En ce 08 mars 2017: Les femmes, il y a plus de 50 ans, …  » travail gal, salaire gal »,…

Il y a 50 ans, la grve des femmes de la FN Herstal : Nous, les femmes, on a refus

Sur cette photo emblmatique, on voit Lucie Henrard, un des femmes-machines, meneuse de la grve. On a longtemps cru qu’il s’agissait de Charlotte Hauglustaine (FGTB), prsidente du Comit de grve de la FN, mais, en janvier 2016, la vrit a t rtablie grce au journal La Meuse. (Photo archivesdutravail.org)

Herstal

14 Fvrier 2016

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Industrie de l’armementHistoireFemmes

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Quentin Vanbaelen

En 2015, en Belgique, les femmes gagnent en moyenne 22 % de moins que les hommes. Il y a 50 ans, Herstal, quelque 3000 ouvrires ont lanc lune des plus importantes grves de lhistoire du pays sous le slogan travail gal, salaire gal .

Le 16 fvrier 1966, les travailleuses de la FN dHerstal se lanaient dans un mouvement de grve qui allait durer douze semaines. Elles allaient marquer lhistoire du mouvement ouvrier belge, mais aussi celle du mouvement fministe.

Une galit loin dtre acquise

En thorie, lgalit salariale tait cense tre acquise. Le Trait de Rome, adopt en 1957 par les pays fondateurs de la future Union europenne (Allemagne, France, Italie, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas), demandait aux pays signataires de linstaurer dans un dlai de 5 ans. Cependant, si le principe avait t concd par les gouvernements et le patronat, la pratique se rvlait encore bel et bien ingalitaire. En Belgique, o les ngociations salariales relvent des secteurs professionnels, une convention signe en 1962 pour le secteur des fabrications mtalliques avait ramen en 1965 lcart 85 %. Et encore, ce chiffre ne tient pas compte du fait que des mtiers ou fonctions occupes majoritairement par des femmes sont moins valorises.

Le 8 novembre 1965, de nouvelles ngociations souvrent. Les discussions sont rudes : les patrons freinent tant quils peuvent. Le 18 fvrier 1966, un projet daccord est conclu. Il ne comble pas le trou, mais prvoit de porter les salaires des femmes entre 90 et 96,6 % de ceux des hommes dans les trois classes de salaires les plus basses, dans lesquelles les femmes sont cantonnes.

Pourtant, mme si le projet est conclu par les partenaires sociaux, il est trop tard pour viter la colre des ouvrires. Lorsque le projet est sign, les travailleuses de la FN en sont dj deux jours de grve.

5 francs pour les femmes-machines

La direction de la FN voulait attendre la conclusion dun accord national avant de lancer les ngociations au sein de lentreprise, qui possde sa propre chelle barmique. Mais les ouvriers, et surtout les ouvrires, suivent de prs lvolution de la situation. En janvier 1966, des assembles syndicales ont lieu rgulirement pour informer les travailleurs de lavance des ngociations et de labsence de celles-ci la FN.

Les ouvrires en ont marre de subir linjustice et ne veulent plus attendre. Le 9 fvrier, elles dbrayent spontanment. Les dlgus leur demandent de reprendre le travail et sengagent mettre la pression sur la direction pour lancer les ngociations internes. Une semaine plus tard, le 16 fvrier, face un refus persistant de la direction, 3000 ouvrires se mettent en grve. Elles quittent lusine et manifestent dans les rues dHerstal, au rythme du tube de Henri Salvador Le travail cest la sant, dont elles ont rcrit les paroles : Le travail cest la sant, mais pour cela il faut tre pay.

Le travail de celles quon a baptises les femmes-machines est dur : Les machines sont vtustes, sur 4000 machines, 2800 datent davant-guerre, les poulies, les courroies de transmission apparentes, le bruit infernal, la salet, labsence de douche, rien quun seau deau froide attach leur chaise , se souvient Annie Massay, permanente Setca lpoque, qui a activement soutenu la grve.

