaines de détention et d’interrogatoires ? Aussitôt, Sacco et Vanzetti organisèrent une réunion de protestation. Elle devait se tenir à Brockton, le 9 mai. Mais le 5 mai, les deux militants furent arrêtés par la police, qui trouva sur eux les tracts annonçant la réunion.

Initialement arrêtés pour activité séditieuse, ils furent bientôt accusés d’un braquage chez Slater et Morill, le 15 avril 1920, à South Braintree, au cours duquel deux employés avaient été tués. Vanzetti fut également inculpé pour un autre braquage, à Bridgewater.

Lors du procès concernant le braquage de Bridgewater, le juge Webster Thayer, connu pour sa haine des « rouges » et ses préjugés contre les « étrangers », s’adressa aux jurés en ces termes : « Cet homme, même s’il est possible qu’il n’ait pas commis le crime qui lui est imputé, est néanmoins moralement coupable, parce qu’il est l’ennemi de l’ordre établi. » Vanzetti fut condamné à une peine de prison de 12 à 15 ans. Le procès des deux hommes pour le braquage et le double meurtre de Braintree eut lieu en mai 1921, à Dedham, dans le Massachusetts. Il était présidé par le même juge.

Enchaînés et enfermés dans une cage, les deux hommes se défendaient vaillamment. Mais pour la presse patronale, leur culpabilité ne faisait aucun doute. Ceux qui défendaient les militants étaient accusés de pêcher contre le patriotisme et le bon sens. Le périmètre du tribunal était gardé par des policiers armés de fusils et de mitrailleuses. Une campagne hystérique se déchaînait contre des « rouges », assimilés à des poseurs de bombes et des assassins. L’ambiance, dans le tribunal, ne pouvait que s’en ressentir. Les preuves et témoignages à décharge étaient noyés dans un flot de préjugés politiques et racistes. Dans ses instructions aux jurés, le juge Thayer jouait sur la corde patriotique : « Pensez à l’un de nos jeunes soldats donnant sa vie sur les champs de bataille de France. Je vous demande de nous rendre service, ici, dans le même esprit patriotique que celui dont nos jeunes ont fait preuve outre-mer ».

Plusieurs témoins oculaires à charge – une prostituée à qui on avait promis un travail régulier, un repris de justice témoignant sous un faux nom – étaient plus que douteux. Lawrence Letherman, un responsable du Département de la Justice de Boston, et Fred Weyand, un agent spécial du même département, avaient déposé des affidavits attestant d’un coup monté contre les deux militants. Ces deux témoins, que l’on ne pouvait guère soupçonner de sympathies « rouges », affirmaient que les autorités fédérales étaient convaincues de l’innocence de Sacco et Vanzetti – mais voulaient les condamner et les exécuter en raison de leurs idées et activités politiques. Selon l’affidavit de Letherman, par exemple, « le Département de la Justice de Boston voulait trouver contre Sacco et Vanzetti des preuves suffisantes pour obtenir leur déportation, mais [n’y arrivait pas]. De l’avis des agents du Département, une condamnation de Sacco et Vanzetti pour meurtre serait une façon de s’en débarrasser. [Les
agents qui connaissaient le dossier] étaient convaincus qu’ils n’avaient rien à voir avec le crime de Braintree. »

De nombreux témoins affirmaient avoir vu les deux hommes ailleurs qu’à Braintree, le jour du double meurtre. Parmi eux, un employé du consulat de Boston affirmait que Sacco s’y trouvait, ce jour-là, pour se procurer un passeport. Il se préparait à rendre visite à son père, en Italie. Pas moins de 31 témoins affirmaient qu’aucun des hommes impliqué dans le braquage n’était Vanzetti, et 13 autres affirmaient l’avoir vu en train de vendre des poissons, à Plymouth, au moment du crime. Balayant ces témoignages avec mépris, le juge Thayer déclara que la décision du tribunal ne devait pas tellement s’appuyer sur des témoignages, mais sur « la conscience [des accusés] d’avoir fait le mal. » Après le procès, des témoignages de personnes dans l’entourage de Thayer indiquaient que le juge lui-même reconnaissait l’innocence des deux hommes, mais considérait qu’il fallait les condamner pour protéger la société.

Pendant six longues années de procédures, de controverses et de protestations, Sacco et Vanzetti croupissaient en prison. Des manifestations et des pétitions s’organisaient dans le monde entier. En France, en Angleterre, en Italie, en Allemagne, au Brésil, en Chine et en Inde, des centaines de milliers de travailleurs se mobilisaient contre l’injustice flagrante de ce qu’un journal de Saint Louis appela un « lynchage légal ».

En 1925, un jeune criminel, Celestino Madeiros, condamné à mort pour meurtre et en attente d’une décision en appel, avoua être l’auteur du crime de Braintree. L’aveu était détaillé et circonstancié. La défense de Sacco et Vanzetti sollicita un nouveau jugement. Mais le juge Thayer rejeta le recours. La Cour Suprême jugea qu’il n’y avait pas d’erreurs dans les décisions de Thayer, qui, le 9 avril 1927, prononça la sentence de mort devant les deux hommes. Dans un bref discours, Nicola Sacco déclara :« Je sais que la sentence est une sentence de classe, une lutte entre la classe opprimée et la classe riche. Il y aura toujours une lutte entre elles. Nous fraternisons avec le peuple, nous lui donnons des livres, de la littérature. Vous persécutez le peuple, vous le tyrannisez, vous le tuez. »

Un dernier effort pour les sauver – un recours en grâce auprès du gouverneur Fuller – se solda par un échec, et ces deux martyrs de la cause ouvrière furent exécutés sur la chaise électrique dans la nuit du 22 au 23 août 1927. Le 21 août, Bartolomeo Vanzetti envoya une lettre au Comité de Défense qui les avait soutenus jusqu’au bout. En voici un extrait : « Amis et camarades, maintenant que la tragédie de ce jugement touche à sa fin, n’ayez tous qu’un même cœur. Deux d’entre vous seulement meurent. Notre idéal vit. Vous, nos camarades, vivrez par millions. Nous ne sommes pas vaincus. Faites un trésor de nos souffrances, de notre douleur, de nos fautes, de nos défaites, de notre passion pour les batailles futures et pour la grande émancipation. »

Greg Oxley

La Communauté Internationale..!
Que représente cette « Communauté International » dans le monde: 440 millions d’habitants alors que la planète Terre compte environ 7,2 milliards d’habitants… Soit 6,1 % de la population mondiale
À l’oreille de nombreux occidentaux, habitants de ces trois principaux pays -États-Unis, G.B., France-, ça sonne vrai d’autant plus que les télés et radios fidèles l’ont dit et répété, répété, répété…
Des millions de personnes -je ne dis pas citoyens- « gobent » tout ce qui est dit, sur les ondes en particulier.
Si ces syriens -plus d’un millier- ont été victime de gaz, c’est horrible vu les souffrances physiques endurées avant la mort.
Mais ces hommes politiques, au visage marqué par une profonde tristesse sincère ou de circonstance -voir M. Fabius- ferment-ils les yeux sur les drames constants en Afrique et ailleurs qui entraînent la mort de centaines de milliers voire de millions, de pauvres gens? Poser cette question, c’est y répondre.
Hier -27/08- france 5 a diffusé un reportage édifiant sur la misère au Libéria -espérance de vie: 45 ans- et en Papouasie…

Les décideurs de guerre ne connaissent pas l’origine des tirs, néanmoins, trois éléments les encouragent à agir ainsi -sous pression..?-:
-1/ Pétrole/Gaz: « L’attaque médiatique et militaire à l’encontre de la Syrie est directement liée à la compétition mondiale pour l’énergie, ainsi que l’explique le professeur Imad Shuebi dans l’article magistral que nous publions. À un moment où la zone euro menace de s’effondrer, où une crise économique aiguë a conduit les États-Unis à s’endetter à hauteur de 14 940 milliards de dollars, et où leur influence s’amenuise face aux puissances émergentes du BRICS, il devient clair que la clé de la réussite économique et de la domination politique réside principalement dans le contrôle de l’énergie du XXIe siècle : le gaz. C’est parce qu’elle se trouve au cœur de la plus colossale réserve de gaz de la planète que la Syrie est prise pour cible. Les guerres du siècle dernier étaient celles du pétrole, mais une nouvelle ère commence, celle des guerres du gaz. »
(http://www.voltairenet.org/article174022.html)
-2/ Géopolitique – politique impérialiste (pas d’autre mot) d’où constat d’une nouvelle « guerre froide » (là non plus il n’y a pas d’autre mot)
-3/ Économie de guerre…
C’est grave, très grave, mais c’est ainsi… Toujours plus.

Les mensonges d’un passé récent -Ex Yougoslavie, Roumanie, Irak, Libye-, ne changent rien dans l’état d’esprit de ces populations manipulées.

Certes, des voix s’élèvent contre ces guerres coloniales, mais les « forces » du mal détiennent « la bonne parole ».

