à propos de Nelson MANDELA: sur Facebook et aileurs… 4

Roger Romain de Courcelles

6 décembre

MANDELA !

Nelson MANDELA, il fallait s’y attendre, est décédé hier, 05 décembre 2013, à l’ âge de 95 ans.
Que le plus grand HOMMAGE universel soit rendu à ce grand révolutionnaire (soutenu par les anti-colonialistes et communiste du Monde entier) et combattant qui a tant souffert dans les goulags du racisme !
Ne nous trompons pas cependant: de la « gauche » à la droite et à la droite extrême, tous les commentaires s’ aplatissent AUJOURD’HUI devant sa mémoire et son combat…
MAIS du temps de l’ apartheid, de l’ emprisonnement de MANDELA, les Usa et les puissances capitalistes de l’ Europe occidentale n’ont pas bougé le petit doigt. Israël, par exemple, concluait des accords militaires avec le régime raciste de l’ apartheid.
Les seuls qui luttaient pour aider l’ ANC en Occident, pour réclamer la fin du pouvoir et du régime racistes en Afrique du Sud étaient ceux qui luttaient pour le boycott de ce pays sur le plan économique pour hâter la chute de ce système de domination basé sur la race.
Quant au combat de Obama, le seul point commun avec celui de Mandela, est basé sur la couleur de leur peau …

Roger Romain de Courcelles a partagé le statut de Nadine Rosa-Rosso. 6 décembre En hommage à Nelson Mandela Nadine Rosa-Rosso La lutte pour l’abolition de l’Apartheid en Afrique du Sud peut servir de référence à la lutte actuelle pour la Palestine, à condition que son histoire soit restituée fidèlement. La place du boycott international dans cette histoire doit être correctement évaluée.Nelson Mandela a forgé sa réputation internationale en 1963, alors qu’il était l’avocat de douze combattants Sud-Africains emprisonnés, dont lui-même, inculpés de sabotage. Lors de ce procès, il affirma avec force que « sans violence, aucune voie de permettait au peuple africain de triompher dans sa lutte contre la suprématie des Blancs (…) Nous avons choisi de défier la loi. Tout d’abord, par des moyens qui évitaient tout recours à la violence ; puis, quand cette forme a elle aussi été interdite par la loi, nous avons alors décidé de répondre à la violence par la violence » (procès de Rivonia).C’est Mandela, qui trois ans auparavant, a créé la branche armée de l’African National Congress ( ANC), l’Umkhonto We Siswe (« lance de la Nation »). Quand il est arrêté en 1962, après dix-sept mois de clandestinité, c’est sous l’inculpation de sabotage et de tentative de renversement violent du gouvernement. C’est grâce à sa défense sans compromis de la lutte révolutionnaire de son peuple que Mandela a reçu un large soutien international et qu’il est devenu le plus célèbre prisonnier politique du monde.Après le massacre de Soweto, en 1976, Nelson Mandela adresse une lettre au peuple sud-africain, dans laquelle il affirme prier avec lui pour les martyrs tout en appelant la jeunesse à s’engager massivement dans la lutte. Suite à cet appel, des milliers de jeunes sud-africains partiront s’entraîner pour la lutte armée au Mozambique et en Angola.A plusieurs reprises, inquiet de la popularité toujours croissante du prisonnier Nelson Mandela, le gouvernement sud-africain lui proposera sa libération, à condition que Mandela rejette la lutte armée comme arme politique. La réponse de Mandela a toujours été très claire : c’était non.La jeunesse d’aujourd’hui a le droit de savoir que l’arme du boycott international contre l’apartheid en Afrique du Sud a fonctionné comme un soutien à la lutte révolutionnaire du peuple et de ses organisations nationales. Que le peuple sud-africain a utilisé tous les moyens à sa disposition pour renverser le régime raciste, allié d’Israël, et mis en place par la colonisation. Et que c’est cette lutte de masse, y compris la lutte armée, qui a permis au boycott international de fonctionner comme un puissant levier de solidarité mondiale.La jeunesse d’aujourd’hui a le droit de savoir que le résistant Mandela, chrétien d’abord pacifiste puis organisateur de la lutte armée et allié des communistes, a été un des premiers combattants à recevoir le titre honorable de « terroriste ». Son organisation, l’ANC, dont il était membre depuis 1943, a été mise hors-la-loi en 1960 par le gouvernement sud-africain. Condamné en 1964 pour terrorisme, l’administration Bush ne le retirera de sa « Terror watch list » qu’en juillet 2008 !La jeunesse d’aujourd’hui a le droit de savoir qu’au nom de cette lutte contre le terrorisme, le gouvernement sud-africain, tout comme le gouvernement israélien aujourd’hui, a non seulement emprisonné des centaines de combattants mais également commandité l’assassinat ciblé, par des escadrons de la mort, de dizaines de responsables politiques du mouvement de libération sud-africain.Tout comme le massacre de Gaza et la résistance armée de l’hiver 2008-2009, c’est le massacre de Soweto et le développement de la lutte de masse qui s’ensuivit, en 1976, qui a donné son ampleur internationale au mouvement de boycott, dont les premières sanctions avaient commencé dès la fin des années soixante.La liquidation de l’apartheid en Afrique du Sud a ainsi été le résultat d’une combinaison constante entre tous les moyens de lutte sur le terrain et la solidarité internationale, dont le boycott fut le point culminant.Le boycott du sionisme existe depuis sa mise en œuvre par la Ligue arabe en … 1945 ! Et depuis 1948, c’est avant tout la résistance acharnée du peuple palestinien, par tous les moyens dont il dispose, qui tient en échec le colonialisme et les guerres permanentes du sionisme. Et c’est parce que le peuple palestinien continue de résister que nous devons développer de toutes nos forces le mouvement de boycott d’Israël qui commence enfin à prendre l’ampleur nécessaire.Le boycott n’est pas une alternative à la résistance, c’est un soutien à la résistance. Et pour que ce soutien soit complet et cohérent, il doit comprendre l’appel à retirer le Hamas, le FPLP et toutes les organisations palestiniennes de résistance des listes d’organisations terroristes, avec autant de passion que nous avons chanté et crié pendant des années « Free Nelson Mandela ».