Quant au salaire, les ouvriers hommes les moins qualifis commencent avec un salaire de classe 4, alors que les femmes nont accs quaux classes 1 3. En outre, il leur est impossible de progresser, puisquelles sont exclues de toute possibilit de formation interne et donc de promotion. Concrtement, lpoque, les graveurs gagnent 69,50 francs et les graveuses, 65 francs. Les rviseuses gagnent en moyenne 32 francs, les rviseurs, 43 francs. Les emballeuses touchent 32,49 francs, les emballeurs, 43,87 francs ; les manuvres masculins, 39,75 francs, les femmes-machines, 36,49 francs et les hommes spcialiss aux machines, 50,77 francs. 1

Cest pourquoi, lissue de la premire assemble gnrale, qui a lieu le 17 fvrier dans la salle La Ruche, la maison du peuple dHerstal, les femmes se mettent daccord sur une revendication daugmentations jusqu 5 francs de lheure.

Or le projet daccord conclu le 18 fvrier par les partenaires sociaux dans le secteur du mtal ne prvoit quun franc daugmentation horaire pour les femmes. Pas de quoi remettre les grvistes au travail, loin de l.

Coll. Carhif, Bruxelles.

Les femmes lavant-garde

Convaincre les permanents syndicaux de soutenir la grve aura t une victoire en soi. En effet, dans le mouvement progressiste lui-mme, il y a encore beaucoup de travail pour raliser lgalit. Ainsi, la FN, si les femmes reprsentent 30 % de la main-duvre, elles ne sont que 6,5 % des dlgues FGTB et 9 % la CSC.

Les responsables syndicaux, bien que daccord avec lgalit en principe, craignaient en loccurrence que la mise en avant de problmes qui ntaient que ceux des femmes, divist lunit ouvrire .2

Cependant, face la dtermination des ouvrires, les permanents dcident de soutenir la grve et, lors de la deuxime assemble gnrale, le 21 fvrier, les syndicats confirment que la grve est soutenue et que les grvistes seront indemnises. Les responsables dfendront aussi les grvistes face aux attaques de lestablishment. Et celles-ci sont dures.

Dabord, il y a le silence. Il a ainsi fallu plus dun mois pour quun premier reportage tlvis soit ralis sur la grve. Et, si la radio et plusieurs journaux en parlent, ce nest pas toujours positivement. Seuls Le Drapeau rouge, quotidien du Parti communiste, et dautres journaux progressistes rapportent rellement les vnements et soutiennent les grvistes.

Ensuite, il y a le sexisme. Le salaire des femmes tait encore souvent considr comme un revenu dappoint pour les familles, o ctait lhomme qui devait ramener largent. Le patronat jouait autant que possible l-dessus pour rduire les cots de la main duvre. De mme, les patrons se plaignaient du taux important dabsentisme chez les femmes. Ce quoi la dlgue CSC Jenny Magne rpondit dans un article le 2 avril : Pourquoi cet absentisme ?… Pour cause de mauvaises conditions de travail, le travail des femmes-machines est trs dur () Elles tournent entre 4,5 ou 6 machines pendant 9 heures (). Elles rptent longueur de journe, les mmes gestes dans lhuile () Elles sont comme des robots. Le patron se plaint de labsentisme des femmes. Que fait-il pour le rduire ? Augmenter les productions sans cesse ! Je voudrais lui donner un conseil : quil cre des crches et des garderies pour les enfants des femmes qui travaillent la FN car elles ne sabsentent pas toujours pour elles. 3

Enfin, il y a les arguments classiques pour tenter disoler les grvistes des autres travailleurs et de la population. Les travailleuses de la FN ntaient pas les ouvrires les moins bien loties, et elles ont donc t taxes de privilgies . Et le nouveau gouvernement, en place depuis la mi-mars et compos de sociaux-chrtiens et de libraux, plaidait avec le patronat pour la fin de la grve sous prtexte quelle tait dommageable pour la rgion ligeoise, voire pour lentreprise mme. Et ce, bien que la FN connaisse une croissance et que les actionnaires naient pas se plaindre.