Ils ajouteront la mort à la mort mais de très haut et de très loin, ainsi, comme l’avait fait remarquer un de ces « faucons »: « nous éviterons de notre côté des pertes humaines », les autres, militaires -conscrits- et civils (dégâts collatéraux), ce n’est pas un problème, devait-il penser…

Nota: Il est plutôt rare qu’un média relate les souffrances de militaires syriens: « J’ai réussi à les évacuer, mais c’est au moment où je tentais de récupérer leurs armes que j’ai été blessé à la jambe. Il devait s’agir d’une balle empoisonnée car les médecins à l’hôpital ont dû m’amputer », dit-il. »(20 minutes 30/08/2012)
Une des conséquences de ces sales guerres et de l’exploitation des richesses en Afrique en particulier, c’est l’afflux régulier de pauvres gens qui fuient la misère et les guerres de clans après la dévastation de leur pays..
EX: « Une dizaine de voitures piégées ont explosé dans la capitale irakienne et sa banlieue ce matin – Des bateaux de fortune transportant plus de deux cents immigrés, dont 26 femmes et dix enfants, ont de nouveau traversé la Méditerranée pour rejoindre les côtes italiennes, ont annoncé samedi les garde-côtes en Sicile »

jmb


Subject:
Faillite de Dretroit prépublication BIP 154

États-Unis

Qui a assassiné la ville de Detroit et pourquoi?

Detroit devient la plus grande ville

étasunienne à se déclarer en faillite

par le Prof. Dave HODGES

ICH 19/7/2013 -. Le 18 juillet 2013, Detroit s’est déclarée, selon la législation titrée «chapitre 9», en faillite afin de repousser le règlement de la plupart de ses $18 Mds de dettes (quelque 650 milliards de f.belges!) . Ce recours a eu lieu seulement quatre mois après la nomination d’un administrateur financier. «Permettez-moi d’être cru: Detroit est fauchée», expliqua le gouverneur du Michigan, Rick Snyder, qui poursuivit en disant que Detroit est le cœur du Michigan et si Detroit est dans la panade, le Michigan l’est aussi.

Detroit est la plus grande ville étasunienne à se déclarer en faillite officiellement, succombant aux pertes d’emplois dans l’industrie automobile, aux décennies de fuite de population, et à l’effondrement du revenu pour la couverture des dépenses, allant du maintien de l’ordre jusqu’à l’éclairage des rues.

D’ici la fin de cet article, le lecteur sera amené à reconnaitre la sagesse prophétique des paroles de gouverneur Snyder, alors que la faillite de Detroit présage de ce qui est à venir pour la plupart des villes étasuniennes.

Detroit était autrefois la fierté des États-Unis

Quand Detroit était au sommet de son succès, elle faisait figure de modèle de la domination de la classe moyenne étasunienne. Elle était la ville industrielle la plus grande jamais vue sur la planète. Detroit construisait des voitures enviées par le monde entier.

À son apogée, elle fut la quatrième plus grande ville des États-Unis, avec plus de 1,8 millions d’habitants. La perte de population a commencé dans les années 1960 avec la migration vers les banlieues. Puis dans les années 1990 elle a été victime de la globalisation et le toit s’est littéralement effondré.

Comment tout est parti en vrille

Aujourd’hui, près de 30% de 360 km² de Detroit sont soit vacants soit désertés. […] Actuellement, Detroit compte moins de 700.000 habitants. Il y a plus de 33.500 maisons vacantes et plus de 90.000 lots vacants. La municipalité [dit gouvernement de la ville – NdT] rase des pâtés entiers d’immeubles commerciaux et résidentiels. Si vous êtes le dernier résident dans le pâté, vous pouvez être contraint de le quitter, et si vous êtes chanceux obtenir $10.000 pour votre maison.

Le prix médian d’une maison à Detroit est seulement de $9.000! Dans certains quartiers de Detroit, vous pouvez acheter une maison pour seulement $100. Il y a environ 85.000 lampadaires à Detroit, mais les voleurs de cuivre ont dépouillé tellement de câblage que la plupart des lumières ne fonctionnent plus. Le maire de Detroit a déjà annoncé qu’il réduirait le nombre de lampadaires de presque moitié du total existant, soit à 46,000.

Aujourd’hui, 60% des enfants de Detroit vivent dans la pauvreté, alors qu’il y a moins de 45 ans Detroit se vantait du plus haut revenu par habitant des États-Unis. Aujourd’hui, il n’y a plus une seule des grandes chaînes de supermarchés dans la ville.

Le taux d’homicide est un des plus élevés du pays. Son infrastructure a été éventrée. Le chômage réel, dans certaines parties de la ville, pourrait se situer à la hauteur de 20% . C’est une ville vraiment malsaine où l’on a du mal à trouver un policier, et avec les nouvelles compressions d’effectifs, ce sera encore plus difficile, parce que la plupart des postes de police de Detroit n’ouvrent maintenant leurs portes au public que pendant 8 heures par jour. Donc, si vous avez à vous défendre, il faut être prêt à passer la nuit sans l’aide de personne. Vous pouvez appeler la police sur votre «Obama phone»1, mais il vaudrait mieux le faire entre 8 et 17 heures. Pour réaliser juste combien la ville est dangereuse, il faut savoir que l’homicide justifié a augmenté en 2011 d’un étonnant 79%.

La globalisation a assassiné la ville de Detroit

La globalisation, avec les divers accords de libre-échange, a assassiné Detroit. Grace aux accords ALENA, GATT, et CAFTA2, les fabricants étasuniens d’automobiles furent libres de délocaliser leurs usines à l’étranger où ils trouvèrent un marché de quasi-esclaves. Le passage de ces accords de libre-échange permit d’embaucher des travailleurs étrangers esclaves et sans avoir à payer les droits de douane à l’importation prohibitifs de maintenant. Par ailleurs les sociétés transnationales purent expédier des produits fabriqués par une main d’œuvre esclave vers les États-Unis. Notre gouvernement n’a pas réussi à protéger les fabricants et l’effet final est que nous commençons à trouver aux États-Unis des conditions de travail tiers-mondistes dans des villes telles que Detroit, et qui se répandent comme une traînée de poudre. Depuis les années 1970, les États-Unis ont perdu 86% des emplois industriels. En fait, les globalisateurs au nom du libre échange, ont depuis 100 ans essayé de se débarrasser des droits de douane étasuniens. Consultez le Tarif Payne-Aldrich, il fait partie de notre histoire. Un an plus tard, nous avons eu le Federal Reserve Act de 1913 et la vraie fête à commencé pour de bon.

Les droits de douane servaient à payer notre dette publique. Ce n’est plus le cas, nous les avons remplacés par l’Amendement de l’Impôt sur les revenus. Si vous lisez ces faits historiques pour la première fois, vous devez commencer à vous mettre en colère. Et qui vous en voudrait pour votre colère? Vous et moi ne devrions pas payer des impôts sur le revenu, les droits de douane devraient servir à payer la dette publique. Nous payons des impôts sur le revenu parce que les globalisateurs veulent le libre-échange et il est de notre «devoir de payer» afin qu’ils puissent maximaliser leurs profits. La troisième étape de ce projet fut d’introduire une monnaie «virtuelle» [fiat money – basée sur la foi des
usagers – NdT] où les banquiers pourraient créer de l’argent ex-nihilo ce qui a fait qu’un dollar de notre actuel ne vaut plus maintenant que 4 cents.

Retournons maintenant à Detroit, cela nous aidera à comprendre où nous allons. Peut-être que vous ne vivez pas dans une région du pays où les emplois sont délocalisés à l’étranger. Cependant, vous êtes ciblés par la désindustrialisation de la politique commerciale de «Cap and Trade»3 qu’Obama a l’intention de mettre en œuvre par des décrets exécutifs, en conformité avec les objectifs prévus par Agenda XXI4.

Si jamais vous laissez Agenda XXI avoir une emprise sur votre ville, le résultat sera le même que pour Detroit et se traduira par une pauvreté abjecte en raison des zones vertes, des terres sauvages, des promesses de croissance intelligente, de sauvetage de la planète du réchauffement climatique et des inhibiteurs de croissance économique, etc. Par ailleurs, les globalisateurs ont l’effronterie de construire un train léger pour un coût $25 millions à Detroit, en plein milieu de ce cadavre en décomposition.

Que se passe-t-il quand une ville est en défaut de paiement?

Dans ce cas il faut qu’elle cherche une organisation comme la Banque mondiale pour lui prêter les $18 Mds dont elle a besoin pour retrouver une solvabilité financière temporaire. Toutefois, sans industrie viable pour maintenir la base économique, il est prévisible que la ville fera défaut sur ses obligations d’emprunt futures. Ce qui suit est un regard sur l’avenir de toutes les villes des États-Unis pendant qu’un nombre croissant de celles-ci font défaut sur leurs prêts «de sauvetage».

Lorsqu’une entité politique fait défaut sur ses emprunts, l’organisme de prêt prend possession de ses biens hypothéqués qui garantissent le prêt. Le plus souvent, l’infrastructure est le bien la plus recherchée par des banques. Il est caractéristique quand les banksters5 prennent le contrôle d’une entité politique, telle que la Bolivie, qu’ils quadruplent le coût de l’eau, renchérissent astronomiquement les prix des services publics et prennent le contrôle des transports en commun dans le but de faire grimper le coût aux usagers (p.ex. les pauvres qui ne peuvent pas se payer une voiture et doivent aller au travail par les transports en commun). Voilà l’avenir de Detroit et ce sera bientôt celui de nous tous.