Roger Romain de Courcelles

Mandela est mort, mais son combat n’est pas encore terminé. Aujourd’hui, l’ apartheid est le cul par terre, mais la police descend encore par dizaines les mineurs en grève, … à coups de mitraillette. La pauvreté et les inégalités sont loin d’ être éradiquées en Afrique du Sud où les mineurs crèvent encore dans les mines d’or, comme chez nous au temps de Germinal …

Roger Romain de Courcelles Mandela est mort, mais son combat n’est pas encore terminé. Aujourd’hui, l’ apartheid est le cul par terre, mais la police descend encore par dizaines les mineurs en grève, … à coups de mitraillette. La pauvreté et les inégalités sont loin d’ être éradiquées en Afrique du Sud où les mineurs crèvent encore dans les mines d’or, comme chez nous au temps de Germinal …

Féderation Pcf Loire

6 décembre

Déclaration du Parti Communiste Sud-africain (South African Communist Party – SACP) – traduction Nico Maury

« Lors de son arrestation, en août 1962, Nelson Mandela était non seulement membre du Parti communiste sud-africain alors clandestin, mais a également membre du Comité central de notre Parti . Pour nous, communistes d’Afrique du Sud , Mandela est toujours le symbolise de la contribution du SACP dans notre lutte de libération . La contribution des communistes dans la lutte pour la liberté en Afrique du Sud a très peu d’équivalents dans l’histoire de notre pays. Après sa sortie de prison en 1990, Madiba est devenu un grand et un ami proche des communistes jusqu’à ses derniers jours . »

décès de Mandela: le record d’hypocrisie des Etats capitalistes

« Du vivant des grands révolutionnaires, les classes d’oppresseurs les récompensent par d’incessantes persécutions ; elles accueillent leur doctrine par la fureur la plus sauvage, par la haine la plus farouche, par les campagnes les plus forcenées de mensonges et de calomnies. Après leur mort, on essaie d’en faire des icônes inoffensives, de les canoniser pour ainsi dire, d’entourer leur nom d’une certaine auréole afin de « consoler » les classes opprimées et de les mystifier ; ce faisant, on vide leur doctrine révolutionnaire de son contenu, on l’avilit et on en émousse le tranchant révolutionnaire ». LENINE

A l’heure où les anciens kollabos de l’Apartheid se pavanent devant les caméras et les micros pour saluer la mémoire de Mandela, comment ne pas avoir un haut le cœur devant l’obscénité de la droite française et de son acolyte d’extrême-droite qui traitaient hier Mandela de » terroriste », d »‘assassin », de « communiste » (insulte suprême chez ces gens-là) ? Que les Sarkozy, Copé et autres rendent hommage à Mandela, c’est Pétain saluant Jean Moulin !

