« À travail égal, salaire égal ! »: et 50 ans après, la revendication des femmes n’ a toujours pas abouti en BELGIQUE et dans toute l’ Euro-tyrannie capitaliste: les inégalité salariales existent toujours, …

« À travail égal, salaire égal ! »: et 50 ans après, la revendication des femmes n’ a toujours pas abouti en BELGIQUE et dans toute l’ Euro-tyrannie capitaliste: les inégalité salariales existent toujours, … Une grève qui aurait dû devenir nationale et européenne a été sabotée et trahie, … !
FN Herstal 

Il y a 50 ans, 3.000 femmes entamaient un grève de 3 mois 

Charles Ledent
Les années 60, les « golden sixties », années de plein emploi… Mais les femmes étaient toujours cantonnées à des métiers secondaires et payées nettement moins que les hommes. Ainsi, le 16 février 1966, les quelque 3.000 femmes travaillant à la FN, apprennent que leurs revendications salariales – 5 francs à l’heure pour rattraper en partie leur retard sur les hommes effectuant le même boulot – sont refusées par la direction. Immédiatement, elles se mettent spontanément en grève. Les meneuses passent dans les ateliers, arrêtent les machines. Et la direction de la FN découvre une nouvelle force qu’elle ne soupçonnait pas. À ce moment, personne n’aurait pu imaginer l’ampleur du mouvement.
Juste cause !
Les images de ces ouvrières, défilant, fichu sur la tête, avec des calicots « À travail égal, salaire égal » allaient ouvrir les JT, y compris à l’étranger. Dans un premier temps, les permanents syndicaux réclament que la grève soit suspendue. Mais il est déjà trop tard : personne ne fera reculer ces milliers de femmes qui ont le sentiment de se battre pour une cause juste. À une époque où, il faut le rappeler, la situation économique était très différente de ce qu’elle aujourd’hui. Les ouvriers pouvaient quitter une usine pour être embauchés dans une autre. La pression d’une grève sur la direction de la FN était donc bien plus forte que de nos jours.
Une assemblée générale se tient le 21 février, alors que la direction de la FN a seulement accepté un franc d’augmentation. La grève se poursuit donc. Le mouvement se prolongeant, les femmes commencent à éprouver des difficultés financières. Mais la solidarité s’organise. Le comité de grève se réunit chaque jour pour procéder à la distribution de colis aux femmes grévistes grâce aux dons qui affluent non seulement de tout le pays et même de l’étranger.
Le 4 mai, un accord est obtenu qui accorde aux femmes une augmentation de 2 F l’heure immédiatement, et 0,75 F le 1 er janvier suivant. Le 10 mai, le travail reprend.

A propos Romain de Courcelles

militant communiste courcellois a/conseiller communal proche du PTB
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