Detroit a échoué, en tant qu’entité viable en raison de la perte de l’industrie et la fuite consécutive de sa population. Le reste de nos villes, toutes subiront des effondrements économiques, mais pour des raisons différentes.

Quand, et pas si, Obama signera ces décrets de «Cap and Trade», dévastateurs pour l’industrie, chaque ville étasunienne sera effectivement désindustrialisée et nous aurons un pays plein de Detroits.

Savez-vous que Barack Obama a déclaré que son plan «Cap and Trade» diminuera de 80% l’énergie que nous utilisons actuellement? Pouvez-vous conduire en faisant 80% moins de kilomètres pour aller au travail? Une journée où il gèle, pouvez-vous réduire votre chauffage de 80%? Pouvez-vous utiliser votre éclairage 80% de moins, sans un impact majeur sur vos conditions de vie? Pouvez-vous n’acheter que 20% de l’essence que vous utilisez actuellement? Et quelle entreprise survivra à ces limitations draconiennes imposées à notre consommation d’énergie? Et puis, où allez-vous trouver du travail? Qui payera les mensualités de votre emprunt hypothécaire?

Maintenant que nous parlons, serait-il opportun de demander à savoir pourquoi la Federal Reserve achète chaque mois $40 Mds de titres adossés sur des créances hypothécaires? Hmm, et certaines personnes se demandent comment fera le pouvoir pour nous emballer et nous empiler dans des villes dépotoirs.

États-Unis, vous venez de voir votre avenir collectif.

Est-ce que cela vous paraît logique que le Département de sécurité intérieure [Department of Homeland Security] ait acheté 2,2 Mds de cartouches et 2.700 véhicules blindés? Les forces globalisatrices savent ce qui arrivera. Il est temps que ce pays se réveille et sente l’odeur du café. Vous avez été conquis. Les États-Unis, et beaucoup d’entre vous ne survivront pas, et si vous doutez de mes paroles ici, permettez à Obama de vous le dire à sa manière.

Dave Hodges est un professeur primé en psychologie et en recherche statistique.

http://thecommonsenseshow.com/ activiste politique

Notes de Traduction

1. Obama phones: Téléphones mobiles offerts par le gouvernement aux demandeurs d’emploi pour rechercher du travail.

2. ALENA, GATT, et CAFTA: Accord de libre échange nord-américain, Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, Accord de libre échange Amérique centrale, respectivement.

3. Cap and Trade: Instrument de politique de l’environnement où une limite supérieure des émissions de gaz de serre est imposée.

4. Agenda XXI: Est un plan d’action pour le XXIe siècle, adopté par 173 chefs d’État lors du sommet de la Terre, à Rio de Janeiro

5. Banksters = Banques+gangsters

Sortir de l’UE, de l’Euro, de l’OTAN et de l’Alliance Atlantique – Sortir de la dictature du capitalisme

Appel des Assises du communisme, Gémenos, 30 Juin 2013

Pour stopper la régression européenne, il y a urgence !

lundi 22 juillet 2013
par communistes
popularité : 88%

Appel des Assises du communisme, Gémenos, 30 Juin 2013

Pour stopper la régression européenne, il y a urgence !

Sortir de l’UE, de l’Euro, de l’OTAN et de l’Alliance Atlantique

Sortir de la dictature du capitalisme

Les communistes (*) dans leur diversité réunis à Gemenos (13), les 28-29-30 juin 2013, dans l’usine occupée des FRALIB, s’adressent au peuple de France et aux salariés en lutte.

L’Union Européenne : une construction impérialiste faite par et pour le capital

Notre peuple connaît les dégâts causés par l’Union Européenne : à plus de 60%, il exprime un rejet profond, un sentiment de défiance et de colère à l’égard de cette « Europe » et de son Euro, confirmant le vote populaire contre le traité constitutionnel de 2005.

Depuis plus d’un demi-siècle, l’UE supranationale est une machine de guerre contre les salaires et les droits des salariés ; elle aggrave la course au profit capitaliste et à l’exploitation par la suppression des barrières douanières en faveur du libre marché, la destruction des services publics, dans le contexte mondial de la multiplication des guerres, de la destruction d’Etats souverains, de nouvelles courses aux armements technologiques, des dominations transnationales sur les enjeux vitaux de la santé, de l’alimentation, de l’environnement, qui marquent la vie des travailleurs sur toute la planète.

L’Euro est son arme pour imposer que la seule variable d’ajustement soit le coût du travail, infliger l’austérité et la déréglementation sociale(salaires, retraites, droits sociaux..). On ne peut agir contre l’austérité et rester dans l’Euro. Il faut donc en sortir, mais par la porte de gauche, refusant tout repli nationaliste, toute aggravation de la guerre de tous contre tous, en inventant de nouvelles coopérations entre les peuples, débarrassées de la domination des marchés, des multinationales.

Cette U.E. « prison des peuples » n’est pas réformable.

Un grand débat populaire est nécessaire pour ouvrir une alternative progressiste
- Sortir unilatéralement de l’UE, dénoncer tous les traités européens imposés contre le peuple.
- Sortir de l’Euro, monnaie unique, carcan pour des économies nationales diversifiées.
- Refuser la recentralisation des métropoles et super-régions, qui s’attaquent au socle démocratique des communes et des départements dans la république, au profit d’une Europe fédérale des länder, éloignant les citoyens de la démocratie locale.
- Refuser tout accord commercial transatlantique, qui approfondit la casse de l’Etat-Nation sous la loi des marchés, qui remet en cause même la démocratie, en décidant sans consulter les parlements nationaux, et même contre l’avis des peuples.

Nous affirmons l’urgence d’un processus de réappropriation de la souveraineté nationale

L’histoire nous confirme que la Nation est le cadre permettant la souveraineté pour le peuple :
- La nation française doit retrouver son indépendance monétaire, fiscale, douanière pour reconquérir la maîtrise de ses richesses par l’appropriation collective des grands moyens de production et d’échange dans des formes diversifiées.
- Elle doit établir de nouveaux rapports de coopérations et d’échanges, dans la libre administration des hommes sur leurs ressources et le respect absolu de la non-ingérence.
- Elle doit sortir de l’Otan et de l’Alliance atlantique. Nous refusons d’être un des « bras-armés » des États-Unis pour le nouveau (re)-partage du monde.

Il y a urgence à ouvrir une réponse populaire au nationalisme, à la fascisation

Marine Le Pen joue de sa place médiatique pour faire croire à une extrême-droite démocratique et sociale. Mais elle est la face polie d’un courant politique de fascisation qui marque tous les pays européens, des identitaires en France, jusqu’aux Nazis de l’Aube Dorée en Grèce. L’extrême droite a toujours été l’arme du capitalisme pour poursuivre la guerre économique derrière l’affrontement des nationalismes. Les travailleurs ont tout à y perdre, alors que l’urgence est de renforcer leurs luttes, au plan national comme international, contre la mondialisation capitaliste. Elle propose une fausse sortie de l’UE par la porte de droite, celle des régressions sociales, des violences, de la concurrence !

L’enjeu des convergences des luttes pour le travail, seul créateur de valeur

C’est la classe ouvrière, les salariés des entreprises en lutte qui ont relancé l’enjeu des nationalisations et de l’appropriation sociale comme condition du développement industriel et de la recherche, de la relocalisation des productions, du maintien des droits sociaux. C’est dans des luttes longues et dures (Fralib, Sanofi, Psa, Goodyear, Florange, Pilpa, Veninov, Kem One, Gardanne, Ford, M’Real, Doux, Fraisnor, Renault…) que les salariés cherchent des leviers d’interventions à leur portée, et font émerger leurs objectifs politiques, non seulement pour leurs salaires et leurs besoins vitaux, mais pour affirmer le rôle essentiel du travail pour faire reculer la capacité du capital à spéculer et diriger la société.

L’Union Européenne de la concurrence « libre et non faussée », est renforcée par Hollande, l’UMP et tous les forces politiques gouvernementales (de gauche, de droite et écologistes), comme en Grèce, au Portugal, en Espagne ou en Italie. Elle est un obstacle au progrès social.

La CES, le PGE, les directions des confédérations syndicales Françaises, du PCF, les partis socialistes d’Europe prétendent qu’une « autre Europe », « sociale » est possible dans le cadre des lois du marché. Mais le capitalisme n’a plus de « grain à moudre » pour des compromis sociaux. Tous oublient que les aménagements à sa marge sont impossibles. L’accompagnement de sa crise ne corrige plus ses excès, et ne peut encore moins engager un début de rupture pour une autre société.

Leurs contre-réformes (retraites, droit du travail…) de Juppé à Hollande, obéissent aux mêmes objectifs préconisés par l’U.E. et appellent à une confrontation sociale « tous ensemble » urgente.