Que ce triste Sir Cameron, successeur de la fascisante Thatcher qui, comme Le Pen, traitait Mandela de « terroriste » et n’avait pas de mots assez doux pour le régime Ku Klux Klan de l’Apartheid, ose même prononcer le nom de Mandela est odieux, sauf s’il avait d’abord présenté des excuses au nom du Parti Conservateur….

Que toutes les droites coalisées osent leurs simagrées devant la dépouille de Mandela est insupportable, la palme de l’hypocrisie allant sans conteste à Obama, chef de la plus grande puissance impérialiste du monde, les États-Unis, pays qui fut le défenseur de l’Apartheid jusqu’au bout, assassinant par CIA et barbouzes interposés, des militantes et militants de l’ ANC et du Parti communiste d’Afrique du sud, parmi lesquels Chris Hani, secrétaire général, et n’enlevant Mandela de sa liste noire anti-terroriste qu’en….2008 ! Obama « oublie » que c’est sur des renseignements donnés par la CIA au régime raciste de Pretoria que fut arrêté Nelson Mandela.

Le régime raciste, fasciste, meurtrier de masse, fut soutenu par les États-Unis et les grands pays capitalistes parce qu’il était un élément central dans le front anti-communiste et anti-soviétique mondial.

Au début des années 80 quand la pression populaire contre l’Apartheid fut plus forte, Thatcher, Reagan et Chirac tentèrent, en soutien au gouvernement raciste de Pretoria, de mettre en avant une marionnette des impérialistes, le sanguinaire chef Zoulou Buthelezi alors que ses miliciens, épaulés par la police raciste, s’en prenaient aux partisans de l’ANC et du SCAP à coups de machettes, de casse-têtes et de lances, multipliant les tortures, les dépeçages et les massacres.

Que dire du PS sinon qu’il fit ce qu’il fait le mieux en terme de solidarité internationale : rien.Amnesty International refusa de parrainer Mandela car il n’était pas, à ses yeux, un prisonnier d’opinion (sic). Seul le PCF, les JC, « l’Huma » menaient campagne pour la libération de Mandela et la mobilisation contre l’apartheid. Manifestations devant l’ambassade sud africaine durement réprimées, fêtes de l’Huma, affiches, tracts, numéros spéciaux de « l’Humanité » avec Mandela comme drapeau, assassins de Dulcie September jamais arrêtés… Il faut rappeler aux plus jeunes que le PCF d’alors était encore un parti anti-impérialiste, ce qu’il n’est hélas plus, même si nombre de ses militants ont gardé la solidarité de classe au cœur.

Enfin n’oublions pas ce que les médias cachent depuis hier, c’est-à-dire le soutien total des pays socialistes, de l’URSS, de Cuba, du mouvement communiste international au peuple sud-africain, à l’ANC et à Mandela. Le rôle de Cuba socialiste et de Fidel Castro fut à ce point essentiel que Mandela dans sa « lettre à Fidel et au peuple cubain » souligne avec force son importance.

C’est la bataille de Cuito Carnavale, où le contingent expéditionnaire cubain écrasa l’armée raciste sud-africaine qui força les éléments les plus intelligents de Pretoria à continuer leur guerre de classe par d’autres moyens en engageant des négociations avec les « terroristes » d’hier, leur but étant de protéger le capitalisme de la chute, devenue inévitable, de ses formes les plus grossièrement racistes. Étonnant(?) d’ailleurs que le seul « point noir » que nos médias-chiens-de-garde trouvent chez Mandela c’est justement son amitié avec Fidel Castro ou avec d’autres dirigeants anti-impérialistes.

C’est bien dans NOTRE combat contre l’impérialisme, le capitalisme, le fascisme, le racisme, que nous ferons vivre l’exemple de Mandela. Il appartient à tous les peuples qui luttent pour la démocratie, la paix et le socialisme. Les larmes de crocodile des États impérialistes sont des crachats sur sa tombe.

Menteurs et hypocrites, bas les pattes devant la mémoire de Nelson Mandela !

Le secrétaire général du Parti communiste rappelle « qu’avant que le mouvement contre l’apartheid entraine tout le monde dans son sillage, il y a eu des années de solitude. 27 ans de prison, dont les 15 premières se sont faites dans l’indifférence générale ». Vrai ou faux ? Réponse ici. (piqué via Facebook)

Pierre Laurent le 30 octobre 2013

Vrai

En Afrique du Sud, le nom de Mandela n’est pas prononcé dans les médias. Pierre Haski, actuel patron de Rue89 était correspondant en Afrique-du-Sud pour l’AFP au moment des émeutes de Soweto en 1976. « Il faut savoir qu’à l’époque, Nelson Mandela était déjà en prison depuis 15 ans. Son visage et ses paroles ne pouvait plus être cités dans la presse. Et tous les jeunes ne l’avaient jamais connu« , affirme le journaliste. C’est Winnie Mandela qui se chargera de faire vivre son époux politiquement pendant les années de prison.

