Lettre de Raoul Hedebouw aux progressistes : « Nous renforçons l a gauche »

From: PTB
Sent: Tuesday, April 29, 2014 2:40 PM
To: Roger Romain
Subject: Lettre de Raoul Hedebouw aux progressistes : « Nous renforçons la gauche »

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Lettre aux progressistes : « Nous renforçons la gauche »

Pour renforcer la gauche dans ce pays, il est des rendez-vous qu’il ne faut pas manquer… Le 25 mai, pour la première fois depuis longtemps, la gauche de gauche aura la possibilité de faire élire des représentant-e-s au Parlement fédéral et dans les Régions. C’est ce que montrent les sondages. C’est ce que disent un grand nombre de personnalités indépendantes, des militants syndicaux et associatifs et d’autres forces de gauche qui ont décidé d’appeler à voter en faveur des listes PTB-go! (Gauche d’Ouverture) ou qui sont présents sur les listes.

Oui, le PTB-go! a l’ambition d’arriver au Parlement. Nous voulons apporter un vent frais à la politique, face à l’unanimité de cette fanfare libérale qui contamine jusqu’aux partis de gauche gouvernementaux.

Voter PTB-go! est utile à la gauche contre les libéraux. Le PTB a publié le top 50 des multinationales qui ne paient presque pas d’impôts. Marco Van Hees, tête de liste PTB-go! au Hainaut, a écrit « Reynders, l’homme qui parle à l’oreille des riches ». Les études du PTB ont fait avancer l’idée de la suppression des intérêts notionnels réclamée aujourd’hui par plusieurs partis. Elles ont dénoncé le caractère inhumain des mesures contre les prépensions, le hold-up de l’industrie pharmaceutique sur la sécurité sociale, les cadeaux engrangés par Electrabel au détriment des consommateurs. Elles ont réfuté le mythe du coût du vieillissement, de la compétitivité et révélé le scandale de la transaction pénale pour les grands fraudeurs,…

Voter PTB-go! est utile car nous ajoutons des propositions concrètes à nos études. Ces propositions sont aujourd’hui mises en pratique ou reprises par plusieurs partis : la taxe des millionnaires, la diminution de la TVA sur l’énergie de 21 à 6 %, la suppression des intérêts notionnels, le modèle kiwi pour les médicaments.

Le PTB-go! renforce déjà la gauche, car chaque fois que le PTB-go! monte dans les sondages, le programme des autres partis se positionne un peu plus à gauche. Le PS et même le CDH revendiquent maintenant un impôt sur les fortunes. Grâce à la pression mise par le modèle kiwi du docteur Dirk Van Duppen, le prix de 700 médicaments a chuté. Avant que la TVA sur l’électricité baisse de 21 % à 6 %, le PTB a récolté 200 000 signatures pour défendre cette revendication. Aujourd’hui, certains partis qui ont voté en faveur de l’exclusion de 55.000 chômeurs des allocations d’insertion, disent revenir sur cette décision. Tous se prononcent pour le relèvement des minimas sociaux au-dessus du taux de pauvreté. Mais nous savons déjà que ces promesses pré-électorales ont une date de péremption : le 25 mai. Si vous voulez que dès le 26 mai des députés dans les parlements rappellent à ces partis qu’ils doivent tenir leurs promesses, il faudra voter PTB-go!

Le PTB-go! renforce la gauche en osant s’opposer aux politiques de droite, d’où qu’elles viennent. Exclure les jeunes des allocations d’insertion, faire travailler les travailleurs âgés plus longtemps, supprimer les prépensions, bloquer les salaires et manipuler l’index, tout ça ne sont pas des politiques de gauche, elles affaiblissent et divisent la gauche.

Le PTB-go! est utile et nécessaire à la gauche car il offre une alternative de gauche à des dizaines de milliers de travailleurs, déçus de la politique traditionnelle et décidés à s’en détourner. C’est Raoul Hedebouw qui dénonce à la télé le Parti Populaire et sa TVA à 23 %. C’est Marco Van Hees qui dénonce Charles Michel et sa fausse défense de Walter le libraire alors qu’il défend en fait Albert Frère le millionnaire. Renforcer la gauche, c’est ne pas laisser la critique de ce qui est anti-social aux courants politiques de droite ou séparatistes.