Face à la réalité de la nocivité de cette Europe supranationale, nous sommes sans illusion. Communistes, nous analysons le caractère mondialisé du capitalisme, sa course vers le marché mondial, sa concurrence permanente qui utilise les Etats et leur ancrage dans le cadre national pour une guerre de classe qui le rend incapable de répondre aux exigences légitimes des peuples.

Arrêtons les dégâts !

Brisons le carcan de l’Union Européenne, de la mondialisation capitaliste

En France, cassons un premier maillon de la chaîne !

Syndicalistes, militants politiques, organisés ou non, mais convaincus de la nécessité d’une sortie de l’UE pour pouvoir s’engager dans une politique nationalement souveraine en faveur des travailleurs et du peuple, nous avons décidé de nous exprimer collectivement en direction des salariés afin de mener avec eux un vaste débat. Nous vous appelons à soutenir l’Appel des Assises du communisme. – Dénonciation des traités européens de Rome, Maastricht et Lisbonne,
- Retour à la monnaie nationale, renationalisation de la Banque de France permettant d’assurer l’indépendance monétaire, économique et douanière,
- Sortie de l’OTAN et de l’Alliance Atlantique,
- Arrêt des aventures militaires françaises en Afrique et au Moyen-Orient.

Les signataires et participants aux Assises : venus de toute la France, organisés ou inorganisés, animateurs de blog et/ou militant de terrain avec
- Rouge Vif 13,
- Faire Vivre et Renforcer le PCF,
- Le Pôle de Renaissance Communiste en France,
- Le Rassemblement des Cercles Communistes,
- Rouge Vifs Ile de France,
- Action Communiste de Normandie,
- La Gauche Communiste,
- Le collectif communiste polex,
- Des jeunes communistes,
- Des communistes des sections PCF de Béziers, Marseille, Aubagne, Vénissieux, Arcachon, La Courneuve, Lyon, Paris XX…

Documents joints

PDF - 50.5 ko PDF – 50.5 ko

Le Vatican, le catholicisme, les papes et les curés, l’ Église: qui sait ?

« LE VATICAN CONTEMPORAIN », retracé du moins jusqu’ en 1962

Le pape, le Vatican, l’ église catholique: les faces cachées et ignorées par ceux qui ne veulent pas (plus) savoir …

Intéressant pourtant de (se souvenir/connaître) le passé de cet État (sic) le plus anti-démocratique, le plus autocratique, le plus secret, réactionnaire, féodal, comploteur, qui existe au monde et basé uniquement sur une croyance religieuse. Ses pouvoirs, mis aussi au service du fascisme à une certaine époque, des exploiteurs, des systèmes monarchiques, des aventures sanglantes, et évidemment de l’ anti-communisme de combat…

On verra aussi que le rôle des cardinaux, réactionnaires et/ou réformistes, conservateurs et/ou « progressistes », n’ est pas seulement d’ élire les papes à huis-clos, au cours de leurs tractations et manœuvres secrètes…

« LE VATICAN CONTEMPORAIN », retracé du moins jusqu’ en 1962…

Je publierai progressivement ce retracé politico-historique, au fur et à mesure de mes disponibilités, …

Bienvenue et bonne lecture à tous mes correspondants qui auront la patience de le lire jusqu’ au bout ! Cela en vaut peut être la peine … (???).

RoRo12

Chapitre premier

L’ÉTAT DE LA CITE DU VATICAN

Le Vatican est tout à la fois un État microscopique enclavé dans Rome et le centre de l’Église catholique romaine (1) .

II est devenu un État aux termes du traité de Latran, conclu en 1929 entre Pie XI et le gouvernement fasciste de Mussolini. L’article 3 de ce traité stipule: «L’Italie reconnaît au Saint-Siège l’entière propriété, le pouvoir exclusif et absolu, et la juridiction souveraine sur le Vatican dans sa composition actuelle, avec toutes ses dépendances et dotations, instituant ainsi, à des fins particulières et dans les modalités stipulées au présent traité, la Cite du Vatican.»

L’État du Vatican ne ressemble à aucun autre État du monde en ce sens qu’il n’a ni ouvriers, ni paysans, ni industrie, ni agriculture. C’est un minuscule État ecclésiastique dont le souverain absolu est le pape de Rome, chef de la catholicité. Bref, un État absolu, conservateur et féodal qui n’ a rien de démocratique …

Bon dieu: suivez donc l’ actualité, avec nos journalistes libres, neutres et indépendants: ss le Pape est au Brésil et Philippe Ier en vacances … !

Un avis partagé sur notre fête « nationale », militariste et monarchiste du 21 juillet 2013

Quand la Télévision belge vante les «conquêtes coloniales» de la Légion étrangère en Algérie

ARTICLE | 23. JUILLET 2013 – 8:49

La Légion étrangère : des mercenaires au service de la France coloniale. D. R.

La Légion étrangère : des mercenaires au service de la France coloniale. D. R.

Comme tout citoyen intéressé par l’histoire politique de son pays, j’ai regardé, ce 21 juillet, la retransmission télévisée de l’abdication du roi Albert II et de l’accession au trône de Belgique de son fils Philippe, faits marquant ce jour de fête nationale belge, sur la chaîne nationale francophone. Quels que soient mon opinion sur le bien-fondé d’une monarchie plutôt qu’une république en Belgique et mon degré de sympathie à l’égard des personnes de la famille royale, il me semblait naturel d’être directement informée de cet évènement majeur de la vie politique belge, via la RTBF qui avait consacré la journée à couvrir le Te Deum, la passassion de pouvoir, la prestation de serment, le salut au balcon, le défilé militaire, et la soirée festive, ponctués bien entendu par les états d’âme des nombreux badauds qui scandaient «Vive le Roi ! Vive la Reine !», hilares sous un soleil de plomb et dans une chaleur écrasante. J’ai supporté stoïquement les commentaires populistes des «journalistes» dépêchés en plusieurs endroits stratégiques de la capitale, l’interview du couturier des reines et des princesses décrivant en long et en large le choix des tissus et la couleur des robes, le débat des invités en studio sur l’intensité des baisers échangés sur le balcon par le nouveau couple royal, mais j’ai risqué la crise cardiaque lorsque l’un des reporters nous a qualifiés, nous, citoyens belges, de «sujets» du nouveau roi, comme à l’époque du Moyen-Age. Et dire que l’école de journalisme belge a été l’une des plus réputées au niveau international… J’ai eu une pensée fraternelle pour le député communiste wallon Julien Lahaut en me rappelant son «Vive la République !» qu’il avait lancé avec ses camarades en plein parlement lors de la prestation de serment du roi Baudouin Ier, le 11 août 1950. Quelques jours plus tard, le grand résistant et syndicaliste Julien Lahaut, celui que ses compagnons de captivité dans les camps nazis surnommaient «l’homme qui avait le soleil dans sa poche», était assassiné sur le pas de sa porte par deux individus qui n’ont jamais été identifiés.
Donc, j’ai tenu «le coup» jusqu’au moment où la présentatrice de la couverture télévisuelle, qu’il m’est impossible de considérer comme une journaliste même si elle présente régulièrement le JT de la RTBF, a commenté des images de divers corps d’armée qui allaient participer au défilé militaire et dans lesquels figurait, dépêchée de France pour l’occasion, la Légion étrangère, la commentatrice poussant le cynisme jusqu’à vanter la renommée de celle-ci dans les conquêtes coloniales et notamment dans la guerre d’Algérie. Choqué, mon époux algérien en a eu les larmes aux yeux. Quant à moi, j’ai éprouvé une honte incommensurable d’appartenir à une nation qui fait la promotion d’un corps de mercenaires recrutés parmi la pire racaille que l’humanité ait produite. Quand je pense que l’Etat algérien a envoyé un orchestre symphonique pour sa fête nationale du 5 Juillet et a offert deux concerts gratuits à la population belge, et que nous remercions l’Algérie en faisant défiler la Légion étrangère trois semaines plus tard. Furieuse et dégoûtée, j’ai fermé la télévision.
En tant qu’épouse d’Algérien, en tant que petite-fille de résistant communiste fusillé par les nazis en janvier 1944, en tant que citoyenne éprise de liberté, de solidarité, de fraternité et de justice, je demande pardon au peuple algérien et à ses dirigeants, ainsi qu’aux millions de martyrs tombés sous la tyrannie d’une France colonialiste impitoyable et barbare, pour cette trahison des valeurs pour lesquelles bien des Belges sont tombés en d’autres temps, dont mon grand-père Marcel De Ruytter et ses camarades. Vos héros, Ali La Pointe, Larbi Ben M’hidi, Benboulaïd, le colonel Amirouche et tous vos chouhada sont aussi mes héros, comme l’est le grand-père maternel de mon mari, Saïd Mokrani, parce que tous se sont battus avec courage et abnégation pour une cause noble et juste dont les valeurs universelles ont convaincu certains citoyens de mon pays à leur apporter soutien et participation active à travers «le Front du Nord». Que ces derniers, ainsi que tous ceux qui ont combattu le fascisme, soient remerciés d’avoir été l’honneur de la Belgique.
De Bruxelles, Jocelyne De Ruytter

Les 500 Français les plus riches ont une fortune cumulée qui dépasse le budget de l’État français

(voir le site de la Rtb-F)

  • Images

    51e fortune de France avec 1,010 milliard d'€, Élisabeth Badinter, femme de lettres, philosophe, féministe, actionnaire et présidente du conseil de surveillance du groupe Publicis.