Mandela peu connu en France

L’indifférence est aussi mondiale pendant très longtemps. En France, par exemple. En 1984, un sondage Ifop pour l’Humanité dimanche révèle que 68% des Français n’ont jamais entendu parler de Mandela. La longue indifférence sur son sort a une explication politique. En pleine guerre froide, l’ANC de Mandela est sous influence communiste.

Guerre froide

Antoine Glaser, spécialiste de l’Afrique explique que « toute personne qui luttait contre l’apartheid ou le développement séparé en Afrique du Sud était considérée comme un communiste« . Le monde occidental s’accommodait du développement séparé avec les blancs. « Au moins, eux, ils préservent les matières premières stratégiques […] comme l’uranium et l’or« , ajoute Antoine Glaser, qui rappelle la crainte de les voir tomber « aux mains des soviétiques. Il n’était absolument pas question de soutenir l’ANC pour les occidentaux« , conclut le spécialiste de l’Afrique.

Business

La France et la Grande-Bretagne font partie de ces occidentaux qui se souciaient peu de Mandela et de son combat.
Le pouvoir britannique restera longtemps favorable à l’apartheid. En 1987, soit trois avant la libération de Mandela, le Premier ministre Margaret Thatcher s’oppose à des sanctions contre l’Afrique du Sud et considère l’ANC comme « terroriste ».
Quant à la France, elle a vendu des armes à l’Afrique du Sud. Elle a aussi construit là-bas la seule centrale nucléaire du continent africain, alors que le régime de Pretoria était condamné par une partie de la communauté internationale.

Roger Romain de Courcelles (facebook)

7 décembre

Nelson Mandela et Cuba: une amitié basée sur la lutte anti-apartheid
Publié le 07-12-2013 à 10h31 – Mis à jour à 14h46

La mort de Nelson Mandela est ressentie avec une « profonde douleur » à Cuba, un des premiers pays où s’était rendu le leader sud-africain après sa sortie de prison afin de remercier son ami Fidel Castro pour son soutien militaire à la lutte contre l’apartheid. (c) Afp
La Havane (AFP) – La mort de Nelson Mandela est ressentie avec une « profonde douleur » à Cuba, un des premiers pays où s’était rendu le leader sud-africain après sa sortie de prison afin de remercier son ami Fidel Castro pour son soutien militaire à la lutte contre l’apartheid.

Trois jours de deuil national ont été décrétés et le président Raul Castro a présenté, avec « une profonde douleur », ses condoléances « les plus sincères » au peuple sud-africain pour la perte de cet « ami intime » de Cuba.

Et surtout ami du leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro, que Nelson Mandela était venu remercier en juillet 1991 pour le soutien militaire de Cuba, décisif dans la lutte contre le régime d’apartheid d’Afrique du Sud.

Retiré du pouvoir depuis 2006 pour des raisons de santé, Fidel Castro, 87 ans, n’avait pas réagi vendredi, 24 heures après le décès de l’ancien président sud-africain.

Dans un message envoyé à son « prestigieux ami » en juillet 2010 pour ses 92 ans, Fidel Castro avait souligné qu’il représentait un « symbole de la liberté, de la justice et de la dignité humaine ».

Les relations entre Nelson Mandela et Fidel Castro remontent au début des années 70, alors que le leader sud-africain est emprisonné et que Cuba soutient son parti, le Congrès national africain (ANC).

Mais le grand tournant date de 1975, lorsque Cuba commence en Angola une épopée militaire qui durera 15 ans. A 15.000 km de ses côtes, les forces cubaines affrontent directement la puissante armée sud-africaine.

Et début 1988, après plusieurs mois de sévères combats, l’armée cubaine défait les soldats sud-africains à Cuito Cuanavale. Une défaite qui sonne le glas du régime d’apartheid.

« L’écrasante défaite de l’armée raciste à Cuito Cuanavale fut une victoire pour toute l’Afrique », avait affirmé Nelson Mandela en juillet 1991 lors d’une grande manifestation publique à Matanzas, à l’est de La Havane.

« Cuito Cuanavale marque une étape dans l’histoire de la lutte pour la libération de l’Afrique australe. Un virage dans la lutte pour libérer le continent et notre pays du joug de l’apartheid », avait-il rappelé.