Solidarit internationale

Le 28 fvrier, un comit de grve officiel est constitu. Il fait suite la cration dun comit daction une semaine avant, mais est cette fois davantage li aux syndicats. Le comit, compos de 29 grvistes, nomme Charlotte Hauglustaine (FGTB), prsidente, et Rita Jeusette (CSC), secrtaire. Ce comit aura un rle important dans lorganisation de la solidarit avec les grvistes.

Dbut mars, aprs deux bonnes semaines de grve, la situation devient de plus en plus difficile. la fin de la grve, 5 000 hommes seront au chmage technique, dans limpossibilit de travailler tant les fonctions des femmes sont indispensables.

Pour beaucoup, la grve constitue une grande perte financire. Beaucoup de couples travaillent la FN, et certains voient leurs revenus diminuer fortement pendant la dure de la grve, dautant que la direction refuse aux ouvriers en chmage technique une indemnisation complmentaire. Une manire de monter les hommes contre les grvistes, qui ne marche pas : une ptition circule ainsi parmi les ouvriers pour exprimer leur solidarit envers les femmes.

La solidarit concrte sorganise donc. Les journaux progressistes participent aux campagnes de soutien, et le comit de grve se charge de rpartir les dons. Ceux-ci proviennent mme de ltranger : des syndicats et mouvements de femmes en France et aux Pays-Bas, notamment, apportent leur soutien aux femmes de la FN. 34 000 francs belges sont ainsi envoys par la CGT franaise.

Tche dhuile

Au fil des semaines, les ngociations continuent sans progresser. Les propositions de la direction et du conciliateur social sont toujours en-dessous des revendications.

la mi-mars, la grve fait tache dhuile. Le 11 mars, les travailleuses des ateliers Jaspar-Westinghouse Awans-Bierset obtiennent une victoire avec une augmentation de salaire. Le 14, les ouvrires des ACEC de Herstal partent en grve, laquelle stendra aux ateliers de Charleroi le 12 avril. Le 22 mars, ce sont celles des Ateliers Schrder dAns qui suivront le mouvement.

La direction, voyant la mobilisation grandir, crit une lettre chaque grviste, qui sera rpercute dans Le Soir sous le titre La FN de Herstal va-t-elle devoir fermer ses portes ? Un appel pressant du patronat aux grvistes . Lobjectif est clair : faire peur et pousser les ouvrires reprendre le travail. Mais rien ny fait, et la grve se poursuit.

Le 7 avril, une premire manifestation a lieu Herstal. Elle rassemble les travailleuses de la FN, des ACEC et des Ateliers Schrder. Les organisations syndicales lancent alors, le 16 avril, un appel manifester dans les rues de Lige le 25 avril, en invitant toutes les organisations qui soutiennent les grvistes participer. Cr dans la foule de lappel manifester, le comit travail gal, salaire gal , deviendra lun des points dappui des grvistes (voir lencadr).

Face la pression de lannonce de la manifestation, les ngociations sacclrent. Dautant que les grvistes des ACEC obtiennent victoire avec une augmentation de 2 francs ainsi que la promesse dune rvision des classifications.

Le 25 avril est une russite : plus de 5 000 personnes parcourent les rues de Lige sous le slogan travail gal, salaire gal . Des dlgations de plusieurs organisations fministes, des syndicalistes de tout le pays, ainsi que dautres pays dEurope sont prsentes. Les travailleuses des ACEC, des banques et de grands magasins ont arrt le travail le temps de la manifestation, par solidarit. Dans toute lEurope, les mdias ont parl de la grve des femmes Herstal et le 1er Mai est ft sous le signe de lgalit salariale.