    51e fortune de France avec 1,010 milliard d’€, Élisabeth Badinter, femme de lettres, philosophe, féministe, actionnaire et présidente du conseil de surveillance du groupe Publicis.

    Audios

  • Les 500 Français les plus riches ont une fortune cumulée qui dépasse le budget de l’État

Et ces riches sont de plus en plus riches, malqré qu’ils expliquent que la France est devenue un enfer fiscal et que la crise réduit à néant leurs bénéfices. Pourtant la valeur de leur patrimoine a progressé de 25% en un an.

Leur fortune a même quadruplé en 10 ans. C’est une étude dumagazine Challenge qui le révèle. Les 500 Français les plus riches ont une fortune cumulée qui dépasse le budget de l’État français. Et parmi eux, en tête du classement avec un patrimoine de 24 300 000 000 €, une personnalité bien connue en Belgique : Bernard Arnault.

Ecoutez ci-contre le billet radio, avec des explications de Nina Schmidt, de l’Observatoire des Inégalités.

Frédéric Says

A lire aussi

Marx et le Che, patrimoines de l’humanité

L’Unesco a officiellement inscrit des œuvres de Karl Marx et de Che Guevara sur la liste du patrimoine de l’humanité. Il s’agit plus précisément du Manifeste du Parti communiste ainsi que le premier livre du Capital, de Karl Marx, et d’un total de 1007 documents concernant Ernesto Guevara, dont 431 manuscrits.
Voilà une belle et légitime consécration pour deux acteurs majeurs de l’histoire du communisme. D’une part, l’auteur qui a le mieux su analyser le capitalisme et tracer la voie pour en finir avec ce système est ainsi reconnu à sa juste valeur, en tant que personnage dont l’œuvre permet aux peuples de s’émanciper. D’autre part, on reconnaît l’importance d’un homme qui a mis en application la pensée du premier et a dédié sa vie à la révolution.
Cette nouvelle ne doit cependant pas réjouir les grands de ce monde, pour qui Marx et le Che sont les incarnations du plus grand des dangers : celui de voir les peuples se soulever et se libérer des chaînes du capital. Puisse ce patrimoine continuer à inspirer les travailleurs du monde. Notons que des ouvrages de Marx sont disponibles en ligne gratuitement sur www.marx.be .

Consulter la liste des nouvelles

COURCELLES: la poubelle à puce arbitrairement imposée à la population, dès le 30 septembre 2013.

La décision est prise, des réunions d’ information de la population sont convoquées après coup par la nouvelle majorité Mr-Cdh-Ecolo. C’est cela le « changement » promis pendant les élections, mais cependant pas un changement démocratique. Au Conseil communal de Courcelles, seul le Front des Gauches se serait opposé à ce coup fourré pour la population. Je partage absolument son point de vue.

L’idée était en l’ air depuis déjà un an ou deux, juste le temps de la mettre en application par les services de l’ Icdi en accord avec les communes-test (Les Bons Villers,…). L’ Icdi, ce gouffre financier, compte ainsi régler SES PROBLEMES, les difficultés d’ application seront reportées sur les gestionnaires locaux. Les dépôts clandestins vont certainement se multiplier, malgré la traque policière qui va s’ accentuer car les plaintes vont proliférer… Même si l’ Icdi nous annonce « un gros bénéfice environnemental » ! La mise en application de ce système pose d’ ailleurs des problèmes différents entre les communes rurales et les communes urbaines. Ca va donner quoi pour les immeubles à appartements multiples ????

Que Caroline Taquin ne vienne pas dire que « ce sont les socialistes qui ont décidé ». Sans les défendre, c’est un mensonge sélectif, à la carte: le Mr était en effet au pouvoir, avec les socialistes, depuis les élections de 2006. Ce parti a certainement pris part aux tractations Courcelles-Icdi bien avant les communales d’octobre 2012. Car dans une commune, les décisions du Collège ne sont pas prises par un seul parti au pouvoir en cas de majorité plurielle, sinon la majorité est en l’ air.

Sur le fond du problème, il y a lieu de croire dès maintenant que les problèmes seront multiples. Avant tout aucune précision sur le montant de la taxe communale déchets. Sinon qu’on sait déjà que ce montant (qui est déjà très élevé et différent de commune à commune) va grimper d’ année en année. Elle sera d’ ailleurs progressivement portée à 110 % du « coup-vérité ». Pourquoi 10% de bénéfice sur le dos de la population? L’ Icdi va-t-elle se mettre à distribuer aussi des bonus à ses hauts gestionnaires ? Quel gestionnaire et/ou élu communal courcellois aura le moyen technique et/ou administratif de participer au calcul du « coup-vérité » ? Les élus communaux ne seront plus que des machines à voter la facture annuelle qui leur est présentée et imposée par les services financiers de cette intercommunale. La gestion des containers communaux est déjà du seul domaine de l’ Icdi et relève de l’ encasernement…

Les gens sont inquiets et l’idée passe très mal. La preuve, une réunion qui s’ est tenue récemment comptait quelque 3-400 participants… Les gens (les éternels cochons de payants) savent que les vrais pollueurs ne sont pas les payeurs. Le volume des immondices ne cesse de grimper à cause de ceux qui produisent et mettent en vente les produits polluants (les emballages perdus, volumineux, coûteux et de luxe). La population –que l’ on ne cesse de culpabiliser- n’a pas d’ autre choix que d’acheter ce qui est mis en vente dans les grandes surfaces. Vous pensiez être né belge, wallon, hennuyer, carolo, courcellois ou autre (???). NON: à 73 ans, j’ apprends par l’ Icdi, que je suis né « pollueur » puisque l’on va nous faire payer suivant le principe « pollueur-payeur »… Bravo, pour le respect dû aux citoyens courcellois ou autre… Encore, faudrait-il que l’on m’ explique en quoi je suis plus pollueur en 2013, qu’ en 2003, 1993, 1983, 1973, et …

Quoi qu’il en soit: COURCELLES a fixé à 100 kgs par habitant et par an le poids des déchets (résiduels ET organiques) inclus dans le service minimum (le montant de la taxe communale déchets), soit 200 kgs par an pour un couple de 2 « pollueurs » habitant la commune, soit à peine quelque 600 grammes par jour. C’est vraiment pas le moment pour de tels couples de fabriquer des gosses et utiliser trop de langes recyclables ou non… Les kgs et les enlèvements supplémentaires, va falloir les payer en plus…

Pour info: en 2012, la moyenne des immondices enlevés par habitant dans les 14 communes affiliées à l’ Icdi (dont 4, Les bons Villers, Gerpinnes, Aiseau-Presles, Montigny le Tilleul sont au système à puce) était de 483 kgs (NG du 19 juin 2013). Autre chose encore: il paraît que nous pouvons obtenir une clé pour fermer notre poubelle (?). Le coût d’ achat serait de 75 euros … Nous ne savons pas encore si c’ est par poubelle ou pour les 2 poubelles (?). Quoi qu’il en soit: 75 euros = une bagatelle financière supplémentaire qui pour nos chers élus « démocrates » au pouvoir doit pousser tout seul sur le dos des chômeurs, des minimexés, des petits pensionnés … Notons aussi que sur le montant de la taxe communale « déchets », la commune nous redistribuait gratos 1 rouleau de sacs-poubelle et 1 rouleau de sacs pmc. Il faudra évidemment passer le montant de ses sacs à « pertes (pour qui ?) et profits ». On sait aussi qu’ en 2013, la taxe annuelle « déchets » sera une fois de plus augmentée de 8 euros …(Elle était de 156,80 euros pour un ménage en 2012).

Par ailleurs, vu de l’ extérieur et preuve du contraire, on peut supposer que pour couvrir les besoins de la population courcelloise, quelque 11.000 poubelles (munies de roulettes, de fermetures à clé, de puces, d’une durée de vie jusqu’ici inconnue) de 40 litres et quelque 11.000 poubelles de 140 litres seront nécessaires. Bref, un marché très juteux, commune par commune, pour certains fournisseurs qui ne seraient préoccupés que par la nécessité d’ éliminer nos déchets… Un marché de combien de centaines de milliers d’ euros, un investissement à payer par qui, amorti, comment ??? Bref la gestion des déchets, ça rapporte à certains. Un autre élément, la taxe récupel, dont la population ignore absolument tout … Il paraîtrait pourtant que des lingots d’ or récupéré s’ amasseraient quelque part (???).

Traité budgétaire européen :: Les Sénateurs belges votent pour l’austérité

Les partis gouvernementaux, avec la N-VA

, ont voté pour le traité budgétaire européen ce jeudi 23 mai. Ce traité, qui grave l’austérité dans le marbre, enlève des pouvoirs aux parlements et donne la mainmise à la Commission européenne sur nos droits sociaux a été accepté par les Sénateurs. Le PTB a réagit : « Nous ne l’avalons pas »…

Jonathan Lefèvre

Le Sénat a voté le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), le traité budgétaire européen. Sans surprise, les partis gouvernementaux (MR, cdH, CD&V, Open Vld, sp.a et PS) se sont prononcés pour.

