ESPAGNE « démocratique »: Le franquisme, sans Franco: Je suis Auro re… je suis Haizpea… je suis 35 !!

From: jemi.bayart
Sent: Monday, January 12, 2015 11:37 AM

ESPAGNE « démocratique »: Le franquisme, sans Franco: Je suis Aurore… je suis Haizpea… je suis 35 !!

Transmis par Xarlo
Le bon chef du gouvernement espagnol se trouvait à Paris…
Acharnement contre une jeune femme et ses amis attachés à leur culture, leur région…
Ces forces (…) arrêtent même les avocats. Europe! Quelle Europe…
Réaction des Autorités françaises..?

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Un article de Sud-Ouest suivi d’une DERNIERE MINUTE…

La militante Aurore Martin : « Je ne me fais pas d’illusions »

35 militants indépendantistes basques sont jugés à partir d’aujourd’hui par un tribunal de Madrid. Le procès durera six mois. Parmi les accusés, Aurore Martin. La Française risque dix ans de prison

Dans quelle langue s’adresser à ceux qui l’accusent d’appartenir à une organisation terroriste ? D’habitude, les militants basques mettent un point d’honneur à s’exprimer en bas­que. Aurore Martin a choisi le fran­çais. « Je me dis que cette affaire inté­ressera peut-être les médias de France, Ils pourront témoigner de ce procès qui n’a pas lieu d’être dans une démocratie « normale ». » La militante de gauche abertzale (patriote) comparaît à partir d’aujourd’hui devant la justice espagnole pour ses activités politiques.

Elle a participé à des meetings,des conférences de presse et des réu­nions de Batasuna, une ancienne formation indépendantiste basque, in­terdite en Espagne depuis 2003. Là-bas, ce parti est considéré comme le bras politique d’ETA. Ici, il a été lé­gal jusqu’à sa dissolution, en janvier 2013. Dans ce dossier, ils sont35 jugés par l’Audienda nacional (un haut tribunal espagnol),dont deux Françaises: Aurore Martin et Haizpea Abrisketa,habitant Urrugne(64).

Aurore Martin, 36 ans, vit à Saint-Jean-Pied-de-Port, dans l’intérieur des terres du Pays basque. Quelques jours avant l’ouverture du procès, elle a descendu la Nive. La Bas-Navarraise veut renifler l’ambiance militante du Petit-Bayonne une dernière fois. Après, ce sera Madrid, une salle d’audience isolée en banlieue, et des allées et venues hebdomadaires jusqu’en juin.

Extradée vers l’Espagne

« Six mois de procès, ça ne fait rêver personne. Mais c’est surtout finan­cièrement que ça va faire mal. Il y aura une caisse de solidarité ou quel­que chose dans le genre. La plupart d’entre nous vont mettre leur vie entre parenthèses.»

La sienne l’est depuis sept ans. En octobre2007, le juge Baltasar Garzôn ouvre une instruction contre ceux qui tentent de reformer Batasuna. Les interpellations s’enchaînent. Plusieurs ressortissants français sont visés. Dont Aurore Martin, la trentaine insolente, un franc-parler qui dénote, jamais vraiment propulsée sur le devant de la scène. Du moins jusqu’ici.

Le juge madrilène la convoque. Elle l’ignore. « C’était plus par peur que par provocation. Je craignais la prison, la torture», justifie-t-elle avec du recul. Un mandat d’arrêt européen (MAE) est émis à son encontre, puis validé par la France. Cela scandalise l’opinion, car les faits qui lui sont re­prochés ne sont pas condamnables de ce côté des Pyrénées. La jeune mi­litante vit cachée pendant six mois, accueillie de maison en maison.

Lassée de cette clandestinité, elle reprend une vie normale, rentre chez elle à Saint-Jean-Pied-de-Port, à deux pas de la gendarmerie. Alors que tout le monde pense que la jus­tice l’a oubliée, vient son interpella­tion. Un contrôle routier dit « fortuit», le ler novembre 20l2. Sa remise aux autorités espagnoles à la fron­tière se fait à la hâte. Les politiques de tous bords s’indignent Le maire so­cialiste d’Hendaye, Kotte Ecenarro, est l’un des premiers à soutenir la Française. « Il ne s’agissait pas d’une délinquante ! Simplement d’une jeune femme débordante de fougue, portée par ses convictions. »

Symbole malgré elle

Son extradition interroge. Pourquoi elle, en particulier ?Après tout, d’autres membres français de Batasuna sont également sous le coup d’un MAE et pourraient eux aussi être in­quiétés. Aurore Martin devient un symbole. Elle est libérée la veille de Noël, après cinquante deux jours de détention dans une prison de Ma­drid. « J’aurais dû rester deux ans en prison, jusqu’à l’ouverture du pro­cès. Si je comparais librement, c’est uniquement grâce à la mobilisa­tion.»

Depuis sa libération, elle se fair rare à Bayonne. « Ma militance est au­jourd’hui tournée vers la Basse-Navarre.» À 36 ans, l’ancienne lycéenne luzienne, titulaire d’un bac pro de couture, fait désormais partie d’un collectif de couturières installé à Cambo.«Nous essayons de nous développer, mais ce n’est pas simple. Pour l’instant, je vis du RSA, » La couture, le projet lui tient à cœur : «Je pensais que c’était le bon moment », in­siste-t-elle, avant que sa voix défaille. « Je ne sais pas ce qui m’attend. » Le procureur demande dix ans de pri­son contre chacun des 35 militants mis en examen.« Je ne me fais pas d’illusions.»

Cette fois, elle ne s’échappera pas. « Le contexte est très différent. Nous sommes dans un processus de paix. ETA a déposé les armes depuis trois ans. Nous voulions arriver à l’audience ensemble, sereins, solidaires. Et répondre en tant que militants indépendantistes et socialistes. » Le Pays basque s’est apaisé. Son discours aussi.

PantxikaDelobel

DERNIERE MINUTE : http://www.sudouest.fr/2015/01/12/pays-basque-haizpea-abrisketa-et-l-avocate-d-aurore-martin-arretees-ce-lundi-a-madrid-1794027-5393.php

A partir de ce lundi, un tribunal de Madrid doit juger 35 militants indépendantistes basques dont deux Françaises Aurore Martin et Haizpea Abrisketa, habitant Urrugne.

Ce lundi matin, une quinzaine de personnes et trois des sept avocats des prévenus ont été arrêtées à Madrid.

Vers 7 heures du matin, de lundi, la Guardia Civil est venue interpeller trois des sept avocats à leur hôtel de Madrid. Parmi eux, Amaia Izko, avocate d’Aurore Martin et Haizpea Abrisketa.

A 9h30, les 35 militants indépendantistes basques se sont rassemblés devant l’Audiencia Nacional madrilène.

Il est probable qu’ils demandent un report du procès.

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A propos Romain de Courcelles

militant communiste courcellois a/conseiller communal proche du PTB
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