Photo archivesdutravail.org

Les femmes taient davantage conscientes de leurs droits

Finalement, le 4 mai, syndicats et direction concluent un accord. Celui-ci est approuv lors de lassemble du 5 mai par 1320 voix pour, 205 contre et 20 bulletins nuls. Les travailleuses ont la garantie dune augmentation horaire de 2 francs ds la reprise et de 0,75 francs au 1er janvier 1967. Une commission pour lgalisation des salaires sera galement mise sur pied. Les grvistes de la FN nont pas obtenu les 5 francs demands, lgalit nest pas acquise et, dans laccord, la direction a russi imposer la lutte contre labsentisme fminin.

Cest pourtant bel et bien une victoire. Dabord, il y a une augmentation qui est plus de deux fois plus importante que ce qui avait t concd dans laccord national. La grve a aussi pouss la tenue dune Commission sociale du Parlement europen sur la non-observation par les pays membres de lgalit salariale prvue par le Trait de Rome, ainsi quun arrt royal en 1967 qui prne lgalit entre hommes et femmes.

Aprs la grve, on a eu quelques amnagements au niveau de lhygine, mais les femmes taient surtout davantage conscientes de leurs droits , expliquait Rita Jeusette.4 Les ouvrires de la FN mneront ainsi une nouvelle grve importante en 1974, qui permettra une vritable amlioration des conditions dhygine, de travail, et ouvrira aux femmes 60 postes qui leur taient jusqualors inaccessibles.

Mais lenjeu tait plus large. Les grvistes ont inspir dautres femmes en Belgique et en Europe, et ont permis une volution importante dans le mouvement syndical. Tant la FGTB que la CSC publieront respectivement en 1967 et 1968 des documents et positions sur les droits des femmes au travail. lpoque, jtais la seule permanente femme de la FGTB en Belgique, explique Annie Massay. Depuis, les choses ont bien chang. Dans la foule de la grve de la FN, les femmes syndicalistes ont obtenu la modification des statuts de manire assurer la prsence de nombreuses femmes dans les organes de dcision.

Les grvistes ont galement lutt contre les conceptions propos du travail des femmes, en revendiquant un salaire part entire, qui leur permette de vivre et dtre indpendantes. De mme, les grvistes obtiendront la cration de la crche communale dHerstal. La combinaison des revendications salariales et dordre socio-conomique se sont, au fil de la lutte, combines celles touchant plus largement les droits et la place des femmes dans la socit.

La grve des femmes de la FN a ainsi ouvert la voie la seconde vague de fminisme. Ce que les femmes ont surtout obtenu, cest la prise en compte des problmes de la vie prive dans les positions et les revendications syndicales : crches, prise en compte des familles monoparentales, contraception, avortement, approche non discriminatoire de lducation des filles , analyse Annie Massay.

Aussi, lorsque les ouvrires reprennent le travail, le 10 mai 1966, elles entrent la tte haute dans lusine, en chantant une dernire fois leur chant de lutte. Elles avaient crit lhistoire, apport une pierre essentielle ldifice de la lutte (des) ouvrire(s), et contribu paver le long et encore inachev chemin vers lgalit.

1. Marie-Thrse Coenen, La grve des femmes de la FN en 1966, 1991, Pol-His (CRISP) 2. Michel Copp, Les travailleurs aussi fabriquent lhistoire de la FN, 1989, Fondation Andr Renard et Fdration syndicale des mtallurgistes de la province de Lige 3. Cit dans Marie-Thrse Coenen, ibid. 4. Cit dans Marie-Thrse Coenen, ibid.

Photo archivesdutravail.org

Le comit travail gal, salaire gal

Fond le 21 avril 1966 Bruxelles, le comit travail gal, salaire gal est le fruit de la mobilisation des ouvrires de la FN. Son premier but est de les soutenir, et notamment de faire de la manifestation du 25 avril une russite. Mais le comit, dans lequel on retrouve des personnalits des mouvements fminins ouvriers, socialistes et communistes, perdurera.

Son rle devient alors plus gnral, et il fait le lien entre les revendications directes des ouvrires et la question plus gnrale de la place des femmes. Le comit sera notamment actif la fin des annes 1960 et dbut des annes 1970 dans la lutte pour la contraception et lavortement.