Le MR, par la voix de Richard Miller, a justifié son vote par : « Le budget de chaque commune, de chaque province, de chaque entité fédérée et du gouvernement fédéral doit être rigoureux en raison non pas des obligations créées par le traité mais tout simplement compte tenu – expression très parlante dans ce cas – de l’état de nos finances publiques. » Un vote somme toute logique vu que la droite défend l’austérité.

Du côté des socialistes, l’« excuse » était tout autre : « Si la Belgique ne ratifiait pas le traité, elle risquerait fort de voir remonter ses taux d’intérêt et ne pourrait, le cas échéant, avoir accès aux mécanismes de solidarité mis en place au niveau de l’Union européenne. J’attire donc l’attention de mes collègues sur cette conséquence automatique qu’aurait la non-ratification du traité », a déclaré Philippe Mahoux à la tribune. Depuis la constitution du gouvernement fédéral, on entend « sans nous ce serait pire » de la bouche du PS. Même logique ici : « Sans ce traité, ce serait pire. » La politique du « moins pire » recyclée à l’envi. Pas sûr que cela fera plaisir aux syndicats, qui avaient appelé, via un courrier de Thierry Bodson (FGTB) et Marc Becker (CSC) adressé aux élus, à voter contre : « Nous rappelons que ce texte entérine une forme de hold-up démocratique, orchestre un véritable désastre social et ne permet en aucun cas de relancer l’économie des États membres. »

Ecolo : Non ! (Mais oui…)

La palme de l’incohérence revient à Ecolo, qui a voté contre le Traité au Sénat… alors qu’il votera pour aux Régions wallonne et bruxelloise. Quand ils sont dans l’opposition, ils votent contre. Quand ils sont dans la majorité, ils votent pour. Comprenne qui pourra.

Par la voix de son porte-parole, le PTB a directement dénoncé ce vote : « Ce Traité ne peut être amendé, il est à rejeter. Et au Parlement fédéral, et aux parlements régionaux. Rien ne sert d’y ajouter un préambule qui justifie pour Ecolo de voter contre au fédéral et voter pour aux Régions. »

Le porte-parole poursuit : « C’est un acte grave que viennent de poser ces sénateurs. Sans aucune consultation de la population. Sans tenir compte de l’opposition exprimée par les syndicats. Car le Parlement est dépouillé d’une partie de ses pouvoirs, en matière budgétaire et sociale. »

Avant de s’en prendre à la gauche gouvernementale : « Que les libéraux, démocrates-chrétiens et N-VA votent ce traité étonnera peu. En revanche, le vote des partis socialistes, qui critiquent la Commission européenne à longueur de discours, montre où mène la politique de cette gauche de renoncement. »

« C’est le moteur qu’il faut changer »

A noter qu’une centaine de militants syndicaux ont été retenus dans une salle alors qu’ils voulaient assister aux débats. Ils ont dû patienter un long moment avant d’être autorisés à entrer dans la salle où les sénateurs votaient. Ce qui a fait dire à un militant CNE, Nabil Sheikh Hassan, sur Twitter : « On va permettre au final aux citoyens d’assister à la plénière. En silence. Surtout ne pas faire de vague dans la démocratie aujourd’hui. » Qui conclut, après le vote : « Le Sénat a voté le TSCG. Merci à cette assemblée de « sages » pour l’austérité programmée pour les prochaines années. »

La lutte contre ce traité ne s’arrête pas là. Le 29 mai, la FGTB wallonne se mobilise pour un rassemblement devant le parlement wallon. « Les parlementaires wallons doivent prochainement se prononcer sur un Traité budgétaire européen qui va nous plonger dans une austérité sans fin. Et tout ceci se passe comme si de rien n’était, dans la plus grande discrétion ! » Le syndicat donne rendez-vous devant le parlement à Namur à partir de 13h30.

Le PTB ne renonce pas non plus. Raoul Hedebouw : « C’est le moteur de l’Union européenne qu’il faut changer, un moteur basé sur l’inégalité et la concurrence. Il s’agit de construire une Europe de coopération et de solidarité. Et si l’Europe d’en haut ne le veut pas, c’est l’Europe d’en bas qui la construira. »

Retrouvez le dossier complet sur le TSCG ici

Ont voté pour le Traité
PS :
Paul Magnette, Marie Arena, Hassan Bousetta, Willy Demeyer, Caroline Désir, Dalila Douifi, Jean-François Istasse, Ahmed Laaouej, Philippe Mahoux, Fatiha Saïdi, Louis Siquet, Fabienne Winckel, Olga Zrihen
cdH
: Vanessa Matz, André du Bus de Warnaffe
MR :
François Bellot, Jacques Brotchi, Armand De Decker, Christine Defraigne, Gérard Deprez, Richard Miller, Dominique Tilmans.
sp.a
: Bert Anciaux, Leona Detiège, Ludo Sannen, Guy Swennen, Fauzaya Talhaoui
CD&V
: Wouter Beke, Dirk Claes, Sabine de Bethune, Cindy Franssen, Etienne Schouppe, Els Van Hoof, Johan Verstreken
Open Vld
: Rik Daems, Jean-Jacques De Gucht, Guido De Padt, Nele Lijnen, Yoeri Vastersavendts, Martine Taelman
N-VA
: Frank Boogaerts, Patrick De Groote, Bart De Nijn, Louis Ide, Lies Jans, Lieve Maes, Elke Sleurs, Karl Vanlouwe, Sabine Vermeulen

BELGIQUE:

Jamais un gouvernement n’a économisé autant, et en si peu de temps

Fin avril, le président du PS, Paul Magnette, prétendait au congrès de son parti : « Avec nos camarades du sp.a, le PS fait partie du gouvernement le plus social d’Europe. ». Mais la vérité a ses droits.

Joris Van Gorp

Pictures

Quels sont les faits ? Ce gouvernement a déjà économisé 19 milliards. Soit entre 7 et 8 fois plus que les mesures du Plan global avec lequel Dehaene voulait préparer notre pays à l’euro. Le récapitulatif est impressionnant. Le gouvernement Di Rupo (Ps):
• fait travailler tout le monde deux ans de plus
• réduit les pensions de 20 %
• réduit les indemnités de chômage de 40 %
• supprime les allocations d’attente aux jeunes qui ont fini leurs études
• fait baisser les salaires de 0,4 %
• vous fait rater une augmentation salariale de 3,4 %
• diminue votre préavis en cas de licenciement
• fait des économies sur les soins de santé
• liquide 5 000 emplois dans les services publics
• détricote les services de la SNCB et de bpost
• augmente les accises sur l’alcool et le tabac
• fait payer plus d’impôts à une grande partie des familles
• réduit les moyens financiers des communes
Au cours des mois à venir, ce gouvernement va encore économiser 4,5 milliards d’euros. Comment se fait-il que ce gouvernement parvienne à faire croire aux gens que « ce n’est pas encore si grave que ça » ? Il recourt pour ce faire à diverses techniques bien mises au point.

La politique du salami

La tactique gouvernementale la plus utilisée est la politique du salami. Ce gouvernement a étalé sa série de mesures sur 18 mois et 6 conclaves budgétaires. Les mesures sont assénées une par une, morceau par morceau. Chaque bout pris à part n’a pas l’air énorme. Mais, quand on regarde tout ça d’une certaine distance, on se rend compte que ce gouvernement pousse loin, très loin même, le démantèlement social.

Bombes à retardement et opérations de déplacement

Ensuite, le gouvernement recourt encore à deux techniques particulières, pour emballer tout cela : la technique de la bombe à retardement. Certaines mesures ne seront ressenties par les gens qu’au bout de deux, trois ou même plusieurs années. Comme les mesures concernant le calcul de la pension. Ceux qui ont 20 ans aujourd’hui n’en subiront les conséquences que dans bien des années. Pour ces jeunes, ces mesures sont de vraies bombes à retardement qui ne leur péteront au nez que d’ici trente-cinq ou quarante ans.
Seconde particularité, la politique du « déplacement ». Ce gouvernement fait endosser à d’autres institutions et niveaux d’administration les retombées de ses mesures. Telle la diminution des moyens financiers de bpost. De ce fait, bpost va devoir revoir ses tarifs à la hausse. Le gouvernement espère ainsi que votre colère s’exprimera contre bpost et que vous oublierez ainsi que la hausse des tarifs est en fait une conséquence d’une décision gouvernementale.

La politique gouvernementale en 13 tranches de salami

1. Travailler deux années de plus. Tous les systèmes de pension anticipée ne sont possibles que deux ans plus tard. Interruptions de carrière et crédit d’heures sont limités et détricotés progressivement (décembre 2011).