Le PTB-go! combat sur le terrain les nationalistes de la N-VA. A Anvers, c’est le PTB, avec les organisations syndicales et la société civile, qui s’oppose à la suppression des classes vertes, à la perte de 1420 emplois dans les services publics, aux cadeaux fiscaux aux barons du port et aux diamantaires. Grâce au PTB, Borgerhout (où le PTB a obtenu près de 18% des voix) est le seul district anversois où la N-VA ne gouverne pas ! C’est à notre initiative qu’une coalition de gauche (sp.a-Groen-PTB) s’y est construite.

Le PTB-go! renforce la gauche en étant présent sur le terrain, aux côtés des organisations syndicales. Mais aussi aux côtés des gens sans voix, livrés à eux-mêmes. Avec ses maisons médicales de « Médecine pour le Peuple ». Avec ceux qui se battent pour les bureaux de poste, avec les travailleurs sociaux et les activistes de la société civile, avec les enseignants et avec les syndicalistes qui tentent de construire un rapport de force dans les entreprises. Nous renforçons la gauche en impliquant à nouveau les gens, en les mettant en action, en les sortant de l’isolement dans lequel la politique traditionnelle les a enfermés. Pour définir les priorités dans son programme, le PTB a mené une enquête auprès de pas moins de 41.420 personnes à travers tout le pays.

Oui, le PTB-go! a vocation à peser sur la politique. Par contre, il n’est pas prêt à rentrer dans une majorité à n’importe quel prix. Les partis traditionnels, dans différentes coalitions, en Belgique mais aussi en France, en Allemagne ou aux Pays-Bas ont tous accepté le carcan européen de l’austérité. Ils acceptent que ce sont les travailleurs qui doivent payer cette crise et qu’on ne peut rien y faire. Le PTB-go! ne rentrera pas dans ce type de majorité. Pour nous, il est hors de question de manifester avec les syndicats le mardi contre l’exclusion des chômeurs et voter le mercredi pour l’exclusion des chômeurs. Ce grand écart, nous ne le ferons pas. Pour se défendre contre les attaques à venir (13 milliards d’économies prévues), le monde du travail et les gens dans les quartiers auront besoin d’un mégaphone au Parlement, d’un parti qui relaie les luttes. C’est pourquoi 170 syndicalistes ont choisi de se présenter sur les listes du PTB-go! Dans les 5 ans à venir, quel que soit le gouvernement, le contre-pouvoir ne sera pas d’abord au Parlement mais dans la rue. Comme en 1936, quand l’ensemble du monde du travail a obligé les parlementaires à voter les congés payés et la semaine des 40 heures. Nous aurons besoin d’une gauche qui mobilise, qui conscientise, qui repart à la conquête sociale. Pas d’une gauche qui part déjà battue sous le slogan de « sans nous, ce serait pire », pas d’une gauche qui affaiblit le rapport de forces en arrêtant les luttes. Nous avons besoin d’une gauche qui n’a pas seulement besoin de votre voix, mais d’abord et surtout de votre engagement.

Le PTB-go! c’est aussi faire de la politique autrement. Les élus du PTB ne se remplissent pas les poches dans le ‘pot à subsides’ de l’Etat. Au PTB, pas de politiciens qui gagnent 10 000 euros, pas de primes de départ à 400 000 euros. Tous les élus et mandataires vivent et vivront avec le salaire d’un ouvrier moyen. C’est un principe indispensable en matière démocratique. Quand on ne vit pas comme on pense, on commence à penser comme on vit. Nous sommes un parti actif, un parti optimiste. Pas un parti de politiciens professionnels. Nous sommes un parti de terrain, qui rassemble des milliers de travailleurs et de jeunes, un parti qui permet à tous les sans voix de se mettre en mouvement, de redevenir acteurs de leur avenir. La présence du PTB-go! au Parlement sera utile à toute la gauche, à ceux qui luttent, à ceux qui doutent, à ceux qui désespèrent de la politique et à ceux qui tentent de modifier le cours des partis traditionnels.

Salutations solidaires,
Raoul Hedebouw, porte-parole national du PTB

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A propos Romain de Courcelles

militant communiste courcellois a/conseiller communal proche du PTB
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