« Le peuple cubain occupe une place spéciale dans le coeur des peuples d’Afrique », avait alors expliqué Nelson Mandela au côté de son « ami Fidel » et devant des centaines de milliers de personnes.

« Les internationalistes cubains ont fait une contribution à l’indépendance, à la liberté et à la justice en Afrique qui n’a pas d’équivalent pour les principes et le désintérêt qui les caractérisent », avait souligné le leader sud-africain.

Dans toutes les écoles de Cuba, un hommage a été rendu vendredi au leader sud-africain : « Un homme extraordinaire », a affirmé à l’AFP Amanda Cabrera, 10 ans, à la sortie des cours. « Un grand ami de Cuba et de Fidel, qui a fait beaucoup pour l’égalité entre blancs et noirs ».

« Nous avons beaucoup de peine », admettait Ana Ramos, une retraitée de 57 ans interrogée par l’AFP dans les rues de La Havane. « C’était un symbole de la lutte contre le racisme, un homme extrêmement humain et sincère », ajoutait-elle.

« Un vrai révolutionnaire », renchérissait Luis Ricardo Gonzalez, un vendeur de journaux. « Comme dit Raul (Castro), son oeuvre survivra pendant des siècles ».

From: jemi.bayart (par mél)
Sent: Tuesday, December 10, 2013 4:30 PM

Subject: Hommage à Nelson Mandela

Impressions sur la cérémonie d’adieu à Nelson Mandela.

En direct sur BFMTV et ITélé.
Je ne commenterai pas le climat d’une foule en liesse qui a bravé la pluie et le froid pour rendre un ultime hommage à ce grand Homme.
Mon commentaire se situe sur des extraits de discours de dirigeants de pays, en particulier de B. Obama.
Il a rendu hommage avec cœur à Mandela. Il a également déclaré: « N. Mandela était en prison alors que Khrouchtchev et Kennedy étaient au pouvoir ». Il aurait pu ajouter:« L’URSS soutenait Mandela, les USA, non, bien au contraire! »
Discours sincère, mais n’oublions pas que ce brave Obama autorise le recours à des drones tueurs de civils.

Les commentateurs l’ont répété: la traduction simultanée n’était pas facile pour le président cubain dont le discours était très attendu. La traductrice éprouvait des difficultés. Quant aux téléspectateurs français, ils n’ont pas eu droit au discours, d’autant plus que pendant ce temps étaient interviewés d’autres personnes.
Et le discours de B. Obama passait en boucle dans la bande: Alerte info, dernière minute. BFMTV et ITélé, la « bonne parole »
Guillaume Auda: « les seuls que l’on ait pu traduire, c’est le secrétaire des Nations Unis et Obama… »
L’espagnol sera probablement la seconde langue parlée après le mandarin dans quelques dizaines d’années, mais pour des grands médias indépendants, neutres, objectifs, l’espagnol est une langue rare et ces télés manquent de traducteurs…
Durant le discours du vice-président chinois, pas de traduction, mais passage en boucle du discours de B. Obama.
Pour ces deux chaines télés d’un pays « libre », ce n’est pas grave, s’agissant du représentant d’un petit pays de plus de 1,350 milliard d’habitants…

Autre commentaire: « Par la poignée de mains d’Obama à R. Castro, les USA se rapprochent de Cuba, un moyen de respecter les droits humains partout« . Il ne pensait pas aux États-Unis où la santé et l’éducation ne sont pas un droit, mais le pays du mal était tout désigné.
Un moyen pour ce président US d’amorcer une approche de Cuba, tout en respectant son indépendance, serait de libérer les prisonniers anti terroristes cubains qui croupissent en prisons étasunienne depuis plus de 15 ans. Il en a le pouvoir, mais pas la volonté. Il préfère sauver une brave dinde chaque fin d’année…

F. Hollande, président d’un pays, a quitté le stade après le discours d’Obama. Les paroles des autres dirigeants ne l’intéressent pas… C’est tout simplement lamentable mais il est élu pour 5 ans.
Les radios et télés françaises appuient les dirigeants de l’opposition ukrainienne qui réclament la démission du président de ce pays. Nous n’en sommes pas là…
Une dernière, tout aussi absurde, selon un des « journalistes » français: « bien que la population blanche ait été mise à l’écart depuis des années, je ne pense pas que le futur président sera un blanc »

Nota: un avion français a été mis à la disposition de M. Sarkozy, c’est normal, les caisses sont pleines et il y a le Téléthon…
Pas de mauvais esprit, ces deux présidents ne se tenaient pas par la main…

jmb

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A propos Romain de Courcelles

militant communiste courcellois a/conseiller communal proche du PTB
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