La chanson des grvistes

Photo Fondation Leon Desarcy

Le travail cest la sant
Rien faire cest la conserver
Les prisonniers du boulot
Font pas de vieux os

Les dlgus ont demand
La direction a refus
Mais nous les femmes, il faut marcher
Pour faire trotter nos dlgus

Le travail cest la sant
Pour a faut tre augments
Sils refusent de nous donner
Faut pas travailler

La direction a propos
Cinquante centimes aux dlgus
Mais nous les femmes on a rfus
On ndemande pas la charit

Le travail cest la sant
Pour a faut tre augments
Les centimes cest pas assez
Pour se faire crever

chanter sur lair de Le travail cest la sant dHenri Salvador, parue en 1965.

Des vnements

Dans le cadre des 50 ans de la grve des femmes de la FN, Marianne, le mouvement de femmes du PTB, organise une CommmorAction le 20 fvrier prochain.
Au programme : une balade dans Herstal sur les traces de la grve, la projection dun documentaire, des tmoignages danciennes ouvrires ainsi que dAnnie Massay, permanente syndicale implique dans le combat lpoque, ainsi que des rencontres syndicales et sur la proposition du PTB de semaine des 30 heures.
Rendez-vous 10h Mdecine pour le Peuple Herstal, av. Francisco Ferrer 26, 4040 Herstal.

La FGTB et la CSC de Lige organisent, du 15 fvrier au 26 mars, une exposition en collaboration avec lIHOES et le Carhop : Femmes en colre. Leur combat dhier et daujourdhui pour demain. Elle aura lieu dans les anciens btiments Pr-Madame, Herstal. Plus dinfos sur femmesencolere.be.

Lingalit persiste, notamment cause des strotypes de genre

50 ans aprs la grve, lcart salarial entre hommes et femmes reste prsent en Belgique. Pour Maartje De Vries, prsidente de Marianne, le mouvement de femmes du PTB, le combat fministe continue aujourdhui, dans la ligne de celui men par les grvistes de la FN.

Aujourdhui, 50 ans plus tard, cest avec fiert que nous nous rappelons la lutte historique mene par les travailleuses de la FN en 1966. Le but ? Un salaire gal pour un travail gal. Et, bien que laugmentation de 5 francs horaires demande nait pas t acquise, il sagit dune victoire. La grve des femmes de la FN est dune importance capitale pour notre histoire sociale, pour le fminisme en Belgique et pour lintgration des femmes et de leurs revendications dans les syndicats.

Aujourdhui, lcart salarial reste de 22 %. Lingalit persiste sur le march du travail. Les femmes travaillent en moyenne moins temps plein que les hommes, ce qui explique en partie lcart salarial. Beaucoup travaillent dans des secteurs majoritairement fminins, avec des bas salaires et peu demplois temps plein ; dautres soccupent de la famille et des proches, et le strotype qui veut que les femmes soccupent des soins et de lentretien du mnage les maintient dans cette situation. Concilier famille et travail temps plein est donc souvent infaisable et, pour beaucoup, la seule solution est de travailler moins pour moins dargent. Or cela implique que non seulement elles gagnent moins que les hommes, mais cotisent moins pour leur pension, ce qui les rend plus susceptibles de tomber dans la pauvret plus tard dans leur vie. Tout cela est encore empir par les mesures du gouvernement, qui coupe dans laccueil de lenfance et qui diminue lallocation de revenus garantis, par exemple.

Une autre politique est ncessaire pour en finir avec lcart salarial, une politique qui redistribue la collectivit lnorme richesse produite. Une politique qui investit dans des services publics forts, prend ses responsabilits en matire de soins, qui donne de loxygne aux gens, en assurant des emplois de qualit pour lesquels on ne se tue pas la tche. Ceci est possible avec la semaine des 30 heures. La diminution collective du temps de travail avec maintien de salaire constitue une cl pour combler cet cart entre les salaires des hommes et des femmes.

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A propos Romain de Courcelles

militant communiste courcellois a/conseiller communal proche du PTB
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