« Madame Galant a élevé le mensonge en mode de gouvernance »

« Madame Galant a élevé le mensonge en mode de gouvernance »

Les preuves s’accumulent. Non seulement la ministre de la Mobilité Jacqueline Galant (MR) a fait illégalement appel à un cabinet d’avocat pour un montant de 400 000 euros, mais elle a également menti ouvertement en rejetant la faute sur son administration lorsqu’elle a été interrogée sur le sujet. « Madame Galant a élevé le mensonge en mode de gouvernance. Pour défendre la ministre du mensonge, le Premier ministre Charles Michel doit trahir lui ­même la réalité, a dénoncé le député PTB Marco Van Hees. Cela mine la crédibilité de son gouvernement, qui n’était déjà pas énorme. » Jacqueline Galant, ministre du mensonge. La ministre a déjà menti plusieurs fois. Notamment lorsqu’elle annonçait que, malgré 3 milliards d’euros de dotation en moins, la SNCB allait développer le rail, améliorer la ponctualité, garantir la sécurité et maintenir les emplois. Cette fois, elle est passée des mensonges politiques aux mensonges factuels avérés. Des preuves montrent en effet qu’elle était au courant de l’illégalité de l’engagement du cabinet d’avocat Clifford Chance. Un cabinet grassement payé et par ailleurs apparemment proche du MR. Dominique Offergeld, le chef de cabinet de Mme Galant, a notamment travaillé précédemment pour Clifford. « Faites ce que je dis, pas ce que je fais » « “Faites ce que je dis – plus avec moins – et pas ce que je fais dans mon cabinet’’ est apparemment un dicton jurbisien » a également réagi Marco Van Hees. La ministre déclarait en effet encore en août dernier : « Qu’on arrête le gaspillage et le pillage d’argent public à la SNCB. »1 Au nom de cela, elle a mis la SNCB au pain sec et à l’eau. Dans le même temps, elle a fait le choix d’engager un cabinet d’avocat externe pour des montants exorbitants de 385 euros de l’heure et de plus de 400.000 euros au total, sans respecter les procédures légales et apparemment pour élaborer des textes de lois inutiles.2 « À 385 euros/heure hors TVA, j’ai d’abord cru qu’elle avait engagé Armand De Decker », a ironisé Marco Van Hees cet après­-midi à la Chambre. Le PTB considère que les responsables politiques se doivent d’être exemplaires. Marco Van Hees a d’ailleurs interpellé cet après-­midi le Premier ministre Charles Michel : « Un seuil a été dépassé. Pour défendre la ministre du mensonge, il faut  soi-­même trahir un peu la réalité. C’est ce que vous avez fait M. le Premier ministre. Sur son mensonge avéré, vous n’avez rien dit. En la couvrant comme cela, vous minez encore un peu plus la crédibilité de votre gouvernement. Elle n’était déjà pas énorme… »

1 La Libre 08/08/15

2 L’Echo 29/10/15

A propos Romain de Courcelles

militant communiste courcellois a/conseiller communal proche du PTB
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