2. Jusqu’à 20 % de pension en moins, à l’avenir. Certaines périodes assimilées (prépension, crédit d’heures et chômage de longue durée) sont de moins en moins prises en compte pour le calcul de votre pension dans le privé. Pour les fonctionnaires, les pensions ne sont plus payées sur base des cinq dernières années, mais des dix dernières années. À l’avenir, les travailleurs du privé percevront chaque mois 10 à 15 % de pension en moins. Pour les fonctionnaires, cela se traduira par une perte de 10 à 20 % (décembre 2011).

3. Jusqu’à 40 % d’allocations de chômage en moins. Ces allocations de chômage diminuent en trois étapes jusqu’à un montant forfaitaire de 494 euros pour un cohabitant (baisse de 40 %), de 934 euros pour un isolé (- 17,5 %) et 1 113 euros pour un chef de famille avec charge de famille (-12 %1).

4. Suppression des allocations d’attente des jeunes qui quittent l’école. Ce n’est qu’après 12 mois (auparavant, 9 mois) qu’ils reçoivent une indemnité d’attente. Après 3 ans, celle-ci est supprimée et ils sont renvoyés au CPAS (décembre 2011).

5. Une baisse effective de salaire de 0,4 % en raison des tripotages de l’index. En intégrant les prix soldés des marchandises et le prix moyen du carburant à la corbeille de l’index, un salarié perd en moyenne 0,29 % de son pouvoir d’achat. Juste avant les vacances, le gouvernement veut encore intégrer les produits blancs à l’index, ce qui fait que votre perte de pouvoir d’achat équivaudra à 0,4 % de votre salaire (janvier 2013).

6. Perte d’une augmentation salariale de minimum 0,9 % jusqu’à 3,4 % de votre salaire. Avec le blocage salarial pour 2013-2014, vous serez privé dans les deux ans à venir d’une augmentation salariale d’au moins 0,9 % 2. Ensuite, le gouvernement planche sur un projet de loi visant à étendre ce blocage des salaires à au moins 6 ans. La loi entend bloquer toute augmentation salariale en Belgique, jusqu’à ce que les salaires dans les pays voisins aient augmenté d’au moins 3,4 %. En d’autres termes, au cours des 6 années à venir, vous allez perdre au moins 3,4 % d’augmentation salariale 3 (avril et juillet 2013).

7. Réduction du préavis en cas de licenciement pour une moitié des contrats de travail. Une partie importante des employés bénéficie aujourd’hui d’un délai de préavis d’un mois par année prestée. Une bonne partie des ouvriers a également, via les conventions collectives de travail (CCT) obtenu des délais de préavis plus longs. Plus de 60 % des travailleurs ont un délai de préavis d’au moins 3 semaines par tranche entamée de 5 années prestées. Les employeurs veulent harmoniser le préavis jusqu’à maximum 4 mois pour ceux qui ont moins de 14 ans de service et maximum 8 mois à partir de 20 années d’ancienneté 4 et 5 (juillet 2013).

8. Economies sur les soins de santé. Au cours des 18 mois écoulés, le gouvernement a retenu plus de 1,4 milliard d’euros sur les soins de santé. Il s’agit, dans ces retenues, des moyens financiers servant à constituer les réserves afin de pouvoir faire face au vieillissement croissant. En rognant aujourd’hui sur ces réserves, le gouvernement fait peser une hypothèque très lourde sur l’avenir. Un avenir constitué de tickets modérateurs très élevés et de services de moins en moins performants (décembre 2011, mars 2012, novembre 2012 et mars 2013).

9. 5 000 emplois à la trappe dans les services publics. Le gouvernement pratique des coupes sombres dans les moyens financiers des fonctionnaires. Le secrétaire d’État Hendrik Bogaert (CD&V) parle à terme d’une réduction de 5 000 fonctionnaires fédéraux (décembre 2011 et mars 2013).

10. Démantèlement des moyens accordés à la SNCB et à bpost. Lors des précédentes fournées d’économies, le gouvernement a retiré 334 millions des réserves de la SNCB et a grevé les moyens de fonctionnement de cette même SNCB de 110 millions. Idem pour bpost : 136 millions d’euros en moins pour les frais de fonctionnaires, et hold-up de 290 millions dans ses réserves. Cela aura des retombées sur les investissements futurs et aboutira à des hausses de tarifs (décembre 2011, mars 2012, novembre 2012 et mars 2013).

11. Augmentation des accises sur l’alcool et le tabac. Les accises sur l’alcool et le tabac ont été augmentées en plusieurs étapes. En moyenne, cela coûtera 74 euros par an et par famille, en fonction de la consommation, évidemment (décembre 2011 et mars 2013).

12. Plus d’impôts encore pour une grande partie des familles. Le gouvernement Di Rupo a réduit, voire supprimé, toutes sortes d’avantages fiscaux pour une flopée de familles à deux salaires. Ces familles paieront donc plus d’impôts. Quelques exemples :
• Crèches enfantines. La déduction fiscale a baissé de 5,60 euros par jour à 5,04 euros, soit une perte de 0,56 euro par jour. Si vous recourez aux services d’une crèche 150 jours par an, vous perdez 84 euros par an.
• L’épargne pension. La déduction fiscale a baissé, passant de 352 euros à 282 euros par personne. Soit une perte annuelle de 70 euros par personne. Et, pour un couple, 140 euros par an.
• Isolation de la toiture. La déduction a diminué, passant de maximum 1.204 euros à 903 euros. Soit une différence de 301 euros par an.
• Suppression des réductions fiscales pour les dépenses en économie d’énergie. Elle s’élevait jusqu’à présent à maximum 1.132 euros par an (décembre 2011).

13. Diminution des dotations au CPAS. A un moment où, vu la crise, de plus en plus de gens doivent faire appel au CPAS, le gouvernement réduit les dotations de ce dernier de 37,4 millions. Le gouvernement répercute tout simplement ses déficits sur les communes. Ces dépenses communales en hausse ne peuvent être palliées qu’en augmentant les taxes communales ou en rognant sur le personnel communal même (mars 2013).

Les Usa: leur « Démocratie », leur « Liberté », leurs guerres à la conquête de la planète, de la domination mondiale capitaliste,…

Ils sont rares ceux qui possèdent encore dans leur bibliothèque ce livre d’ époque qui devrait être (re)lu par les générations actuelles, par tous ceux qui veulent REELLEMENT comprendre la politique des dirigeants ricains … 1952 – 2012: soixante années se sont écoulées et nous séparent … Ceci est donc pratiquement devenu inédit …, mais toujours d’une actualité pourtant aveuglante sur bien des points.

RoRo

Avec ce texte écrit, il y a quelque 60 ans, nous revenons aux sources de la guerre froide et de « l’ Amérique » …

(y compris suites suites 73-74)

Il ne me semble pas inutile de rappeler que ce texte a été écrit en 1952, en pleine période « stalinienne » (sic), mais aussi et surtout celle de l’hystérie du McCarthysme (1950-1954). Staline est mort en 1953. L’ Urss se relevait victorieusement des destructions et des cendres de la 2e guerre mondiale, en remportant de véritables succès. Nous connaissions déjà la guerre froide et même des guerres chaudes (Corée, Indochine). Et la guerre d’ Algérie pointait déjà à l’horizon, car sous la pression des peuples, et avec l’aide du camp socialiste, les pays esclaves entamaient la lutte pour se libérer du colonialisme des puissances capitalistes européennes occidentales (celles qui se disent aujourd’hui « libres » et « démocratiques ») …

On verra 60 ans après que beaucoup d’ analyses contenues dans cet ouvrage se sont révélées exactes, amplifiées même, comme de véritables prédictions… On verra et on comprendra mieux avec quelle facilité, quelle complicité, quelle lâcheté, les dirigeants d’ Europe occidentale, et d’ autres coins de la planète, se sont progressivement rangés derrière et soumis à la politique dominatrice du capitalisme et de l’impérialisme américains…

Aux U$A : Pour ceux qui se souviennent :

En 1952, déjà : « La guerre des Mercenaires » … Qu’ est-ce qui a changé depuis 60 ans ???

(les parties soulignées en gras le sont par RoRo)

En cette année 1952, et sous ce titre, paraissait déjà cet ouvrage de Renaud DE JOUVENEL (évidemment, traité aujourd’hui, de … stalinien (sic)): en voici quelques extraits :

Social-démocratie :

Oui, la pseudo « démocratie » capitaliste et ses partis intégrés virent au fascisme :

La honte à Bordeaux, une étudiante reçoit une amende de 60 euros pour avoir parlé à des SDF

honte

C’est à Bordeaux que ça se passe, la ville d’Alain Juppé. Une étudiante en sociologie de l’université de Bordeaux a reçu une amende de 60 euros, simplement parce qu’elle a passé quelques minutes à parler à des SDF dans la rue. Pourquoi ? A cause d’un arrêté anti-bivouac assez scandaleux pris par la municipalité de Bordeaux. Elle raconte ce qui s’est passé :

« Je venais de me réinscrire à la faculté, le 10 septembre dernier », raconte l’intéressée, « et je marchais le long du cours Victor Hugo (l’une des principales artères du centre de Bordeaux, ndrl). J’ai vu une de mes amies, qui devait elle-même s’inscrire, discuter avec un groupe de SDF. Je suis allée m’ asseoir pour parler avec eux. Nous sommes restés comme ça tout au plus deux minutes, et il n’y avait pas la moindre trace d’agressivité, ni de part, ni d’autre. Des policiers à vélo sont alors arrivés, nous ont demandé nos papiers, et ont contrôlé nos identités avant de repartir. A aucun moment, ils ne nous ont indiqué que nous étions en infraction. » Quelques semaines plus tard, surprise dans la boîte aux lettres : une amende de 60 euros… »

Ce texte, voté en janvier 2002 par le conseil municipal de Bordeaux, vise les regroupements de SDF : il interdit du 1er décembre au 1er mars et du 15 mai au 30 septembre « toutes occupations abusives et prolongées des rues et autres dépendances domaniales (…) lorsqu’elles sont de nature à entraver la libre circulation des personnes ou bien (à) porter atteinte à la tranquillité et au bon ordre public« .

