“Démocratie” ricaine: comment ils ont fait pour éliminer d’ abord des Indiens: Cherokees, Sioux, et …? Nécessaire de rappeler leur Histoire de temps à autres, … pour ne pas oublier !

U$A : les Indiens, éliminés, refoulés, pillés…, par les blancs !

La solution finale du gouvernement fédéral appliquée aux Indiens

par Jef Allen

En 1830, le gouvernement des Etats-Unis, sous la présidence d’Andrew
Jackson, adopta la Loi de Refoulement des Indiens visant à forcer toutes les
tribus indiennes vivant encore à l’est du fleuve Mississippi à refluer à l’
ouest des Territoires indiens, dans ce qui s’appelle aujourd’hui l’Oklahoma.
Par coïncidence, en 1830, on découvrit de l’or sur les terres des Cherokee
et des loteries furent organisées pour vendre aux enchères les droits d’
exploitation minière aux Blancs. En outre, la loi interdisait aux Cherokee
de se lancer dans la prospection de l’or.
En décembre 1835, un petit groupe de Cherokee, dirigés par John Ridge,
signèrent le traité de New Echota cédant toutes les terres des Cherokee à l’
est du Mississippi pour 5 millions de dollars et moyennant une promesse de
terre dans les Territoires indiens. Entre 300 et 500 Cherokee seulement
étaient présents lors de la signature du traité, et seuls 20 d’entre eux
signèrent le document, mais aucun de ces hommes ne fut désigné comme
représentant de la Nation cherokee. Quoique plus de 15.000 Cherokee s’y
fussent opposés, le traité fut ratifié par le Sénat américain en 1836.
En 1838, les troupes fédérales ainsi que la milice commencèrent à rassembler
les Cherokee pour les Entasser de force dans des camps de concentration. Des
familles furent séparées, des pillards brûlèrent et occupèrent leurs
possessions pendant qu’on enfermait les Cherokee. En raison d’une sécheresse
exceptionnelle cette année, les conditions de voyage auraient été
épouvantables. Le chef John Ross demanda que le transfert fût reporté jusqu’
à l’automne. On finit par souscrire à sa requête, pourvu que les Cherokee
restent dans les camps d’internement jusqu’à leur départ. Nombre d’entre eux
étaient pauvrement vêtus, chassés qu’ils avaient été de chez eux sous la
menace des armes et ils avaient refusé des offres de vêtements du
gouvernement fédéral parce qu’ils avaient senti que ce serait une
reconnaissance du bien-fondé de leur déportation.
En novembre 1838, plus de 15.000 Cherokee entamèrent les 1300 km de marche
forcée en direction des Territoires indiens. En cours de route, nombre d’
entre eux moururent de froid ou de maladies telles le choléra, la variole et
la dysenterie, la plupart n’ayant comme protection contre les éléments que
la mince et unique couverture que leur avait donnée le gouvernement. Pour
corser les choses, une pluie torrentielle suivie du gel du Mississippi
rendirent les conditions encore plus pénibles pour les déportés. En mars
1839, la plupart des survivants étaient arrivés dans les Territoires
indiens. De ceux qui étaient partis, on estime que 4.000 au moins n’ont pas
survécu au voyage, dont un grand nombre d’enfants et de vieillards.
Le 29 décembre 1890, le chef sioux Big Foot et 350 de ses gens avaient
installé leur campement sur les rives de Wounded Knee Creek et étaient
entourés par les troupes de l’ Union qui se trouvaient là dans le but
explicite d’arrêter Big Foot et de désarmer ses guerriers. Le chef Sitting
Bull venait d’être abattu 14 jours plus tôt lors d’une tentative d’
arrestation et Big Foot était bien au courant de la chose. La cause de cette
inquiétude résidait dans l’ampleur que prenait le mouvement chez les Sioux
dirigés par un chaman païute appelé Wavoka. Il avait prophétisé une grande
renaissance parmi les Indiens, avec de nouvelles terres couvrant tout le
pays et la disparition de l’homme blanc. On se lança dans la danse des
esprits de manière à provoquer cet événement. La danse se répandit à travers
les réserves du Dakota, provoquant une telle inquiétude parmi les Blancs qu’
un agent des affaires indiennes au service du gouvernement demanda qu’on
fasse venir des soldats afin de protéger les colons.
Au cours de la tentative d’arrestation de Big Foot, des coups de feu
éclatèrent. Les troupes ouvrirent le feu sur les Indiens avec des Hotchkiss
et les poussèrent vers le plus proche ravin où on les massacra. Lorsque le
combat fut terminé, plus de 300 Sioux et 25 soldats de l’Union avaient été
tués. Le chef Big Foot faisait partie des victimes. Dans son excellent
article « Les Fédéraux contre les Indiens », Thomas J. DiLorenzo cite le
général William Tecumseh Sherman, l’infâme pillard du Sud, qui faisait part
de ses vues « éclairées » sur ce qu’il désignait comme « la solution finale
du problème indien » :
« Nous n’allons pas laisser quelques Indiens, dépenaillés et voleurs,
bloquer ou arrêter la progression du chemin de fer. (.) Je considère aujourd
‘hui le rail comme l’élément de progrès le plus important pour faciliter les
intérêts militaires de notre Frontière. »
« Nous devons agir avec une sévérité vindicative contre les Sioux »,
écrivait Sherman à Ulysses S. Grant (commandant en chef de l’armée fédérale)
en 1866, « allant jusqu’à les exterminer tous, hommes, femmes et enfants. »
Les Sioux devaient « sentir la puissance supérieure du gouvernement ».
Sherman émit le voeu de rester dans l’Ouest « jusqu’au moment où tous les
Indiens seront tués ou emmenés dans un territoire où l’on pourra les tenir à
l’oeil ». « Pendant une attaque », recommandait-il à ses troupes, « les
soldats ne peuvent s’arrêter à faire la distinction entre homme et femme, ni
même à faire des distinctions d’âge. »
Di Lorenzo fait également référence à l’ironie qui avait voulu que l’on
recrutât d’anciens esclaves, les sinistres « Buffalo Soldiers » (les
massacreurs de bisons), afin de participer au génocide des tribus indiennes.
Ce ne sont là que quelques-uns des exemples les plus connus des atrocités
commises sous la glorieuse bannière étoilée contre les peuples indigènes
américains de cette nation.

31 août 2000

Jef Allen est un professionnel des nouvelles technologies en Géorgie. En
tant que Yankee repenti ayant vécu quelque vingt ans dans le Sud, il n’
éprouve que peu de tolérance pour la prétentieuse morale nordiste ainsi que
pour l’érosion de la liberté individuelle.

Traduit de l’anglais par

Jean-Marie FLEMAL

Publicités

A propos Romain de Courcelles

militant communiste courcellois a/conseiller communal proche du PTB
Cet article a été publié dans Actualités et politique. Ajoutez ce permalien à vos favoris.