SYRIE – TURQUIE: Assad – Erdogan, et les revirements du dictateur turc,…

Pour ceux qui s’ en rappellent: il y a à peine 1- 2 an, le dictateur turc prétendait que Assad ne méritait pas de vivre, qu’ il massacrait son peuple, … Il était pressé par Obama de mener et de participer à l’ intensification de la guerre contre Daesh en SYRIE, mais aussi contre le PKK, qualifié également d’ être des “terroristes”, de gauche évidemment, … Résultats, outre la guerre intensifiée, en Turquie, comme l’ Europe occidentale ricanisée, il a amené chez lui les attentats et l’ instabilité que la Turquie commence plus plus en plus à connaître elle AUSSI, …

Syrie: Ankara fait-il un rétropédalage?

Sat Aug 6, 2016 7:33AM

Moyen Orient
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan. ©AFP

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan. ©AFP

Le revirement partiel du président turc sur le dossier syrien relèverait apparemment de la réaction mitigée de Washington à la tentative du coup d’Etat en Turquie et de son refus d’extrader Fethullah Gülen.

Le quotidien Al-Quds Al-Arabi a prétendu que, selon les sources militaires proches du général Qassem Soleimani, les responsables turcs avaient fait part à l’Iran de leur décision de fermer, autant que faire se peut, les frontières entre la Turquie et la Syrie.

Citant ses propres sources, Al-Quds Al-Arabi poursuit : « La Turquie a annoncé à l’Iran qu’elle avait retiré ses experts militaires et sécuritaires de la cellule d’opération conjointe en Jordanie, et cela parce qu’elle voulait agir désormais de concert avec le gouvernement syrien au sujet de la guerre à Alep. »

« Le président de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, Alaeddine Boroudjerdi, en visite à Damas, s’entretiendra à ce propos avec les responsables sécuritaires turcs et syriens », indique le quotidien, en allusion à la visite récente du député iranien au Liban et en Syrie.

Alep, le 5 août 2016, en Syrie. ©AFP

Et d’ajouter : « Pour les Iraniens, le revirement de Recep Tayyip Erdogan sur le dossier syrien puiserait probablement ses sources dans la réaction mitigée de la Maison Blanche à la tentative du coup d’Etat en Turquie et aussi dans le refus de celle-ci d’extrader Fethullah Gülen. Il se peut que la Turquie revienne sur sa décision, si les Etats-Unis commencent à coopérer avec la Turquie. »

Dans le même temps, les médias libanais confirment le retrait des experts sécuritaires turcs de la cellule d’opération qui commande depuis la Jordanie les opérations des terroristes takfiristes en Syrie. Les experts turcs de cette cellule collaboraient avec les terroristes opérant à Alep.

Les parties étrangères impliquées dans la crise en Syrie commencent peu à peu à se rendre à l’évidence : toute solution au conflit passe par le gouvernement syrien.

A propos Romain de Courcelles

militant communiste courcellois a/conseiller communal proche du PTB
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