Un arrêté anti-pauvre par excellence, pour ne pas perturber la bourgeoisie bordelaise et lui mettre sous les yeux, une pauvreté qu’elle ne sait pas tolérer peut-être ? Un comportement honteux dans un pays qui a pour devise « Liberté, égalité et fraternité », ceux qui ont promulgué cet arrêté n’ont pas l’esprit français, celui des lumières et des droits de l’homme. Ils sont la honte du pays, bien plus que ces SDF qu’ils essaient de chasser de leurs vues. Il émane de ce texte un manque de coeur, un manque d’humanité, une indécense et un égoïsme scandaleux, indigne de notre civilisation, de nos valeurs et de notre république.

A lire sur LCI : 60 euros d’amende pour avoir parlé à des SDF

Paul Magnette, bourgmestre (Ps), et son échevin Véronique Salvi (Psc-Cdh), font la chasse aux mendiants

La Ville de Charleroi vient d’adopter un nouveau règlement : dès le 15 septembre 2013, les mendiants devront se répartir dans les différentes communes de l’agglomération, avec des horaires limités. Ceux-ci sont surtout présents dans le centre, et ce spectacle (juste le spectacle) de cette pauvreté déplaît à la majorité socialiste présidée par le bourgmestre Paul Magnette. Loin de s’attaquer aux causes de la misère, elle a décidé de la répartir géographiquement : à Charleroi, la mendicité sera autorisée de 8 à 18 heures le lundi, le mardi à Gilly et Marcinelle, le mercredi encore ailleurs, etc. Le dimanche, c’est carrément interdit. En cas d’infraction, la « recette » du « mancheur » sera saisie et, s’il récidive, il fera l’objet d’une arrestation administrative. La FGTB Charleroi Sud Hainaut s’est déclarée outrée de cette mesure, « à l’aube de la mise en application des mesures d’austérité portées au gouvernement fédéral par les mêmes partis, ce qui aura, entre autres pour résultat, de réduire des milliers de chômeurs à la rue ». Ce dimanche 1er juin, elle a participé, tout comme le PTB carolo, à une action

organisée devant l’hôtel de ville par l’association Occupy Charleroi.

Pour rappel Véronique Salvi (3e échevin- Centre « Démocrate » Humaniste ») a dans ses attributions notamment: la petite enfance, la personne handicapée, la santé, l’ intégration et l’ égalité des chances (mai oui !)

CHARLEROI: la gloire pour Magnette: à la tête de sa majorité Ps-Cdh-Mr, il organise désormais la chasse aux mendiants et aux sdf, de plus en plus nombreux.

Liège l’ inspire: nos grandes villes doivent devenir de plus en plus propres… Incapables d’ éliminer la misère qui grandit, les partis du pouvoir s’ attaquent à ceux de plus en plus nombreux qui en souffrent. Les restos du coeur regorgent en hiver, à Charleroi, 25-30% des travailleurs actifs sont au chômage. Qu’à cela ne tienne: les mendiants, les sdf, vont devoir tourner de commune en commune, à jours fixes. Histoire en fait de les dégouter et de les voir partir ailleurs. S’ils ne plient pas, Magnette, mayeur et président du Ps, va utiliser ses flics à la matraque, pour qui il recrute avec ses alliés des deux partis de droite: les libéraux et les « démocrates » « humanistes »… J’ ai connu l’ époque, où en dessous du nom des rues, une plaque était ajoutée: « La mendicité est interdite à COURCELLES ». C’ était « l’oeuvre » des majorités de droite, conservatrices et réactionnaires (libérales et catholiques) du 19e siècle. On n’ a donc pas avancé d’un pas. On recule, même si la misère, cela devrait se soigner, dans un pays qui se dit démocratique, civilisé et qui a des « valeurs »… Combien coûte l’intervention et l’occupation militaires belges en AFGHANISTAN aux côtés des Ricains et des autres pays otaniens ??? A quand un plan Marshall wallon contre la pauvreté ???

BELGIQUE: Pour le gouvernement, chaque citoyen doit être surveillé

Si cela ne tient qu’au gouvernement, on ne pourra bientôt plus téléphoner, envoyer un e-mail ou surfer sur le net sans qu’une trace de ces activités soit conservée.

Deux ministres ont d’ailleurs été chargés d’élaborer une loi.

Raf Jespers

Une nouvelle loi est en préparation. Si elle est appliquée, toutes les données relatives au trafic téléphonique etInternet seront enregistrées par diférents services de l’État… (Photo Irita Kirsbluma/Flickr)

En mars dernier, les ministres de l’Économie, Johan Vande Lanotte (sp.a), et de la Justice, AnnemieTurtelboom (Open Vld), ont présenté un projet de loi obligeant les sociétés de télécommunication et les fournisseurs d’accès à Internet à conserver durant douze mois toutes les communications passant par eux. Il ne s’agit pas de conserver le contenu lui-même, mais le destinataire, la durée de la communication, l’adresse IP utilisée, le nom de la personne qui a payé la communication, le volume des données envoyées et téléchargées, les services sur lesquels l’abonné est enregistré… Autrement dit, toutes les données relatives au trafic téléphonique et Internet sont enregistrées.
Selon les ministres, cette mesure est indispensable pour lutter contre la grande criminalité. Cette loi fait donc de chaque citoyen un criminel potentiel à surveiller. Et, à l’avenir, toutes les données se rapportant au trafic téléphonique et internet seront conservées.
Ce n’est pas tout. La Sûreté de l’État et les services de sécurité de l’armée auront accès à ces données. Lorsqu’on sait que le domaine d’activité de ces services est très vaste, on peut craindre que, si cette nouvelle loi est votée, toute opposition sociale à la politique de l’Union européenne et du gouvernement sera passée au peigne fin.

Illégale dans quatre États

Selon les ministres Vande Lanotte et Turtelboom, ils sont obligés de rédiger cette loi, car s’ils ne le font pas, l’Union européenne risque de condamner la Belgique à des sanctions. Autrement dit, ils doivent transposer dans la législation belge la directive européenne de 2006 sur la rétention des données. Le projet de loi a été soumis au Conseil d’État pour avis. Les ministres espèrent ainsi que la loi pourra être votée au Parlement avant les vacances d’été.
En Allemagne, en Roumanie, à Chypre et en Tchéquie, les Cours constitutionnelles de ces quatre pays respectifs ont déclaré que cette loi était inconstitutionnelle. En Allemagne, près de 35 000 personnes avaient introduit une requête en annulation auprès de la Cour et, le 2 mars 2010, elle leur a donné gain de cause déclarant qu’il s’agissait d’une loi « particulièrement lourde de conséquences pour les droits des citoyens et d’une portée sans précédent ». La Cour a critiqué la rétention de données en ce sens qu’elle permet « une intrusion abusive dans la vie sociale et les activités privées des citoyens » et qu’elle peut déboucher sur « l’élaboration de profils de personnalité et de déplacement détaillés de pratiquement tous les citoyens ».1

L’atteinte la plus grave jamais portée à la vie privée

Ce projet de loi est sans conteste l’atteinte la plus grave jamais portée à la vie privée, un des droits protégés par la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Et la présomption d’innocence, principe de base de l’État de droit démocratique, est également menacée. De même, les libertés fondamentales comme la liberté d’expression, la liberté de la presse, ou le droit de s’organiser librement sont aussi attaquées. Qui pourra encore recourir aux moyens de communication modernes par excellence que sont le téléphone (mobile) et l’internet pour communiquer librement et sans contrainte sachant que toutes les données de communication peuvent à tout moment être consultées par la police, le parquet, le juge d’instruction ou la sûreté de l’État ?
La justice dispose pourtant déjà de tous les moyens nécessaires pour requérir dans un dossier déterminé les données relatives au trafic téléphonique et internet. Quant à la sûreté de l’État, elle peut dans certains cas recourir à toutes sortes de méthodes secrètes. Cette nouvelle loi permettra donc de contrôler tous les citoyens, même innocents. Plus que jamais, il importe d’organiser une protestation de masse, comme cela s’est fait en Allemagne.

1. Raf Jespers, Souriez, vous êtes fichés, Couleur Livres, 2013

A propos Romain de Courcelles

militant communiste courcellois a/conseiller communal proche du PTB
Cet article a été publié dans Actualités et politique. Ajoutez ce permalien à vos favoris.