Qui dirige? Quels sont les matres du monde?

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From: Michel Peyret
Sent: Thursday, May 29, 2014 10:47 AM

Subject: Qui dirige? Quels sont les matres du monde?

Bien cordialement,

M.

Qui dirige ? Quels sont les matres du monde ?

Cette tude est particulirement bienvenue.

Alors que tout est mis en uvre pour nous laisser croire que ce sont les partis et leurs dirigeants qui mnent les affaires publiques par lections interposes, Yvan du Roy pose la question : Enfin, quelle influence pourraient-ils excercer sur les Etats et les politiques publiques s’ils adoptent une stratgie commune ? La rponse se trouve probablement dans la brlante actualit des plans d’austrit.

Tout n’est pas dit, mais la liaison est faite. Les vritables dcideurs , ceux qui manent des lections dites dmocratiques ou reprsentatives sont en ralit les serviteurs dociles de ces matres du monde , rels ceux-l. Mme si les Etats, ou quelques autres institutions internationales, sont chargs d’arbitrer les contradictions entre eux. Voire de les financer !

Les peuples sont de moins en moins dupes !

Les rsultats des dernires lections, notamment en France, le met en vidence !

Aujourd’hui, la majorit des citoyens franais met un grand coup dans cette fourmilire : ils en ont assez de laisser croire qu’ils pourraient tre dups perptuit !

Il convient de les entendre !

Michel Peyret

CAPITALISME

737 matres du monde contrlent 80 % de la valeur des entreprises mondiales

PAR IVAN DU ROY 9 SEPTEMBRE 2011

  • Poste

Une tude dconomistes et de statisticiens, publie en Suisse cet t, met en lumire les interconnexions entre les multinationales mondiales. Et rvle quun petit groupe dacteurs conomiques socits financires ou groupes industriels domine la grande majorit du capital de dizaines de milliers dentreprises travers le monde.

Leur tude, la frontire de lconomie, de la finance, des mathmatiques et de la statistique, fait froid dans le dos. Trois jeunes chercheurs de lInstitut fdral de technologie de Zurich [1] ont scrut les interactions financires entre multinationales du monde entier. Leur travail The network of global corporate control (le rseau de domination globale des multinationales) porte sur un panel de 43.000 groupes ( transnational corporations ) slectionns dans la liste de lOCDE. Ils ont mis en lumire les interconnexions financires complexes entre ces entits conomiques : part du capital dtenu, y compris dans les filiales ou les holdings, prise de participation croise, participation indirecte au capital

Rsultat : 80 % de la valeur de lensemble des 43.000 multinationales tudies est contrl par 737 entits : des banques, des compagnies dassurances ou des grands groupes industriels. Le monopole de la possession du capital ne sarrte pas l. Par un rseau complexe de prises de participation , 147 multinationales, tout en se contrlant elles-mmes entre elles, possdent 40 % de la valeur conomique et financire de toutes les multinationales du monde entier.

Une super entit de 50 grands dtenteurs de capitaux

Enfin, au sein de ce groupe de 147 multinationales, 50 grands dtenteurs de capital forment ce que les auteurs appellent une super entit . On y retrouve principalement des banques : la britannique Barclays en tte, ainsi que les stars de Wall Street (JP Morgan, Merrill Lynch, Goldman Sachs, Morgan Stanley). Mais aussi des assureurs et des groupes bancaires franais : Axa, Natixis, Socit gnrale, le groupe Banque populaire-Caisse dpargne ou BNP-Paribas. Les principaux clients des hedge fund et autres portefeuilles de placements grs par ces institutions sont donc, mcaniquement, les matres du monde.

Cette concentration pose de srieuses questions. Pour les auteurs, un rseau financier densment connect devient trs sensible au risque systmique . Quelques-uns flanchent parmi cette super entit , et cest le monde qui tremble, comme la crise des subprimes la prouv. Dautre part, les auteurs soulvent le problme des graves consquences sociales que pose une telle concentration. Quune poigne de fonds dinvestissement et de dtenteurs de capital, situs au cur de ces interconnexions, dcident, via les assembles gnrales dactionnaires ou leur prsence au sein des conseils dadministration, dimposer des restructurations dans les entreprises quils contrlent et les effets pourraient tre dvastateurs. Enfin, quelle influence pourraient-ils exercer sur les tats et les politiques publiques sils adoptent une stratgie commune ? La rponse se trouve probablement dans la brlante actualit des plans daustrit.

Ivan du Roy

Pour tlcharger ltude complte en anglais

Le blog de Paul Jorion propose une traduction en franais de la prsentation dtaille de ltude.

Notes

1-LItalien Stefano Battiston, qui est pass par le laboratoire de physique statistique de lcole normale suprieure, le Suisse James B. Glattfelder, spcialiste en rseaux complexes, et lconomiste italienne Stefania Vitali.

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A propos Romain de Courcelles

militant communiste courcellois a/conseiller communal proche du PTB
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